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Grand débat national

« Changer notre démocratie, notre organisation, notre administration » : la réponse de Macron en 3 actes

Publié le 25/04/2019 • Par Brigitte Menguy Claire Boulland Laura Fernandez Rodriguez • dans : A la une, France

macrcon_allocution
Public Senat
Exercice réussi pour Emmanuel Macron qui a annoncé, jeudi 25 avril, devant les journalistes, les mesures qu’il mettra en place, suite au Grand débat national et à la crise des Gilets jaunes. Une réponse présidentielle en trois actes : nouvelle démocratie, nouvelle organisation décentralisée et nouvelle administration.

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Après le grand débat, le grand oral. Initialement prévues le 15 avril et décalées du fait de l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, les réponses apportées par Emmanuel Macron à la crise des gilets jaunes ont finalement été présentées, jeudi 25 avril, sous la forme d’une conférence de presse retransmise en direct.

Cette première expérience devant un parterre de près de 300 journalistes pour l’actuel locataire de l’Elysée entend marquer un « nouvel acte de notre République ». Et pour preuve, au cours de près d’une heure de monologue, le président a dessiné « une nouvelle démocratie, une nouvelle organisation et une nouvelle administration ». Explications.

Une nouvelle démocratie

« Je crois aux élus de la République ». C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a introduit son propos sur la refonte du système démocratique actuel. L’occasion aussi pour le président de la République de rappeler le rôle primordial des maires auquel il voudrait donner « un statut digne de ce nom ».

Car si la démocratie représentative est essentielle aux yeux du président, elle doit permettre une meilleure représentativité des citoyens au sein du Parlement. Pour ce faire, deux modalités au programme présidentiel : injecter une dose de proportionnelle au Parlement et limiter le cumul des mandats dans le temps.

Après réflexion, le président Macron ne s’est dit ni favorable à la mise en place du vote obligatoire – « on ne répond pas à une crise démocratique par la contrainte » -, ni à la reconnaissance du vote blanc pourtant attendue dans les rangs des Gilets jaunes. Mais le président de la République semble avoir entendu le désir du développement de la participation citoyenne aux décisions publiques. Est envisagée en ce sens, la simplification du  référendum d’initiative partagée via une ouverture de son initiative à un million de citoyens.

Au-niveau local, le président a prévu de renforcer le droit de pétition citoyenne. Une sorte de « RIC local » qui permettrait à un nombre de citoyens – dont le seuil est à définir – d’interpeller les élus locaux sur un sujet afin de le transformer en décision locale, soit par référendum, soit par le vote de l’assemblée délibérative.

Enfin, la refonte de la démocratie de la Vème République passera également par celle du Conseil économique social et environnemental (Cese). Le Président Macron entend diminuer le nombre de ses membres et, en remplacement, y injecter des citoyens tirés au sort « pour représenter pleinement la société ». Ce « Conseil de la participation citoyenne » sera mis en place d’ici le mois de juin avec 150 premiers citoyens tirés au sort. Ils seront en charge d’une réflexion sur la transition écologique. Pour le reste des mesures envisagées, le président de la République annonce le dépôt d’une révision de la Constitution d’ici l’été.

Une nouvelle décentralisation

Emmanuel Macron a poursuivi son propos en dessinant un nouvel acte de décentralisation qui reposera sur deux principes.

Tout d’abord, le président de la République veut rendre plus lisible le mille-feuille territorial. S’il promet de « supprimer les doublons » et « transférer aussi la responsabilité démocratique lorsqu’il y a transfert de compétence », le locataire de l’Elysée est resté vague sur les modalités pratiques de cette nouvelle clarification de répartition des compétences entre les différents échelons.

Ensuite, Emmanuel Macron est revenu sur le principe de différenciation territoriale afin « d’adapter nos règles aux territoires et gagner en liberté ». En donnant aux collectivités la possibilité de s’organiser plus librement, Emmanuel Macron espère gommer les dommages collatéraux de la réforme territoriale. Des effets négatifs dénoncés par les maires tout au long du tour de France présidentiel de ces trois derniers mois.

Avec, enfin, l’objectif présidentiel est de faire aboutir ce nouvel acte de la décentralisation au premier trimestre 2020.

Un nouveau pacte territorial

Le chef de l’Etat a évoqué la mise en place d’un nouveau pacte territorial, qui doit permettre d’apaiser la relation des territoires à leurs services publics. « Nous devons remettre de la présence des services publics, assurer l’accès aux services publics à moins de 30 minutes, avec un accompagnement personnalisé », a affirmé le président de la République. Cette annonce s’inscrit dans la continuité du discours tenu par le chef de l’Etat durant le Grand débat national, lors duquel il a opposé « les fonctionnaires de circulaires » et les fonctionnaires de guichet ». « Je veux qu’on remette plus de fonctionnaires sur le terrain, qui apportent des solutions », a-t-il notamment déclaré.

Dans chaque canton, d’ici la fin du quinquennat, le chef de l’Etat veut ainsi qu’ « un endroit où on puisse trouver des réponses aux difficultés qu’on rencontre » soit mis en place, dans la lignée des maisons de services au public (MSAP).

