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Environnement

Canicule : les villes contre-attaquent

Publié le 24/06/2019 • Par Maëlle Bénisty • dans : France

canicule France
Météo France
A partir de lundi 24 juin, une vague de chaleur inédite s’installe sur la majeure partie du pays, pour six jours minimum. Face à cette canicule précoce, les villes peuvent agir pour accompagner, entre autres, les personnes vulnérables.

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Si l’on se souvient de l’été 2003 pour son épisode de canicule qui avait duré deux semaines, la vague de chaleur annoncée pour cette semaine fait déjà beaucoup parler d’elle. Depuis le dimanche 23 juin et pour environ six jours, des températures dépassant les 35 degrés sont attendues sur une grande partie de l’Hexagone.

Avec un pic de chaleur prévu de mercredi à vendredi, cet épisode de canicule précoce est particulièrement préoccupant pour les grandes villes comme Paris, Lyon ou encore Bordeaux. C’est pourquoi les communes mettent en place des mesures spécifiques pour agir face à une menace qui risque de devenir de plus en plus banale.

 Le rôle majeur des maires

Face à la canicule, les villes ne sont pas inactives. Sur son site, l’Association des Maires de France rappelle le « rôle du maire » en cas de déclenchement du plan national de canicule, créé après l’épisode meurtrier de 2003 (15.000 décès). Les consignes à suivre, tant au niveau national que local, sont répertoriées dans le « Plan national canicule 2017 » (PCN) et une  plateforme téléphonique d’information du public « Canicule Info Service » est également ouverte à partir de lundi matin.

Pour rappel, l’Etat a mis en place quatre niveaux d’alerte allant du niveau 1 (veille saisonnière) au niveau 4 (mobilisation maximale). Les mesures de préparation à la canicule sont enclenchées dès l’entrée d’un département au niveau d’alerte 2 et il s’agit alors pour les communes d’informer les populations et de se préparer en cas d’une montée d’alerte au niveau 3. Celui-ci est activé à l’initiative du préfet, lors d’un passage au niveau de « vigilance orange » indiqué par Météo-France notamment.

Dans ce cadre, un maire a l’obligation de tenir et de mettre à jour un registre nominatif de recensement des personnes fragiles et d’utiliser tous les moyens possibles de communication pour diffuser des recommandations à suivre. Il doit également recenser des lieux « froids » qui peuvent accueillir les personnes vulnérables et prêter une attention particulière à l’entretien du réseau d’eau potable et de points d’eau gratuits de sa commune.

A Paris, des mesures spécifiques sont prévues

Particulièrement touchée par la canicule, la Ville de Paris a annoncé, dimanche 23 juin, une série de mesures spécifiques dans le cadre du plan canicule de niveau 3, enclenché le même jour. La mairie rappelle aux personnes vulnérables qu’elles peuvent s’inscrire sur le fichier « Chalex », grâce auquel elles ont la possibilité d’être contactées par téléphone pour recevoir des conseils et communiquer sur leur état.

Pour les enfants, un kit canicule est distribué dans les écoles et les crèches, en plus d’une installation de ventilateurs et d’une distribution de gourdes. Les équipes de maraude seront renforcées pour aller au contact des personnes à la rue, à qui plus de 5000 gourdes doivent aussi être distribuées par la Ville.

Surtout, Paris encourage ses riverains à se rendre dans des « îlots de fraîcheur », reliés entre eux par des « parcours de fraîcheur ». Plus de 922 lieux de ce type sont recensés sur l’application EXTREMA PARIS et ils sont aussi bien permanents (jardins, équipements municipaux…) que temporaires (brumisateurs, ouvertures exceptionnelles de parcs…). A compter de lundi 24 juin, plusieurs parcs ouvriront leurs portes la nuit.

Concernant la pollution par les véhicules à Paris, un « nouveau dispositif » a aussi été annoncé, lundi 24 juin, par le ministre de la Transition énergétique François de Rugy. Sans donner trop de détails, il a évoqué une circulation différenciée mise en place plus rapidement et avec des « mesures plus restrictives » en cas de franchissement d’un seuil d’alerte caniculaire. Si la mesure s’avère efficace à Paris, elle pourra être élargie à d’autres villes, selon le ministre.

Lutter contre les « îlots de chaleur »

Si de tels épisodes de chaleur risquent de se multiplier, notamment à cause du réchauffement climatique, les villes doivent s’y préparer dès maintenant. « Au-delà de la gestion de l’urgence, il y a bien sûr une réflexion à mener sur les actions à mettre en place pour faire de la ville un acteur de la lutte contre les dérèglements climatiques », avance Patrick Nossent, président de Certivéa, un organisme de certification sur des enjeux liés à la ville durable.

Les principaux ennemis sont les « îlots de chaleur » urbains, qui se situent au centre des agglomérations. Amandine Crambres, ingénieure urbaniste à l’agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME) a rappelé sur France Inter qu’il pouvait y avoir une différence de 12 degrés entre le centre des villes et leurs périphéries. En cause notamment : le béton et l’imperméabilité des sols, ainsi que « la structuration même du paysage urbain » qui garde la chaleur.

Des solutions sont d’ores et déjà envisagées par certaines communes pour lutter contre l’effet « fournaise ». A Lyon, la Ville a commencé à dé-bétonniser certains sols, comme à Paris dans plusieurs cours d’écoles. Pour Amandine Crambres, la solution tient en une phrase : « Il faut redonner de la place à la nature et à l’eau dans les villes ».

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