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Numérique

A Montréal, la culture s’ouvre aux données

Publié le 26/04/2019 • Par Romain Mazon • dans : Actualité Culture, France

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mgarabedian.com - CC BY-SA 2.0
Pour redynamiser son centre-ville, la ville de Montréal a misé sur la culture, en s’appuyant sur son Quartier des spectacles qui rassemble plusieurs équipements, publics et privés. En 2017, une expérimentation originale a poussé les acteurs culturels à partager les données de leurs publics, pour améliorer et développer l’offre culturelle.

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Avec 12 millions de festivaliers par an, 33 salles de spectacle, 40 festivals… Montréal dispose d’un véritable écosystème culturel, de surcroît très concentré dans le Quartier des spectacles. Mais, à l’inverse d’autres secteurs, le milieu culturel est en retard dans l’utilisation des technologies numériques et des données, pour améliorer son offre ou simplement connaître ses publics.

En 2003, la ville crée une structure, le Partenariat du Quartier des spectacles (PQDS), chargé de développer l’activité culturelle. En 2017, il développe un programme pour aider les différentes structures du spectacle à effectuer leur transformation numérique. Mais comment fédérer des acteurs qui se vivent souvent en concurrents ? « Avec les données, nous avions un outil commun à tous, mais pour les exploiter, il est nécessaire de les partager et de travailler ensemble », explique Eric Lefebvre, directeur du développement du PQDS, et directeur de Synapse C, nouvelle entité, née en 2019 de l’expérience acquise.

Première mission : accompagner chaque organisation dans l’identification des données qu’elle recueille auprès de son public et de ses visiteurs : adresses mails, achat de billets et réservations sur les plateformes… En pratique, chaque acteur culturel dispose de bien plus de données utiles qu’il ne l’imagine. Seules, elles ne valent pas grand-chose, mais mises en commun avec celle des autres acteurs, et croisées, elles révèlent tout leur potentiel. C’est du moins le pari proposé par l’équipe du PQDS.

« Pour aller vers la mutualisation, il fallait créer un climat et une culture de partage. Nous avons donc réalisé un exercice de recoupement entre deux organismes pour créer de la confiance. Avec un partage sur les codes postaux des visiteurs et clients des deux organismes, on a pu faire comprendre qu’on pouvait analyser d’où provenaient les publics. Ça a permis de démontrer l’intérêt de telles démarches de partage », raconte Eric Lefèvre.

En jouant un rôle de tiers de confiance, le Partenariat du QDS permet en outre aux acteurs culturels de devenir des « coopétiteurs », selon le mot d’Eric Lefèvre, autrement dit, des concurrents qui s’enrichissent de nouvelles capacités en mettant en commun un patrimoine, les données, que chacun conservait jusque-là jalousement pour lui seul, et dont il ne faisait rien.

Après avoir créé ce climat de confiance, il a fallu se livrer à un examen détaillé des données apportées, et constater qu’un gros travail de nettoyage était nécessaire, tant la qualité des fichiers fournis était hétérogène. « Nous avons dû les nettoyer, les formater, les dédoublonner…, avant de pouvoir affecter un identifiant unique pour chaque visiteur, anonymisé », précise Eric Lefèvre.

9 millions de données sont finalement récoltées et structurées dans une base de données par des data analystes, qui peuvent alors les interroger sous tous les angles, et faire émerger au niveau du territoire les tendances de fréquentation culturelle que chaque organisme ne serait pas capable d’obtenir individuellement : d’où viennent les spectateurs de la danse, ou du théâtre ? Quels quartiers de Montréal sont peu représentés ? Comment les visiteurs, canadiens ou étrangers, consomment la culture ?

Données partagées, pas ouvertes

« On a fourni environ 350 prismes d’analyse, détaille Viêt Cao, gestionnaire et analyste principal chez Synapse C. On peut proposer des analyses des fréquentations par mois ou par jour, par type de spectacle, gratuit ou payant, en géolocalisant l’origine des visiteurs… » A partir des informations obtenues, les acteurs culturels peuvent ajuster leurs offres, par exemple en observant les taux d’occupation des équipements : « on a pu observer que selon les activités, le nombre de spectacles qui peuvent coexister n’est pas le même : dans certains secteurs, le taux d’occupation ne baisse qu’au dixième spectacle se déroulant en même temps, alors que c’est à partir de deux spectacles seulement pour la danse par exemple », ajoute Viêt Cao. Sur ces bases, il ne reste plus aux professionnels qu’à se coordonner pour ne pas s’affaiblir inutilement.

Autre expérience probante conduite par l’équipe de Synapse C : examiner, avec le théâtre du Nouveau Monde, si la politique tarifaire du théâtre pouvait être plus performante, en différenciant le prix des places selon leur « niveau de désirabilité », en fonction des dates et heures de mise en vente et d’achat. Certaines places ont ainsi été vendues plus chères, permettant de dégager des moyens pour proposer des places à tarifs très préférentiels vers des publics qui se rendent peu au théâtre.

« On n’est pas encore sur des données ouvertes, reconnaît Eric Lefèvre, mais sur des données mutualisées et partagées. Si nous étions partis sur des données ouvertes, cela n’aurait pas marché, les acteurs n’auraient pas suivi ».

Le succès de cette expérimentation, conduite sur trois ans, a en tout cas convaincu les gouvernements québécois et canadien, qui ont demandé à étendre le projet de soutien de l’actif culturel par les données du PQDS à l’ensemble du Québec et du Canada, ce qui a mené à la création d’un nouvel organisme « spin-off » : Synapse C.

Créé en novembre 2017, reconnu Centre d’excellence numérique du Québec en juin 2018 et lancé officiellement en février 2019, il est le premier organisme à but non lucratif spécialisé en valorisation de données pour les arts et la culture au Québec et au Canada. Pendant trois ans, il pourra consolider son approche, grâce à des financements publics supérieurs à 2 millions de dollars canadiens (environ 1,5 million d’euros).

Smart cities : une délégation française au Canada

A l’initiative de Civiteo, en France, et Open North, au Canada (qui a participé à l’expérimentation sur les données culturelles), une délégation française composée d’élus et territoriaux, d’experts de la data et de la smart city, et de la Gazette des communes, a rencontré, dans la semaine du 20 avril, les acteurs de l’open data et des villes intelligentes canadiennes à Montréal, Ottawa, et Toronto. C’est à cette occasion que l’action de Synapse C a été présentée.

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