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Culture

Bibliothèques : pourquoi les réseaux ne menacent pas les départements

Publié le 15/05/2019 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, Documents utiles, France

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Chinnapong - Adobe Stock
Sous l’effet de la loi NOTRe, les réseaux intercommunaux de bibliothèques se sont recomposés. Avec des configurations qui obligent souvent les départements à revoir leur positionnement en matière de lecture publique. Mais l’Association des bibliothécaires de France écarte l'hypothèse d'une concurrence entre les deux échelons.

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La commission « Bibliothèques en réseau » de l’Association des bibliothécaires de France (ABF) a publié fin mars sa 10ème « fiche » intitulée « Les bibliothèques départementales à l’heure de la montée des réseaux de lecture publique ». Cette série de contributions se veut une « boîte à outils » destinée aux professionnels et aux élus pour organiser les relations entre les bibliothèques dans le sillage de la réforme territoriale, qui a agrandi les intercos et induit une recomposition des réseaux de bibliothèques.

Le critère des 10 000 habitants est obsolète

Dans la circulaire n°85-47 du 1er août 1985, le ministère de la Culture avait défini un plafond pour l’intervention des bibliothèques départementales de prêt (1) auprès des communes : 10 000 habitants.

Un critère purement communal qui a perdu son sens, d’une part, avec la montée en puissance de l’intercommunalité, et, d’autre part, en raison du fait que la loi NOTRe du 7 août 2015 a relevé à 15 000  habitants le plafond de population pour la plupart des EPCI.

« La fin de ce plafond démographique et la montée en charge des réseaux intercommunaux provoquent une profonde mutation culturelle dans les BD [bibliothèques départementales, ndlr] : jusqu’à présent, elles intervenaient dans une logique de substitution, en prodiguant des services de lecture publique qui n’existaient pas pour les petites communes ; elles doivent désormais passer à une logique de complémentarité avec les réseaux. Parfois ces derniers sont en capacité de remplir certaines des fonctions qu’exerçaient les BD ; parfois ils ont besoin d’elles pour émerger. Sur le terrain, tous les cas de figure sont possibles », explique à la Gazette Claire Gaudois, membre de la commission «Bibliothèques en réseau » de l’ABF.

En déduire que l’obsolescence du seuil des 10 000 habitants signerait de facto la fin des bibliothèques départementales seraient, pour les auteurs de la fiche, une grosse erreur d’analyse.

Les départements s’affranchissent du seuil

En effet, « la majorité des départements continue (..)  à agir de façon volontariste et pragmatique en accompagnant et en coopérant avec les territoires, tout en se distanciant des critères de population », constatent les auteurs.

A cela plusieurs raisons énumérées par l’ABF  :

  • l’existence de formules « mixtes » (articulant niveau intercommunal et maintien de l’intervention de la commune) ;
  • la lenteur de la construction des réseaux de lecture publique ;
  • l’inadéquation qui existe souvent entre le territoire à desservir et les moyens dont dispose le réseau.

Médiathèque du Canal à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) ©CD des Yvelines CC BY ND 2.0

Médiathèque du Canal à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) ©CD des Yvelines CC BY ND 2.0

Partage du territoire : attention danger !

« Une tentation peut être de partager le territoire intercommunal entre équipements de petites communes et de communes plus importantes, les seconds relevant du champ d’action du réseau intercommunal nouvellement créé, les premiers demeurant desservis par la bibliothèque départementale », avancent les auteurs.

Un scénario qu’ils recommandent de conjurer, tant sont grands des risques encourus par le département comme par les réseaux de bibliothèques :

  • fracture territoriale et maintien des inégalités du maillage ;
  • pour le département, atomisation de l’action de son action auprès des bibliothèques, donc perte de cohérence ;
  • pour les communes comme pour les départements, montée des revendications d’habitants ou d’élus, qui se sentiraient délaissés par un des échelons.

Les auteurs recommandent donc de « travailler à une vision partagée et cohérente des enjeux de la lecture publique et des rôles entre l’échelon intercommunal et l’échelon départemental.  » Avec comme maîtres mots : concertation, prise en compte de la diversité des formules de coopération intercommunale, et dialogue constant.

Coopération documentaire départementale

Dans cette concertation que les auteurs appellent de leurs vœux, la coopération documentaire figure parmi les principaux objectifs. Une évolution envisagée dès 2013 par l’Inspection générale des bibliothèques, dans son rapport Les bibliothèques départementales de prêt indispensables autrement.

De surcroît, insistent les auteurs, « ce partenariat profitera pleinement aux publics grâce à des collections enrichies, une répartition des acquisitions pensée à la bonne échelle » .

Soutien au numérique en bibliothèque

Logique qui vaut aussi pour «  le déploiement, l’accompagnement des usages et des pratiques et la valorisation de ressources numériques », poursuivent-ils.

Et de souligner le lien avec une des compétences phares du département : l’inclusion sociale. « S’il peut paraître judicieux par exemple que les propositions touchant des publics de niche soient confiées aux bibliothèques départementales, et sans porter préjudice aux offres touchant un public plus large que les réseaux veulent et peuvent prendre en charge, on peut imaginer des mutualisations qui gagnent à être pilotées ou directement gérées au niveau départemental.»

 © highwaystarz-adobestock

© highwaystarz-adobestock

Les supports d’animation culturelle en partage

A l’instar des ressources documentaires, l’enrichissement des catalogues de supports d’animation culturelle (expositions, kits etc.), trouve, selon les auteurs,  son efficacité à l’échelle départementale.

Et ces derniers de décliner différents scénarii pour le département :

  • portage des programmations en collaboration avec les réseaux ;
  • coordination, facilitation   ;
  • soutien financier.

Territorialisation des missions départementales

Observation, diagnostics sur une commune ou à une échelle plus large, vigilance sur « les risques potentiels liés à d’éventuelles déconstructions de réseaux », dans le sillage de la loi NOTRe, etc.,  les auteurs décrivent aussi les bibliothèques départementales comme des vigies pour les politiques de lecture publique  menées sur leur territoire.

« C’est donc assez logiquement que les bibliothèques départementales sont partie prenante à l’élaboration de la plupart des Contrats Territoire Lecture (CTL) », notent les auteurs. Elles en sont même parfois cosignataires avec l’Etat et les communes ou EPCI, « pour conforter leur propre capacité d’action. »

Les auteurs constatent de plus que pour s’adapter à l’évolution de leurs missions auprès des réseaux, les bibliothèques départementales territorialisent leurs interventions. La plupart d’entre elles, notent-ils, « ont désormais un organigramme territorialisé, avec des bibliothécaires référents dédiés aux réseaux intercommunaux. »

Outre l’accompagnement général des réseaux de bibliothèques, le processus de territorialisation concerne également :

  • le soutien financier  (notamment pour les réseaux naissants) ;
  • la formation (réponses adaptées à des besoins spécifiques) ;
  • le partage de ressources documentaires départementales (pratiques d’acquisitions concertées) ;
  • organisation de journées professionnelles et de rencontres entre coordinateurs de réseaux ;
  • veille professionnelle par le biais de leurs portails numériques.

«Nous traversons une période où les BD doivent montrer leur capacité à s’adapter aux différentes configurations des réseaux et à expérimenter de nouvelles solutions, résume Claire Gaudois. Une telle perspective devrait plaire aux élus, qui plaident pour l’expérimentation et les solutions différenciées selon les territoires.  »

Notes

Note 01 appelées désormais  « bibliothèques départementales », depuis l’ordonnance n°2017-650 du 27 avril 2017 modifiant le livre III du Code du patrimoine Retour au texte

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