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Politique de la ville

« L’intercommunalité est le bon échelon pour piloter la politique de la ville »

Publié le 07/06/2019 • Par Mathilde Elie • dans : France

Terlez Anne - presse
Agglomeration Seine-Eure
Près d’un an après la signature du pacte de Dijon par le Premier ministre, les intercommunalités reconnaissent des avancées dans la coopération avec l’Etat. Mais pour Anne Terlez, vice-présidente de l’agglomération Seine-Eure, la réussite de cette politique doit passer par une intensification des actions et une harmonisation des méthodes de travail.

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Comment les intercommunalités traduisent-elles sur le terrain leur engagement en faveur des quartiers prioritaires ? Près d’un an après la signature du Pacte de Dijon par le Premier ministre Edouard Philippe, et avant le grand rendez-vous donné le 13 juin par le ministre du Logement et de la Ville Julien Denormandie aux acteurs de la politique de la ville, nous avons fait le point avec Anne Terlez, vice-présidente de l’agglomération Seine-Eure, très impliquée dans la mise en oeuvre de ce pacte.

Un an après sa signature, quel bilan tirez-vous du pacte de Dijon ?

Selon moi le bilan est plutôt positif. Une grande partie des intercommunalités signataires et les services de l’Etat sont en ordre de marche.

Mais cela prend du temps car le pacte de Dijon entraîne un changement de paradigme, une nouvelle manière de penser les relations entre les collectivités et l’Etat. Il faut que tout le monde s’imprègne de cette culture commune. Je pense qu’il y a encore à faire sur la méthode. C’est le cas notamment avec les appels à manifestation d’intérêt national qui peuvent remettre en cause les dispositifs locaux déjà mis en place.

De plus, il faut prendre en compte la diversité des territoires. Il y a autant de contrats de ville que de mises en œuvre différentes.

Ce pacte de Dijon entérine la montée en puissance des intercommunalités sur le pilotage de la politique de la ville. Concrètement, comment cela fonctionne à l’échelle locale ?

Là encore il y a des disparités en fonction des territoires. En Ile-de-France par exemple où la culture de l’intercommunalité est récente, où l’on a des villes avec de très grands quartiers, cela peut être compliqué.

Mais je pense que l’intercommunalité est le bon échelon pour piloter la politique de la ville car cela permet d’avoir un effet de levier sur les grandes compétences de cette collectivité que sont le développement économique et l’emploi.

De plus, la nouvelle définition de la géographie prioritaire intègre beaucoup de territoires ruraux. Là, si on ne travaille pas à l’échelon intercommunal, les maires n’auront pas les moyens de mettre en œuvre une véritable politique de la ville. Je dis souvent que l’intercommunalité est aux communes ce que l’Union européenne est aux états membres. Les communes sont renforcées par l’intercommunalité.

Comment le pacte de Dijon s’est-il traduit dans votre collectivité ?

En Seine-Eure – 73 856 habitants et 43 communes – nous cherchons à identifier les secteurs sur lesquels on peut travailler davantage avec les services de l’Etat.

Nous avons de nombreux projets comme l’ouverture d’un garage solidaire, une régie de quartier, la constitution d’un axe urbain intégré pour répondre aux questions de mobilité et de transport, une plateforme de la mobilité géographique et psychologique, ou encore un système souple de garde d’enfant en partenariat avec la Caisse des allocations familiales pour permettre aux femmes, notamment dans les familles monoparentales, de se rendre très rapidement disponibles pour un entretien ou une mission d’intérim…

Certaines de ces mesures entrent dans les contrats de ville, d’autres sont mises en place dans le cadre du pacte de Dijon.

Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Coté collectivité, l’une des difficultés est de remobiliser les élus et les agents. Ils sont essoufflés par tous les grands documents stratégiques (Plan local d’urbanisme intercommunal, Plan climat-air-énergie territorial…), et les fusions récentes. Tout cela est très chronophage. De plus, certaines intercommunalités sont à peine stabilisées.

Mais le principal obstacle reste la méthode. Cela concerne aussi bien nos collectivités que les services de l’Etat. Il faut arrêter de penser en silo et apprendre à travailler en transversalité. Pour cela nous avons besoin de la fonction interministérielle qui permet que tous les leviers soient utilisés pour arriver à nos fins.

Il y a beaucoup de choses à faire, notamment avec l’Education nationale. Nous faisons partie du programme « Territoires d’industries ». Nous avons beaucoup d’entreprises, et donc beaucoup d’emplois. Pourtant, cela profite peu aux habitants de nos communes et à ceux des quartiers prioritaires qui ont une vision parcellaire, voire inexistante, des postes qui se trouvent près de chez eux. De leur côté, les entreprises ont du mal à embaucher car les formations de nos habitants ne correspondent pas aux besoins.

Pour remédier à cela, et venir dans le même temps en aide aux jeunes qui ont du mal à trouver des stages de 3ème, nous avons constitué des groupes de découverte des métiers. Après un temps de présentation du territoire et des entreprises, les collégiens ont été accueillis par les employés des entreprises pharmaceutiques, sidérurgiques… Cela leur a permis de découvrir les métiers d’aujourd’hui et de demain à travers la visite des sites et des mises en situation. Cela n’a pas été facile à mettre en place mais nous l’avons fait. Au final, l’Education nationale a trouvé que cela ne correspondait pas au programme et que cela ne pouvait pas entrer dans le cadre des stages… Voici un exemple concret du manque de transversalité avec les services de l’Etat.

Comment y remédier ?

Je pense qu’il faut arriver à élaborer cette culture commune entre les services de l’Etat et nous, intercommunalités. Nous devons travailler en mode projet, trouver cette agilité dans les préfectures et les sous-préfectures, ainsi qu’avec les autres services comme l’Agence régionale de santé ou l’Education nationale.

Il faudrait que nous ayons des personnes désignées qui soient des interlocuteurs pour avancer et se référer à elle. Un délégué du préfet, des interlocuteurs supplémentaires à l’ARS, à l’Education nationale, à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac)…

Dans mon territoire, le délégué du préfet présent depuis un an, venait de l’ARS des Hauts-de-France, est déjà habitué à travailler en mode projet. Il est pour nous un correspondant très précieux qui fait le lien avec la direction départementale de la cohésion sociale, la Drac, l’ARS Normandie…

Ce qu’il nous faut c’est intensifier les actions. Nous sommes aujourd’hui dans l’évaluation à mi-parcours. Nous avons besoin d’un temps plus long que ce qui se fait aujourd’hui en politique et dans nos collectivités. Ce n’est pas neutre de faire le bilan, de prendre du recul tout en associant l’intégralité des acteurs. Tout cela prend du temps.

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