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données intelligentes

Les données réinventent les politiques publiques

Publié le 29/05/2019 • Par Gabriel Zignani Laura Fernandez Rodriguez • dans : A la une, France

CV_ampoule
D.R.
Certaines collectivités exploitent, depuis plusieurs années déjà, les données qu'elles produisent ou récupèrent chez des acteurs privés. L'exploitation de ces données peut s'opérer dans tous les champs de l'action publique : développer la transition alimentaire, rafraîchir les villes, diminuer les émissions carbones... Voici quelques cas d'usage sur lesquels nous nous sommes penchés.

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Les données réinventent les politiques publiques

«Or noir », « data is the new oil », « pétrole du XXIe siècle ». Nombreuses sont les formules attribuant une grande valeur aux données. Pour Henri Verdier, ancien numéro un de la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (Dinsic) et ex-administrateur général des données, aujourd’hui ambassadeur pour le numérique au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui s’exprimait en mai 2018 dans nos colonnes, elles sont toutefois impropres : « En réalité, data is the new soil ».

Les données sont un terreau, un terrain, dans lequel on plante des services. » Les données sont en effet devenues l’infrastructure essentielle de l’action publique numérique, un enjeu majeur pour les territoires et leurs habitants. De nombreuses collectivités exploitent déjà, depuis plusieurs années, les données qu’elles produisent ou qu’elles récupèrent chez des acteurs privés, car elles y voient un nouveau levier d’amélioration ou d’analyse de leurs politiques publiques.

Cet engouement tient en partie à l’explosion du nombre de données dont disposent les collectivités. L’obligation, pour les entités publiques de plus de 3 500 habitants comptant plus de 50 agents (4 000 collectivités sont concernées), qui découle de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique (loi « Lemaire »), de rendre disponibles, gratuitement, sur internet, différents types de fichiers ou données qu’elles ont en leur possession (c’est l’open data), tout comme la dématérialisation progressive de l’ensemble des services publics, démultiplient de fait les données utilisables par les collectivités. De même, les sources de recueil de celles-ci augmentent sans cesse : captations satellite, capteurs connectés, réseaux télécoms, informations « crowdsourcées » (qualifiées et donc améliorées grâce à des contributions extérieures), données produites par les utilisateurs eux-mêmes…

Des exemples de mise en œuvre infinis

Une fois produites ou récupérées, croisées, transformées, partagées… et utilisées de manière judicieuse, les données peuvent rendre les territoires plus intelligents, permettant un usage optimisé des ressources, mais aussi la délivrance de services publics efficients et personnalisés. Le champ d’application est extrêmement varié. On connaît le volet sécuritaire – avec la vidéosurveillance à Nice ou l’audiosurveillance à Saint-Etienne, qui ont récemment suscité de légitimes inquiétudes. Mais l’exploitation de données peut irriguer les politiques sociales, environnementales, scolaires, agricoles ou énergétiques des collectivités ou celles relevant des achats. Les exemples de mise en œuvre concrète sont infinis. Nous revenons sur plusieurs d’entre eux, bien réels.

Devenir un pionnier du bio

ferme-envol

Coeur d’Essonne Agglomération (Essonne), 21 communes, 200 000 hab.

Cœur d’Essonne agglomération compte devenir un leader de la transition agricole et alimentaire. L’interco a pour ambition de nourrir, d’ici dix ans, 10 % de ses habitants et de fournir 50 % des approvisionnements des restaurants collectifs en produits bios et locaux. Pour ce faire, le projet « Sésame, le bio s’ouvre à vous » a été lancé, notamment pour accompagner la création d’une centaine de fermes en agriculture biologique. A commencer par la symbolique reconversion de la base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge en une « ferme de l’Envol ».
Le projet contient un important volet numérique. « Nous voulons développer une plateforme qui mettra en relation agriculteurs, distributeurs et consommateurs », explique Etienne Monpays, chargé du projet « Sésame ». « Cette plateforme va générer de très grands volumes de données. L’objectif est de travailler au maximum sur des logiques d’open data, y compris pour les données provenant du secteur privé, même si nous savons que nous risquons d’être limités par la confidentialité de certaines d’entre elles. Nous voulons être le plus transparent possible vis-à-vis des consommateurs. » Par ailleurs, la communauté d’agglomération compte « travailler, de manière expérimentale, sur des modèles numériques d’aide à la décision pour les agriculteurs et les transformateurs », ajoute-t-il. A cette fin, elle va s’appuyer sur la pépinière Teratec, installée sur son territoire et spécialisée dans le domaine de la simulation numérique et du calcul à haute performance.