Comme il avait prévu de le dire dans son allocution qui a fuité la semaine dernière, le chef de l’Etat a déclaré qu’il n’y aurait plus, d’ici la fin du quinquennat, « de fermetures d’écoles ni d’hôpitaux sans l’accord du maire ». « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisations, car elles peuvent être indispensables, mais qu’il n’y aura plus de disparitions comme nous l’avons trop vécu », a-t-il nuancé. Le chef de l’Etat espère donc, comme Jean-Michel Blanquer qui s’est déclaré « l’allié de tous les maires de France », calmer les inquiétudes autour du maintien de l’école rurale que le projet de loi pour une école de la confiance a vu naître.

Du côté de l’éducation, le chef de l’Etat est même allé plus loin dans le détail en évoquant deux mesures : l’extension du dédoublement des classes jusqu’à la grande section de maternelle et la mise en place généralisée de « classe à taille humaine qui ne dépasse pas 24 élèves ».

Finalement, grâce à ce nouveau pacte territorial, Emmanuel Macron espère « réconcilier la métropole, la ville moyenne et la ruralité », des « espaces trop longtemps divisés ».

La « fin des grands corps » de la fonction publique

L’Ecole nationale d’administration (ENA) est bel et bien dans le viseur d’Emmanuel Macron. Plus précisément, ce sont les méthodes de recrutement qu’il souhaite voir améliorées. « Ce ne sont plus des filières méritocratiques, les modes de recrutement créent un biais. » Le président de la République ne veut plus entendre parler de « moule à penser unique », si souvent décrié.

Pour cela, « il faut repenser la formation », en se rapprochant du secteur de la recherche, du monde universitaire et des acteurs de terrain. Il dit aussi ne pas trouver normal d’être « garanti d’une protection à vie [par le statut] » après la réussite des concours et veut « mettre à l’épreuve » les hauts fonctionnaires. Il s’agit de mettre « fin aux grands corps ». Une « réforme ambitieuse » en ce sens doit être engagée « dès demain ».

A noter qu’Emmanuel Macron n’a pas évoqué d’ « autres établissements », comme son intervention avortée du 15 avril dernier le prévoyait. Mais pour mémoire, le versant territorial est concerné par le chantier qu’a lancé le gouvernement, le 17 avril dernier, sur le recrutement et l’attractivité de la fonction publique. Le groupe de travail du 21 mai prochain portera sur l’adaptation des modes de recrutement par concours.

Cet article fait partie du Dossier

Grand débat national : quelles mobilisations dans les territoires, pour quels effets ?

Sommaire du dossier

  1. « Changer notre démocratie, notre organisation, notre administration » : la réponse de Macron en 3 actes
  2. Le droit d’interpellation des élus locaux, un air de déjà-vu
  3. Edouard Philippe détaille le calendrier des chantiers annoncés par l’Elysée
  4. Bilan du Grand débat national : les quatre points clés
  5. Grand débat national, et maintenant ?
  6. Bilan du Grand débat national : dernier rapport des garants
  7. Les garants du Grand débat expriment leur satisfecit
  8. Mortagne au Perche : un grand débat sans RIC ni ISF
  9. Emmanuel Macron face aux maires du Grand Est : les désaccords persistent
  10. Les services publics au cœur des critiques citoyennes
  11. À Ouveillan, on déplore la « déshumanisation » des services publics
  12. Le Grand débat national entre dans sa phase opérationnelle
  13. Grand débat national : mode d’emploi
  14. Grand débat : « Il ne faut pas oublier de remonter les contributions » – Jean-Paul Bailly
  15. Quelles sont les conditions d’un « bon » débat ?
  16. Terra Nova propose le RIC délibératif
  17. Grand débat national : le Gouvernement s’engage sur les modalités d’analyse et de restitution
  18. Le Grand débat au crible des experts de la démocratie participative
  19. A Sézanne, le besoin d’une plus grande proximité entre le citoyen et l’administration
  20. A Roubaix, un débat citoyen entre frustration, espoir et colère
  21. Grand débat : tout savoir sur la plateforme numérique
  22. A Civrieux, on débat en recherchant le consensus
  23. Grand débat : quelle facture pour les communes ?
  24. Grand débat : Sébastien Lecornu constitue un comité des maires
  25. Grand débat national : le rapport accusateur de la CNDP
  26. Le Grand débat national fait le plein à Palavas-les-Flots
  27. A Villiers-le-Bel, les habitants dénoncent les défaillances des services publics
  28. Grand débat : une vision de la transition écologique très critiquée
  29. Grand Débat : le collège de garants assure ne recevoir d’instruction « de personne »
  30. Les mots de la lettre aux Français
  31. Retour sur l’intervention-marathon d’Emmanuel Macron
  32. Grand débat national : « Il faut intégrer les agents publics dans le recueil de la parole citoyenne »
  33. Grand débat national : mais où est donc passée la culture ?
  34. Grand débat : le cri d’alarme de fonctionnaires en détresse
  35. Grand débat : les premières remontées de terrain par les élus
  36. Grand débat : Emmanuel Macron s’attaque au nombre de collectivités
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