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Service public

Les actions chocs des maires pour défendre le service public

Publié le 24/05/2019 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

mairie maire chateau ville commune élu vote bleu blanc rouge fr
Fotolia shocky
Marathon, inscription symbolique de moutons, distribution de Viagra… Le répertoire d’actions auquel recourent les maires pour préserver un service public menacé semble receler bien des surprises.

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Lorsqu’un service public est menacé sur leur territoire, certains maires, majoritairement ruraux, peuvent faire preuve d’une imagination très fertile pour tenter de le sauver. Qu’il s’agisse d’une école, d’un hôpital… Ils rivalisent d’ingéniosité pour parvenir à se faire entendre via des actions coups de poing, que relève souvent la presse quotidienne régionale. Tour d’horizon.

Le corps comme instrument politique

En mars dernier, André Rousset, maire de Lauris (Vaucluse, 3 780 habitants), a décidé de chausser ses baskets. Son objectif : courir jusqu’à Paris pour défendre l’hôpital de sa commune menacé de fermeture sous trois ans par l’ARS. « J’ai reçu un appel du cabinet de la ministre Agnès Buzyn après une centaine de kilomètres, quand j’étais à Montélimar, donc je me suis arrêté là. », confie l’édile de 68 ans, qui a couru au moins une trentaine de marathons dans sa vie.

« Si je ne peux pas me faire entendre avec la parole, je me suis dit que j’allais essayer avec les jambes », sourit-il, citant le tour de France à pied réalisé par Jean Lassalle en 2013. Reçu à Paris il y a quelques jours, le directeur de cabinet de la ministre de la Santé lui a promis d’organiser une réunion avec toutes les parties concernées.

Le maire, élu par le corps électoral et appartenant au corps politique, peut se servir de son corps physique quand il estime avoir épuisé tous les autres recours possibles. Dans ce registre protestataire de l’action politique, la figure du maire le plus célèbre est sans doute celle de Stéphane Gatignon. Maire écologiste de Sevran, en Seine-Saint-Denis, il a eu recours à la grève de la faim à plusieurs reprises, en campant sous tente devant l’Assemblée nationale pour obtenir de la part de l’Etat de meilleures dotations. « ça fait 10 ans qu’on fait des pétitions, qu’on mobilise, qu’on passe des coups de gueule. A un moment, on est au bout du bout », disait-il en 2012 lors d’un journal télévisé de France 2 disponible sur le site de l’INA. La grève de la faim apparaît alors en en bout de chaîne du répertoire d’actions à mener, comme ultime recours face à l’Etat.

Le « coup » médiatique

Dans le rapport de force qui les oppose à l’Etat, certains maires prennent des mesures symboliques. Leur stratégie est alors de miser sur une forte couverture médiatique, autre acteur de poids dans leur face-à-face avec l’Etat.

Par exemple, début mai à Crêts-en-Belledonne (Isère, 3 283 habitants), une quinzaine de moutons ont symboliquement été inscrits à l’école, dont une classe est menacée de fermeture à la rentrée prochaine à cause d’une baisse d’effectifs. Jean-Louis Maret, maire de la commune, a soutenu l’opération. Il avait même pris « un arrêté de réquisition d’une partie de la cour » pour pouvoir procéder à la bonne inscription des moutons, avait relevé Le Monde. Cette action a eu un très large écho médiatique. Le maire devrait en savoir plus sur le sort de cette classe lorsqu’il rencontrera l’inspection d’académie début juin, selon France 3 Régions.

Les arrêtés farfelus

Le maire peut aussi décider d’alerter sur la situation de son territoire via un arrêté coup de poing. Il y a quelques jours, dans le Loiret, le maire de Montereau, Jean Debouzy, a pris un arrêté dans lequel il se dit « favorable à la distribution de petites pilules bleues » pour espérer faire grimper le taux de natalité sur sa commune et sauvegarder le groupe scolaire formé avec la commune de Cour-Marigny, dont une classe sur les quatre est menacée de fermeture à la rentrée prochaine. Il envisage également de mettre en place une prime pour toute nouvelle naissance dans le village, selon Ouest France.

Dans le même département, à Sainte-Geneviève-des-Bois (1 100 habitants), un autre maire, André Jean, avait pris un arrêté interdisant à la population de tomber malade, pour dénoncer le désert médical auquel est en proie son territoire, avec un seul médecin en exercice dans le secteur, en âge de partir à la retraite d’ici deux ans, contre 8 médecins il y a six ans. « Considérant la pénurie de médecins. Arrête : Article 1: il est interdit aux Génovéfains de tomber malade. », avait ainsi rapporté France 3 Régions, début avril. Au fond, comme le résume André Rousset, le maire marathonien de Lauris, l’idée reste la même quelle que soit l’action menée par les édiles : « remuer le cocotier au maximum ».

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