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Développement économique

Toute une panoplie d’actions pour aider les entreprises

Publié le 31/05/2019 • Par Frédéric Ville • dans : Innovations et Territoires, Régions

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D.R.
L’aide à l’implantation ou les aides financières des collectivités locales aux entreprises ne font pas tout. Un accompagnement territorial plus fin et plus proche est nécessaire.Les chefs d’entreprise sont pressés. Des collectivités sont attentives à ce qu’ils trouvent, rapidement, auprès d’elles et de partenaires, des réponses à leurs questions. Cela passe par une présence lors des phases de création, transmission et développement d’entreprise et par un travail d’animation (formation, recrutement, mutualisations…).

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Depuis la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (« Notre ») de 2015, les régions ont pris le leadership économique, secondées par les intercommunalités. Poussé par un contexte économique difficile, l’accompagnement territorial va au-delà des aides financières ou à l’implantation. En exclusivité ou en partenariat avec les chambres consulaires, les boutiques de gestion, la Banque des territoires, la Caisse des dépôts (CDC), les banques et experts, les collectivités entourent davantage la création-reprise d’entreprises. D’abord pour rendre l’offre d’accompagnement plus lisible par les porteurs de projet. Ainsi, Nantes métropole (24 communes, 638 900 hab.) a monté, en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie, une plateforme orientant les entrepreneurs vers le bon interlocuteur.

Vite, un maximum d’informations

La région Ile-de-France a lancé un appel à projets auprès des partenaires de la création, chambres consulaires en tête. Pour aider à la création ou à la reprise, elle a initié le programme Entrepreneur#Leader, qui vise, à travers un réseau de partenaires, à simplifier les trois étapes clés : bâtir le projet, le financer et piloter l’entreprise. « On décline dans nos agglomérations avec un premier accueil et un renvoi vers les partenaires », fait savoir Hélène Becquet, présidente du Réseau national de l’économie territoriale (lire ci-dessous). Dans les forums ou ateliers de la création-reprise, parfois associés à d’autres dédiés à l’emploi, les porteurs de projet trouvent rapidement un maximum d’informations. Des agglos importantes ont initié des maisons de la création et de la transmission d’entreprises ou des guichets uniques, comme à Nantes, Angers, Saumur et Dax, qui offrent des contacts, une animation, voire un hébergement, en un seul lieu.

Cofinancement d’un bâtiment

Le développement est aussi visé. Dans les Landes, le Grand Dax (20 communes, 54 500 hab.) a ainsi défini une stratégie pour le thermalisme, la silver économie et le tourisme. Après avoir imposé un dispositif local d’accompagnement, la communauté de communes de Berg et Coiron (13 communes, 7 400 hab., Ardèche) a cofinancé un bâtiment pour abriter les activités du village documentaire de Lussas (films), « aidant ainsi les 50 ETP [équivalents – temps plein, ndlr] d’associations et de sociétés à réaliser sur place la postproduction et à prendre le virage du numérique », explique Jérôme Claude, chargé de mission « développement économique » à l’interco. Toutefois, Jean-Luc Cadio, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises de Loire-Atlantique prévient : « Oui à l’aide sur le foncier ou à l’implantation. Pour le reste, à chacun son métier ! »

Soutien aux clubs

Pourtant, les collectivités s’impliquent aussi dans l’animation, aux côtés des acteurs institutionnels et des réseaux d’entreprises. Elles apportent leur soutien à des clubs d’entreprises au démarrage, comme la communauté d’agglomération Saint Germain boucles de Seine (19 communes, 330 100 hab., Yvelines et Val-d’Oise), en prêtant un local mais en évitant l’aide financière, sauf pour des actions précises. Les petits-déjeuners de formation se multiplient ici et là, comme à la communauté de communes Châteaubriant-Derval (26 communes, 44 200 hab., Loire-Atlantique), s’appuyant parfois sur des clubs d’entreprise. Ces rendez-vous permettent à des entrepreneurs de partager leur expérience sur un thème précis avec des experts (banquiers, notaires, experts-comptables, avocats d’affaire…) et d’obtenir des conseils. Si Jean-Luc Cadio apprécie, Hélène Becquet note que « certains chefs d’entreprise ne viennent pas, craignant la collusion politique et économique. Dommage, car ces rencontres fluidifient plutôt l’information ».

Les jobs dating ont le vent en poupe

Pour les clubs d’entreprises localisés sur une même zone d’activité, les collectivités facilitent la desserte en transports en commun, la gestion des déchets, l’accessibilité, la sécurité, le stationnement et la restauration interentreprises, comme à l’agglo du pays de Dreux (81 communes, 112 800 hab., Eure et Eure-et-Loir). Côté recrutement, les job dating ont le vent en poupe. A Colombes, « trois agents [un ETP pendant un mois et demi, ndlr] collectent les offres, présélectionnent les candidats sur CV, les rencontrent, les positionnent sur les offres puis organisent deux événements par an », explique Hélène Becquet. A Angers Loire métropole (29 communes, 293 700 hab.), 2 300 personnes ont retrouvé par ce biais un emploi en 2018 et un job dating dédié au BTP vient de se dérouler, proposant 250 postes.

