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[ENTRETIEN] AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Jean-Michel Léger : « On est dans un urbanisme du passager clandestin »
Romain Gaspar | actus experts technique | France | Publié le 29/05/2019

En moyenne, tous les onze ans, c’est l’équivalent d’un département qui s’urbanise. Ce rythme s’est nettement ralenti ces dernières années. Mais les sols artificialisés (routes, parkings, villes, chemins agricoles, parcs, jardins…) progressent encore de 60 000 hectares en moyenne chaque année. Pour faire face à ce phénomène et limiter l’étalement urbain, il faut densifier la ville. Comment faire ? C’est la question à laquelle tentent de répondre des universitaires, urbanistes, architectes et représentants des services de l’Etat dans "Densifier / dédensifier, penser les campagnes urbaines", paru en novembre aux éditions Parenthèses et dirigé par Jean-Michel Léger et Béatrice Mariolle.

Jean-Michel Léger est géographe, sociologue, chercheur associé au laboratoire de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville.

Vous vous opposez à une forte densification. Quels en sont les inconvénients ?

Tout l’appareil de la technostructure, des urbains, est favorable à la densité alors que la majorité des habitants préfèrent la faible densité. Cette densité est prônée contre toute réalité économique. Plus c’est haut, plus c’est cher. Le moyen le plus économique est de construire ces fameux pavillons. La petite maison isolée en milieu rural ne coûte quasiment rien à la collectivité. Il faut uniquement la raccorder au réseau.

On est dans l’idéologie des architectes et des urbanistes selon laquelle l’urbain, c’est la ville dense. L’urbanité a besoin d’une certaine densité ...

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