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Lutte contre les violences

Une unité de soins pour les femmes victimes de violences

Publié le 10/12/2020 • Par Solange de Fréminville • dans : Dossier Santé Social

violences conjugales
©Photographee.eu - stock.adobe.com
En 2016, l’hôpital Robert-Ballanger a ouvert une unité dédiée au psychotraumatisme qui assure 
la prise en charge psychologique et médicale des femmes victimes de violences conjugales et sexuelles, en Seine-Saint-Denis. 400 femmes sont accompagnées chaque année.

Les femmes victimes de violences conjugales ou d’agressions sexuelles représentent 80 % des personnes prises en charge par l’unité spécialisée d’accompagnement du psychotraumatisme (Usap) de l’hôpital Robert-Ballanger (1).

L’objectif est de leur offrir soins médicaux et soutien psychologique immédiats pour réduire l’impact des traumatismes subis. Pendant la période d’accompagnement, elles peuvent participer à des ateliers psychocorporels animés par une sophrologue, des groupes de parole (avec ou sans médiation artistique), ou encore commencer une psychothérapie. Si elles ont des enfants en difficulté, ils peuvent être confiés à l’unité de prise en charge psychologique spécialisée, en pédopsychiatrie, pour une évaluation et un suivi.

Lien de confiance

Les équipes se réunissent une fois par mois pour coordonner leurs actions. Les victimes leur sont adressées par des associations (CIDFF, SOS femmes, SOS victimes…), les urgences ou d’autres services hospitaliers. « Dès qu’il y a un besoin dans un service, on y va. Cela permet de créer un lien de confiance et d’engager ensuite un accompagnement », explique Fatima Le Griguer, psychologue clinicienne et coordinatrice de l’Usap. Elle se rend fréquemment à la maternité, car c’est souvent au moment de la grossesse que les premières violences physiques apparaissent et que, plus fragiles et inquiètes pour leur enfant, les femmes se confient.

Ouverte en novembre  2016, l’Usap est l’une des pierres angulaires du repérage et de la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales et d’agressions sexuelles, qui a pris de l’ampleur sous l’impulsion de l’observatoire départemental des violences envers les femmes. Environ 400 femmes sont accompagnées chaque année par l’Usap, qui est devenue, fin 2019, la principale composante du centre régional de psychotraumatisme de Paris-Nord, placé sous l’égide du Centre national de ressources et de résilience.

Permanences pour recevoir les victimes

Des partenaires de l’Usap ont installé des permanences dans ses locaux. « Cela nous permet de rencontrer toutes les victimes repérées à l’hôpital, alors qu’auparavant, même si elles nous étaient adressées, seulement une sur trois ou quatre venait nous voir », témoigne Jérôme Jannick, responsable de SOS victimes 93.

Or cette association joue un rôle majeur dans les démarches judiciaires de ces victimes, en particulier quand elles demandent une ordonnance de protection et évaluent le besoin d’un téléphone grave danger. Depuis début octobre, des policiers référents assurent une permanence pour recueillir les plaintes des victimes. Cependant, il reste un frein : le manque d’hébergements d’urgence.

Aussi l’Usap a le projet de « construire dans le parc de l’hôpital un bâtiment pour loger les femmes et leurs enfants et ainsi les mettre en sécurité », selon sa coordinatrice.

Fatima Le Griguer, psychologue clinicienne, coordinatrice de l’Usap à l’hôpital Robert-Ballanger, en Seine-Saint-Denis (2)

« L’objectif est de libérer la parole »

« Aux urgences où j’ai travaillé une dizaine d’années, des femmes arrivaient avec une cheville fracturée, une lésion au visage, etc., mais elles n’étaient pas identifiées comme victimes de violences conjugales. Je me suis aperçue qu’en réalité elles étaient très nombreuses dans cette situation et qu’elles avaient besoin d’une prise en charge globale, sur le plan psychologique et médical. C’est pourquoi j’ai lancé ce projet d’Usap. Le principal objectif est d’écouter ces femmes, de libérer la parole, de les aider à prendre conscience de l’emprise, des violences subies. Le traumatisme les isole, les fragilise, les plonge dans la honte et la culpabilité. Elles retrouvent la liberté de s’exprimer, d’avoir un point de vue, alors que leur conjoint était là pour penser, choisir, répondre à leur place. Celles qui réagissent après les premières violences peuvent s’en sortir vite. Mais d’autres, qui cumulent les antécédents traumatiques, cheminent plus lentement. »

Notes

Note 01 Les partenaires assurant des permanences dans l’Usap en 2020 : SOS femmes 93, SOS victimes 93, Collectif féministe contre le viol, services municipaux d’aide aux victimes 
et de prévention, police. Retour au texte

Note 02 Contact : Fatima Le Griguer, rb.secret.usap@ght-gpne.fr Retour au texte

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