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Déchets

Emballages : le retour de la consigne est-il une si bonne idée ?

Publié le 26/06/2019 • Par Clément Cygler • dans : A la une, actus experts technique, France

Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, teste la consigne dans un supermarché en Allemagne, où le dispositif est déjà en place.
Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, teste la consigne dans un supermarché en Allemagne, où le dispositif est déjà en place. @BrunePoirson
Comment améliorer le recyclage des emballages plastiques et aluminium ? La solution réside peut-être dans la consigne qui est aujourd’hui poussée par le gouvernement. Mais si tous les acteurs de la filières sont conscients de la nécessité d’optimiser la collecte et le tri, le sujet de la consigne fait de nombreux désaccords, notamment au sein des collectivités et des entreprises du recyclage.

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Avec en moyenne un taux de recyclage de 58 % pour les bouteilles en plastique et 44 % pour l’aluminium, le système de collecte et de tri des déchets en France « est à la traine », estime Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire. Pour améliorer ces taux et tenter notamment de répondre à l’objectif européen de 90 % de collecte des bouteilles plastiques en 2029 (fixé par la directive européenne sur les plastiques jetables), le gouvernement souhaite instaurer une consigne sur certains emballages usagers, et ce, rapidement.

Un premier comité de pilotage

Un comité de pilotage, rassemblant des élus, des représentants des fabricants de produits, des industriels du secteur et des associations, a été constitué et s’est ainsi réuni pour la première fois le 19 juin à Strasbourg, afin de « définir les conditions de mise en œuvre de la consigne sur les emballages en France ». Après échanges et concertations ces prochains mois, ce comité dont la coprésidence est assuré par Jacques Vernier, président du comité des filières REP, devrait rendre mi-septembre ses premières recommandations sur de nombreux volets encore flous : les emballages et matériaux concernés, le dispositif de collecte, le mécanisme de compensation pour le consommateur,  les investissements nécessaires … Pour l’instant, rien n’a été clairement défini, même si  les  bouteilles en plastique PET semblent être la cible première.

Le premier comité de pilotage s'est tenu le 19 juin à Strasbourg.

Le premier comité de pilotage s’est tenu le 19 juin à Strasbourg.

Opposition et scepticisme

Si ce projet de retour à la consigne est plébiscité par les producteurs de boissons qui pourraient  récupérer une ressource directement et à moindre coût, de nombreux acteurs publics et privés, comme Amorce, l’Association des maires de France (AMF), le Centre national du recyclage (CNR) ou encore la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) se sont montrés beaucoup plus sceptiques, voire totalement opposés. « Pourquoi se focaliser sur la bouteille en PET qui est pourtant le produit le mieux recyclé ? D’autant plus que ce système de consigne risque d’ébranler le modèle actuel de tri des collectivités », juge Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce. Même son de cloche du côté du Centre national du Recyclage (CNR) qui voit surtout en la consigne une concurrence à la filière classique et ses poubelles jaunes. « La consigne ne répond pas aux questions posées par la collecte des plastiques et pourrait même en desservir la cause, en captant un flux de matières intéressant financièrement pour la collectivité », estime Jean-Patrick Masson, président du CNR.

Un impact financier pour les collectivités

Si la consigne se déploie sur le plastique et l’aluminium, les centres de tri risquent de voir leurs recettes issues de la vente de ces matières fortement diminuer, posant le problème de leur viabilité économique, alors même que certaines collectivités et recycleurs ont massivement investi pour moderniser ces centres.

La secrétaire d’Etat à la Transition écologique a émis l’idée d’une compensation pour éviter de pénaliser les collectivités performantes (taux de collecte de l’ordre de 80%). Qu’en est-il également du financement de la consigne, qui récompense les personnes qui ramènent ces emballages ? « La consigne est une mesure qui va coûter, suivant le dimensionnement du dispositif, entre 200 et 300 millions d’euros de pouvoir d’achat aux Français et entre 200 et 300 millions de recettes en moins pour les collectivités », a ainsi martelé Jean-Luc Petithuguenin, vice-président de Federec, lors d’une conférence de presse organisée lundi 24 juin.

Un nouveau mode de tri simplifié

De leur côté, les entreprises du recyclage estiment que l’atteinte des objectifs européens et nationaux nécessite avant tout une refonte et une simplification du tri à la source, en séparant notamment les déchets humides (biodéchets et déchets sales) et les déchets secs, à l’image de ce qui est expérimenté à Châteauroux (Indre). « Cela permettrait de capter 100 % des emballages et plastiques ménagers dans un bac jaune unique, destiné au centre de tri, d’optimiser les coûts grâce à des volumes plus importants transportés, et aussi de développer l’emploi local en investissant sur le territoire », a indiqué Jean-Philippe Carpentier, président de Federec, qui milite également pour le lancement d’un grand plan national d’investissement pour améliorer la collecte en s’inspirant de ce nouveau modèle sur l’urbain dense et le hors-foyer (i.e. les déchets d’emballages ménagers collectés et triés issus de la consommation hors foyer). Et sur ce dernier champ du hors foyer, où le volume de déchets ne cesse de progresser, « la consigne pourrait être pertinente si elle est appliquée sur des secteurs comme la restauration rapide et la vente à emporter », tempère Jean-Patrick Masson.

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