Concernant la formation des salariés, certaines collectivités apportent leur aide sur des métiers en tension. C’est le cas d’Angers Loire métropole, encore, qui s’investit depuis l’an dernier avec Pôle emploi et le lycée de Marcé dans une formation de réparateurs d’autocars pour l’entreprise Scania et, cette année, avec Pôle emploi et la mission locale, pour le groupe La Boucherie, dans celle de commis de salle ou de cuisine, destinée aux décrocheurs. Le Grand Dax a, lui, contribué à une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans le thermalisme.

Partage de compétences

Si les marques de territoire, sauf celles qui ont une identité forte, sont moins prisées, l’animation permet aussi la découverte du monde de l’entreprise par les élèves lors du stage de troisième, par les étudiants, par les habitants des quartiers prioritaires de la ville et par le grand public. Enfin, des collectivités facilitent l’émergence de groupements d’employeurs ou d’intérêt économique en vue de favoriser le temps partagé, en appuyant la communication, le travail de réseau ou la logistique. « Le partage de compétences, ce n’est pas se mettre en danger sur sa base clients, c’est assurer son développement », martèle Florent Thévenin, directeur du développement économique de l’agglo du Grand Soissons (lire ci-dessous).

A Angers Loire métropole, « on utilise ces structures pour certains besoins de la collectivité, concernant les espaces verts, la propreté… » assure Jean-Pierre Bernheim, vice-président chargé du développement économique. La mutualisation est utile dès la création. Ainsi la métropole soutient Coup de pouce 49 qui appuie les porteurs de projet de l’économie sociale et solidaire par la facturation pour ses adhérents, la mutualisation de la comptabilité… Mais, selon Hélène Becquet, des intercos ont subi la réorganisation territoriale. « On fait un peu moins de terrain, ce qui peut nuire à la relation avec les entreprises », note-t-elle. De plus petites collectivités jouent, au contraire, la proximité. « Nous prenons le temps de l’accompagnement, nous faisons gagner du temps aux demandeurs », assure Sylvain Foix, directeur du développement économique du Grand Dax.

 

« Coconstruire avec les territoires voisins, les habitants »

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Hélène Becquet, présidente du Réseau national de l’économie territoriale et directrice adjointe des affaires économiques de Colombes (85 600 hab., Hauts-de-Seine)

« Notre réseau compte une soixantaine d’adhérents. Notre rencontre annuelle du 28 mars, qui a réuni 120 personnes, des directeurs et chargés de mission en développement économique, abordait le thème de la coconstruction du développement économique avec les territoires voisins, les habitants, etc. Cet événement constitue un moment de formation et de partage d’expériences, il fournit une boîte à outils. Nous réfléchissons à la mise en place de temps de rencontre intermédiaires au cours de l’année. »

 

Cinquante partenaires locaux à disposition

[Grand Soissons agglomération, Aisne, 28 communes, 52 100 habitants]

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Chaque année, Grand Soissons agglomération organise un après-midi « Entreprendre Grand Soissons » pour les créateurs et les développeurs d’entreprises. « Nous mettons à disposition une cinquantaine de partenaires locaux : comptables, juristes, communicants… » relate Florent Thévenin, directeur du développement économique de l’interco. En complément, celle-ci met en place un événement consacré à l’innovation (Engie en 2018, numérique en 2019), anime la plateforme d’initiatives locales et en instruit les demandes de prêts d’honneur. « Il ne faut pas perdre une personne qui a l’idée de créer », insiste Florent Thévenin.

En matière d’animation, après un cycle de matinales d’information et formation, désormais, pour ne pas sursolliciter les personnes, l’agglo propose le soir une fois par an et à 250-300 participants une conférence économique, sur l’intelligence artificielle et les métiers de demain l’an dernier, ou un bilan de l’activité économique du territoire. A l’espace de coworking, elle déroule aussi des formations : sur le community management, sur comment développer son business, etc. Elle appuie les collectifs d’entreprises, avec des réussites et des échecs. « Le collectif de quelques entreprises créé sur la chaudronnerie mécanique n’a pas perduré, faute de pouvoir recruter un commercial en commun. Mais sept entreprises d’un groupement d’intérêt économique de notre pépinière tertiaire mutualisent un poste de secrétariat, et nous mettons à leur disposition l’espace de coworking », précise Florent Thévenin.

Contact : Florent Thévenin, 03.23.73.75.62.

 

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