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Européennes

Elections européennes : recherche assesseurs désespérément

Publié le 21/05/2019 • Par Romain Gaspar • dans : Actu juridique, Dossiers d'actualité, Europe, France

isoloir-elections
clementine gallot via Foter.com / CC BY
A moins d’une semaine des élections européennes, des communes n’ont toujours pas un nombre suffisant d’assesseurs dans chaque bureau de vote. Une situation qui se répète d’élections en élections à la grande inquiétude des maires.

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A cinq jours du scrutin, certains maires cherchent encore des assesseurs pour tenir les bureaux de vote de leur commune le 26 mai prochain lors des élections européennes. Ces circonstances autrefois exceptionnelles se renouvellent quasiment à chaque scrutin, ces dernières années.

A Toulouse, « il nous manque encore une quarantaine d’assesseurs pour nos 263 bureaux de vote », précise Sacha Briand, adjoint au maire (LR) de Toulouse en charge des élections à la date du lundi 20 mai. A Angoulême, quatre assesseurs sont encore à trouver pour réunir le nombre minimal d’assesseurs afin de pouvoir ouvrir tous les bureaux. A Tours, c’est 20 assesseurs sur 84 bureaux qu’il reste à mobiliser avant dimanche. « De nombreuses grandes villes et villes moyennes ont exprimés des craintes. Les petites communes sont moins touchées car les habitants se connaissent et les élections sont une occasion de se retrouver », explique le secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF) Philippe Laurent (UDI), aussi maire de Sceaux.

Vieillissement

Pour bien fonctionner un bureau de vote a besoin de 3 assesseurs et d’un président. Pour être assesseur ou secrétaire, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales. Dans les cas extrêmes, la jurisprudence autorise de fonctionner avec un unique responsable du bureau, à condition d’en informer la préfecture. Mais pour avoir un fonctionnement idéal, Philippe Laurent recommande « six assesseurs pour en avoir en permanence trois car on ne peut pas demander à des bénévoles d’être présent en continu pendant douze heures ». Un nombre bien supérieur aux ressources disponibles de certains bureaux.

Lancer des appels à candidatures dans la presse locale, mobiliser sur les réseaux sociaux, écrire aux proviseurs des lycées, organiser des cérémonies de remise de cartes électorales… Toutes les solutions sont bonnes pour convaincre ses concitoyens de se porter volontaire pour la tenue des bureaux de vote. « On s’est laissé porter en se disant que les assesseurs allaient se renouveler tout seul mais ce n’est pas le cas », reconnaît François Elie, l’adjoint au maire d’Angoulême chargé des élections. La hausse de l’abstention en particulier dans les jeunes générations complique le renouvellement des bénévoles. « La majorité des assesseurs sont des personnes assez âgées et le vivier ne se renouvelle pas », s’inquiète le maire de Sceaux. Difficulté supplémentaire, le code électoral interdit la rémunération d’un assesseur même en cas de pénurie.

A court terme, place au système D. « On a la chance d’avoir quelques bureaux en surnombre. Donc en cas de manque dimanche prochain, on déplacera quelques assesseurs », a décidé François Elie pour Angoulême. A Toulouse, Sacha Briand avait prévu la réquisition d’employés municipaux, ce qui ne sera probablement pas nécessaire. Mais pas de panique. En dernier recours en cas de manque d’assesseurs le jour de l’élection, le code électoral prévoit la réquisition de citoyens lambda pour pouvoir ouvrir tous les bureaux de vote. Et il est interdit de refuser.

Militantisme en berne

Cette crise des vocations s’est accentuée depuis les dernières élections présidentielles. Avec l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, les ex-grands partis, le Parti Socialiste et Les Républicains, ont été balayés avec leurs forces militantes.  « Il y a une baisse considérable du militantisme politique. Dans le passé, il y avait un nombre de militants suffisants dans les grands partis pour tenir les bureaux de vote. Cela faisait partie de l’acte militant de tenir un bureau de vote », regrette le secrétaire général de l’AMF. « Malgré les 34 listes candidates aux européennes, il n’y a que deux listes qui ont désignés leurs assesseurs à Toulouse  », note Sacha Briand.

La crainte d’une partie des élus locaux est de voir revenir la solution du vote électronique pour répondre à cette crise des vocations. «Ce serait la pire des solutions. Je m’en méfie comme de la peste, enrage François Elie à Angoulême. Je sais que le jour où le peuple ne se comptera plus lui-même, les jours de la démocratie seront comptés ». Pour l’AMF, le vote électronique ne résoudrait pas tous les problèmes : « il faut aller plus loin en revoyant, les modalités électorales, les modalités de campagne et les modalités de diffusion de la propagande électorale », réclame Philippe Laurent. Un vaste chantier…

Des listes sans bulletin

Certaines listes n’ont pas les moyens de faire imprimer leur propagande électorale et en particulier leurs bulletins. Pour voter pour ces listes, les électeurs devront donc les imprimer eux-même. Mais pour ce faire, il faut respecter certaines règles.

Dans le cas des bulletins téléchargeables, le ministère de l’Intérieur rappelle que les bulletins doivent être imprimés sur le même modèle que celui transmis à la Commission de propagande, et respecter les mêmes formats. Ainsi, ils doivent être imprimés avec une police d’écriture noire sur papier blanc. Ils doivent être identiques aux bulletins de référence téléchargeable sur les sites internet des listes. Et la commission de propagande de Paris est pointilleuse. L’impression doit se faire sur du grammage de 70g. Si l’électeur ne respecte pas ces règles, la vérification est à l’appréciation souveraine du président du bureau de vote.

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