Etre un service public à part entière

Rennes métropole (Ille-et-Vilaine), 43 communes, 443 200 hab. – Début 2018, Rennes métropole lançait le premier service public métropolitain de la donnée, avec l’idée « de favoriser le partage et l’exploitation des données d’intérêt général relatives au territoire de la métropole rennaise, qu’elles soient produites par la collectivité, par d’autres acteurs publics ou par des acteurs privés », expose Marion Glatron, directrice déléguée à l’innovation et à la smart city à Rennes métropole.
Cette initiative de gouvernance ouverte vise à faire de la gestion des données du territoire un service public à part entière. L’objectif final est qu’à partir de ces données soient créés des services urbains innovants dans les principaux domaines de la vie quotidienne des habitants du territoire : transports, énergie, habitat, solidarité, démocratie locale, activité économique, tourisme, culture, etc.
Examinons par exemple la gestion des déchets : « Nous optimisons les tournées de collecte grâce à des capteurs qui indiquent le moment où les conteneurs sont pleins. Mais nous souhaitons directement agir pour une réduction des détritus. Car le déchet qui coûte le moins cher à traiter est celui qui n’est pas produit. Il faut donc sensibiliser les habitants sur la nécessité de réduire leur production d’ordures. Et la meilleure manière de le faire consiste à leur restituer leurs propres informations en la matière. Cela force la prise de conscience. C’est ce que nous essayons de faire. »

Rafraîchir la ville par les arbres connectés

arbres-connectes

Métropole de Lyon, 59 communes, 1,3 million d’habitants.

Dans le cadre de « BioTope », un projet européen centré autour des objets connectés innovants au service de la smart city initié en 2016, la métropole de Lyon a eu l’idée de « connecter » des arbres situés rue Garibaldi, un axe très fréquenté par les voitures. « A cause du réchauffement climatique, nous avons constaté une hausse des températures. Nous avons voulu tester un système de climatisation naturelle lié à l’évapotranspiration des arbres, rendue possible grâce à un arrosage adapté à leurs besoins en période de canicule », explique Karine Dognin-Sauze, vice-présidente à l’innovation et au développement numérique de la métropole de Lyon.
Huit capteurs ont donc été disposés sur les arbres, et reliés à la sonde d’un bassin de récupération des eaux pluviales, pour permettre un arrosage naturel automatique. Un test jugé satisfaisant : « On mesure une baisse de 0,5 °C à 1 °C en température d’air dans les rues alentour, et jusqu’à 10 °C de baisse en ressenti, grâce également à l’ombre que ces arbres génèrent », indique Karine Dognin-Sauze. Et l’expérience a eu des bénéfices au-delà du seul enjeu environnemental : elle a permis de « faire travailler ensemble différents services en interne et de décloisonner les expertises ». Le dispositif devrait être élargi dès cet été.

Ils en rêvent…

  • L’intelligence artificielle au service de l’intérêt général (Ministère de la Cohésion des territoires)
    Le projet « Coconstruisons » du ministère de la Cohésion des territoires repose sur la qualification de données photographiques, contributions provenant de tout internaute-citoyen, qui vise à entraîner une intelligence artificielle et à améliorer des services d’intérêt général ou en créer.
  • Un territoire à énergie positive (Bordeaux)
    La ville de Bordeaux s’est engagée dans une démarche permettant d’atteindre l’équilibre entre la consommation et la production d’énergie à l’échelle locale. Pour y tendre, des luminaires communicants à détection de présence ont ainsi été installés qui ne délivrent de lumière qu’en présence d’usagers.
  • Une montagne innovante (Territoires et acteurs du Massif central )
    Le projet « Happi Montana » se veut un accélérateur d’innovation pour les massifs de montagne. De nombreuses expérimentations sont menées, pour l’instant circonscrites au Massif central, parmi lesquelles une carte interactive pour localiser les services publics, ou encore un dispositif pour mieux mailler les écosystèmes d’innovation des métropoles et des petites villes.
  • Une économie du partage (Grenoble)
    Afin de répondre aux défis posés par  la congestion urbaine, la pollution et le changement climatique, le projet « Great » de la ville de Grenoble s’appuiera sur l’économie du partage pour développer des innovations d’usage en lien avec les citoyens. Une plateforme numérique, la crossdatathèque, réunira l’ensemble des données prélevées sur le territoire. Leur analyse permettra d’envisager de nouveaux services.
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