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CONJONCTURE
Banque Postale : « Les élus ruraux sont à la manœuvre de l’investissement local »
Cédric Néau, Romain Gaspar | A la Une finances | Actu experts finances | Décryptages finances | France | Publié le 20/06/2019

Betty Marcerou, directrice générale de La Banque postale - collectivités locales et Luc-Alain Vervisch, directeur des études de la Banque Postale présentent un bilan 2018 de l’établissement bancaire encourageant et prennent le pouls de l’investissement local, porté principalement par les élus des petites villes et qui semble parti pour une année record.

Betty Marcerou et Luc-Alain Vervisch

Betty Marcerou , directrice générale de la Banque Postale-Collectivités locales et Luc-Alain Vervisch, directeur du service des études, reviennent sur l’année 2018, marquée par la reprise de l’investissement local, porté principalement par les maires des petites villes. Ils témoignent aussi des évolutions de comportements face à l’emprunt, nécessitant de la part de la Banque Postale des innovations, aussi bien dans les produits bancaires que dans les outils numériques.

L’année 2018 paraissait incertaine pour le marché de la dette. Qu’en a-t-il été finalement pour la Banque postale ?

Betty Marcerou  : Concernant notre activité auprès des administrations publiques locales, nous avons réalisé 7,16 Mds€ de prêts, dont 3,2 Mds€ pour les seules collectivités. Ce volume global se ventile en 3,6 Mds€ de prêts sur le moyen-long terme et 3,2 Mds€ sur le court terme. C’est en progression par rapport à l’an dernier (1) [1]. Les prêts sont à 90 % à taux fixes. On emprunte aujourd’hui à 15 ans à moins de 1 % et à 30 ans à moins de 1,5 %. Environ 80 % des maturités restent inférieures à 25 ans. Le marché varie finalement peu mais on remarque toutefois une vraie sensibilité sur la question des réseaux d’eaux, souvent construits dans les années 60 et qui requièrent aujourd’hui de gros investissements [2].

Luc-Alain Vervisch : La question de l’investissement sur ces réseaux devrait être encore plus marquée dans les années à venir avec la prise de compétence et le règlement de la question de la convergence des tarifs. Pour le moment c’est un vrai critère de blocage. Il y a aujourd’hui des prix extrêmement différents, de l’ordre de 1 à 4 ou 5, qu’il faudra lisser dans le temps. Or il y aura un vrai besoin d’investir dans les dix années à venir.

Constatez-vous une vraie reprise de l’investissement ?