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DOSSIER : Quand les services publics s’en vont
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/624769/a-erome-supprimer-la-caserne-de-pompiers-cest-comme-enlever-leglise-du-village/

[REPORTAGE] QUAND LE SERVICE PUBLIC S'EN VA (5/10)
A Erôme, supprimer la caserne de pompiers c’est comme « enlever l’église du village »
Mathilde Elie | Actu experts prévention sécurité | Dossiers d'actualité | Régions | Publié le 11/06/2019 | Mis à jour le 25/06/2019

« La Gazette » vous propose une série de reportages pour rendre compte de la réalité du recul des services publics. Cette semaine : direction Erôme. Dans cette petite commune drômoise, la caserne de pompiers a fermé ses portes le 1er novembre 2018 malgré la mobilisation des habitants. Ils craignent pour leur sécurité et regrettent la disparition d’une institution qui maintenait le lien social.

A 25 kilomètres au nord de Valence, Erôme. Un petit village drômois traversé par la RN7 et bordé par le Rhône. De l’autre côté du fleuve, c’est l’Ardèche. « Une véritable frontière », remarque Dominique Bois. Comme lui, plus de la moitié des habitants ont passé leur vie ici. « Parfois les enfants partent, mais c’est pour mieux revenir y installer leur famille. »

Du centre-bourg, on rejoint le plateau. C’est le quartier des Planards. Une centaine d’Eromains y vivent, entre les vignes et les abricotiers. Le calme règne et on surplombe la vallée. Au niveau du belvédère, la vue dégagée permet de repérer le bourg et son église. « Nous en avons restauré le clocher », souligne avec fierté le maire, Dominique Genin. L’élu, sans étiquette, arrive à la fin de son deuxième mandat, et « ce sera sans ...

CHIFFRES CLES

  • 800 hab. à Erôme (Drôme)
  • 1er novembre 2018 : le centre de secours départemental d’Erôme a fermé ses portes. Depuis, la municipalité et les habitants, réunis au sein d’une association, se mobilisent pour sa réouverture.
  • 6 415 casernes en 2017 contre 8 700 fin 2002. Cette diminution s’explique par une réorganisation des centres de secours menée par les Sdis depuis plusieurs années.

    Source : direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, ministère de l’Intérieur.


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