logo
DOSSIER : Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/619885/a-venissieux-la-misere-senkyste-meme-si-les-passerelles-se-tissent/

SOCIAL
A Vénissieux, la misère s’enkyste, même si les passerelles se tissent
Françoise Sigot | Dossiers d'actualité | Régions | Publié le 30/04/2019

En multipliant les initiatives pour ouvrir le quartier des Minguettes sur la ville et l’agglomération, élus et acteurs sociaux et culturels parviennent aussi à ouvrir les esprits. Pas encore assez pour parvenir à sortir le quartier de la spirale négative de la pauvreté.

exclusion-pauvrete-chomage-social-politiquedelaville-quartierGallien Minguet avait bon goût. Au XVIIème siècle, ce bourgeois avait choisi un vaste plateau à Vénissieux au sud de Lyon pour s’installer sur un domaine de plusieurs dizaines d’hectares d’où il contemplait la ville. De ce passé, ne subsiste qu’aujourd’hui un nom : les Minguettes. Et si la vue est toujours aussi imprenable du haut du plateau, la bourgeoise est désormais bien loin.

Cercle vicieux

Les Minguettes, construit à la hâte dans les années 60 ressemble à tous les quartiers politique de la ville. Une succession de tours au pied desquelles la vie s’organise tant bien que mal avec un objectif majeur pour ceux qui y vivent, sortir au plus vite de ce quartier stigmatisé et stigmatisant où le taux de pauvreté est parmi l’un des plus élevés du pays. « Sur le plateau, le revenu fiscal médian est de 8 400 euros, le taux de chômage frôle les 30% », égraine Marie-Christine Burricand, conseillère municipale de Vénissieux et présidente du conseil de quartier Anatole France. C’est précisément dans ce quartier où trônent les tours de la division Leclerc que l’on recense les situations les plus critiques.

« Dans ces tours, les loyers sont les plus bas de l’agglomération, c’est donc ici qu’on loge les familles les plus démunies », raconte l’élue. Une espèce de cercle vicieux dont il sera difficile de sortir à court terme. De fait, plutôt que de se battre contre ce phénomène, les acteurs du quartier ont choisi de

POUR ALLER PLUS LOIN