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PRÉVENTION
« Radicalisons la prévention ! » : la minisérie à succès réalisée par des jeunes parisiens
Emilie Denètre | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 13/06/2019

L’association parisienne Espoir 18 a réalisé, avec des jeunes, des capsules vidéo proposant un discours alternatif à la radicalisation.

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[Paris 2,2 millions d’hab.] « T’es pas Charlie ! », « Médias et politiques… tous les mêmes », « Les revenant(e)s »… Voici quelques-uns des dix titres de la minisérie vidéo créée par de jeunes Parisiens sur les questions liées à la radicalisation violente. Ce travail – récompensé par le Prix prévention de la délinquance 2019 du Forum français de la sécurité urbaine – a été initié par l’association Espoir 18, une structure qui œuvre dans les 18et 19arrondissements parisiens depuis plus de vingt ans. Un projet soutenu financièrement par l’Etat et la ville de Paris, entre autres.

Citoyenneté

« Depuis quelques années, nous nous interrogions sur une frange de notre public très revendicative, tenant des propos antipoliciers, anti-République et très complotistes, explique Jérôme Disle, directeur général d’Espoir 18. Evidemment, comme beaucoup d’acteurs du social, nous nous sommes pris une grosse claque avec les attentats de 2015, et nous nous sommes rendu compte qu’il fallait muscler notre réponse car les questionnements, voire les silences, de certains jeunes nous inquiétaient. »

De là est né ce projet de capsules vidéo, dont le titre exact est « Radicalisons la prévention, capsules vidéo de discours alternatifs sur la radicalisation ». Un détail qui n’en est pas un, puisque Jérôme Disle tient à cette « transparence » vis-à-vis des jeunes : « Nous avons choisi d’aborder ce sujet frontalement et de ne pas recourir à des thèmes voisins comme la citoyenneté. Les jeunes ne sont pas idiots, ils savent que nous avons eu des financements sur un travail lié à la radicalisation, mais c’est notre implantation de longue date sur le territoire et la confiance que nous avons su tisser qui nous ont aussi permis d’avancer de cette manière. » Le projet a touché 80 jeunes de 18 à 25 ans, dont 25 ont été présents sur la totalité du programme. L’association a fait le choix du temps long – le projet a duré dix-huit mois, en 2017 et 2018 (lire ci-dessous [1]). Une première phase de sensibilisation a permis aux équipes de l’association de

REFERENCES


CHIFFRES CLES

  • Financement : soutien de l’Etat (fonds et comité interministériels de prévention de la délinquance et de la radicalisation), de la ville de Paris, du département et de la CAF.


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