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Politique de la ville

Politique de la ville : les habitants veulent être traités « d’égal à égal »

Publié le 03/07/2019 • Par Louis Gohin • dans : France

pas sans nous
@pas_sansnous
La coordination nationale « Pas sans nous » alerte collectivités et État sur la « dépolitisation » des habitants. Selon les responsables, les collectifs doivent avoir plus de pouvoir d’agir pour éviter une « rupture de la cohésion sociale ».

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Solidarité, discriminations, logement… pour faire avancer les politiques locales, la « coordination citoyenne Pas sans nous » ne manque pas d’idées. Réunissant des représentants associatifs et des citoyens, cet acteur incontournable des quartiers, qui se revendique porte-voix des habitants des quartiers prioritaires, a réuni ses troupes les 29 et 30 juin à Roubaix pour échanger sur les moyens de participer au politique dans une collaboration plus efficace avec les collectivités et l’État..

 « Les collectivités ont intérêt à ce que les habitants puissent s’exprimer »

Une prise de parole qui intervient quelques semaines après le premier bilan de la feuille de route gouvernementale par le ministre de la ville, Julien Denormandie.

Mais pour les responsables de la coordination citoyenne, tout reste à faire. Les militants demandent des changements structurels pour financer des micro-projets indépendamment des collectivités, tout en critiquant l’action des grandes associations dans les quartiers ou encore certaines mesures récentes comme l’instauration de maisons de service au public (MSAP).

Surtout, ils souhaitent s’imposer dans les rapports avec la puissance publique, pour se faire entendre au niveau local. « Nous ne sommes pas là pour demander aux collectivités de porter des sujets ; nous sommes aussi des acteurs », revendique Mohamed Mechmache, président de la coordination.

Après une conférence sur la participation citoyenne, la sociologue Marie-Hélène Bacqué, co-auteure du rapport Bacqué-Mechmache de 2013 sur la participation des habitants, renchérit : « Les élus se plaignent que les habitants ne soient pas mobilisés, mais il faut pour cela leur laisser une marge de manœuvre. Les collectivités ont intérêt à ce que l’intelligence des habitants puisse s’exprimer. »

 « Créer un espace de dialogue entre habitants et pouvoirs publics »

 Entre deux conférences, les participants débattent sur l’école, la parité, les violences policières… « Sur tous ces sujets, nous voulons discuter d’égal à égal avec les collectivités, déclare Mohamed Mechmache. « Il faut pour cela donner aux tables de quartier les moyens de se structurer et de se généraliser, ajoute Burhan Aliti, délégué de Pas sans nous Indre-et-Loire. C’est un outil peu coûteux qui crée un espace de dialogue et de confiance entre habitants et pouvoirs publics. »

L’enjeu : éviter que les habitants des quartiers ne rejettent le politique. « Si les politiques actuelles continuent, nous allons vers une rupture de la cohésion sociale, alerte Christian Lazaoui, président de l’association Roubaix sport et culture. Les pouvoirs publics ont déjà abandonné certains quartiers : s’il n’y a même plus d’association pour faire le lien avec les habitants, nous prévoyons des lendemains très difficiles. Les inégalités continuent à se creuser et les tensions risquent de devenir beaucoup plus importantes. »

Anticiper les situations explosives

Dans les discussions revient souvent la suppression des emplois aidés qui a fait disparaître ou se réduire plusieurs associations. « Les associations ne font pas de bruit en fermant, poursuit Christian Lazaoui. Mais dans trois ou quatre ans, nous verrons clairement les conséquences réelles de ces pertes de  postes. Le système aide de moins en moins les jeunes qui sortent du système scolaire, qui ont déjà très peu de perspectives. »

« Les services municipaux sont habitués aux voitures qui brûlent, ajoute-t-il, ils interviennent rapidement et efficacement. Mais ce n’est rien comparé à ce qui va arriver. Il est même étonnant que ça n’ait pas encore explosé. Nos politiques, surtout au niveau national, sont très loin de la réalité. Cela frise l’inconscience, les conséquences peuvent être terribles. »

Rabah Mezine, administrateur de l’association ANRJ de Roubaix et vice-président de Pas sans nous, renchérit : « Les millions qu’on n’investit pas aujourd’hui, la collectivité devra y remédier par milliards dans dix ans. Supprimer ces postes, c’est priver les habitants de services et fermer des lieux de sociabilité, déjà très rares dans certains quartiers. C’est dévastateur. »

L’appel de Roubaix : « Pas sans nous » appelle l’État à prendre « ses responsabilités »

Dans sa tribune parue au lendemain de l’Université des quartiers populaires, la coordination citoyenne revendique davantage de pouvoir d’agir pour les habitants. « Pas sans nous » dénonce la politique des gouvernements successifs en matière de participation citoyenne. Selon ce plaidoyer, l' »accumulation » des « dispositifs » mis en place a servi « de paravent à un pouvoir de moins en moins démocratique », tout en rappelant le rôle novateur des tables de quartier (lieux de débat et d’action indépendants des pouvoirs publics) : « l’égalité ne se donne pas, elle se conquiert ». Discriminations, emploi, rénovation urbaine… l’objectif annoncé est de mieux prendre en compte la voix et les intérêts des citoyens.

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