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RÉNOVATION URBAINE
Les organismes HLM repensent les activités des pieds d’immeubles
Clémence Villedieu | France | Innovations et Territoires | Publié le 13/06/2019 | Mis à jour le 12/06/2019

Les baux commerciaux font face à de nombreuses difficultés dans les quartiers concernés par le renouvellement urbain et sont l’objet d’un turn-over important. Les actions entreprises par les HLM visent à trouver des solutions d’occupation pour ne pas laisser ces locaux vides et réinstaller des commerces de proximité. Les organismes prospectent les porteurs de projets, financent la rénovation et l’aménagement des locaux et proposent des loyers minorés et progressifs.

 

Inauguré en septembre 2018, le centre d’affaires social et solidaire La Plateforme, installé sur 280 mètres carrés dans un immeuble de la Reynerie dans le quartier du Mirail à Toulouse (458 300 hab.), est aujourd’hui complet. « Dans cet immeuble, une transformation des logements en locaux commerciaux, soit 30 locaux sur 3 000 mètres carrés, a eu lieu lors du premier programme Anru  , mais il était devenu nécessaire de renouveler l’offre pour redonner de l’attractivité au quartier », explique Valérie Guiraud, directrice adjointe « projets urbains et projets stratégiques » chez Patrimoine SA Languedocienne.

Difficiles à commercialiser

Dans les quartiers Anru, la fragilité des rez-de-chaussée de commerce impose aux organismes de logement social (OLS) un travail minutieux. Difficiles à commercialiser, parfois inadaptés aux attentes des commerçants, vacants, ils ne trouvent pas toujours leur place dans un environnement peu propice. Le développement économique est l’un des objectifs de la deuxième génération des conventions Anru. Une chance à saisir pour donner aux OLS de nouveaux outils ? « Cette année, nous souhaitons encourager les bailleurs à profiter du NPNRU . Avec une vision d’ensemble sur le quartier et sur la ville, ils peuvent trouver des opportunités. Et si le commerce n’est pas toujours la solution, l’enjeu d’occupation demeure », assure Thierry Asselin, directeur des politiques urbaines et sociales à l’Union sociale pour l’habitat.

Loyers minorés et progressifs

« Historiquement ...

CHIFFRES CLES

  • 20 % de vacance commerciale en moyenne dans les 182 quartiers étudiés par l’Epareca. Cet état des lieux des quartiers d’intérêt national de l’Anru a recensé, en 2015, 741 polarités commerciales soit, en médiane, trois polarités par quartier et douze commerces, avec cependant de fortes disparités d’un territoire à l’autre.


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