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Migrants

Campements de migrants : les élus locaux interpellent le gouvernement

Publié le 24/04/2019 • Par Rouja Lazarova • dans : France

migrants-refugies-immigration-accueil
stadtratte / Adobe Stock
Ce matin, la maire de Paris Anne Hidalgo, accompagnée d’élus locaux et de représentants d’associations, a lancé un appel au gouvernement pour la prise en charge inconditionnelle des migrants qui vivent dans des tentes aux portes de Paris et dans d’autres villes en France. Sans cacher sa lassitude face à l’inaction de l’Etat.

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« Nous sommes au bout du rouleau de ce qui peut être supporté par nous, élus, par les riverains, et par les personnes qui vivent dans une indignité totale », a clamé Anne Hidalgo dans une petite salle du centre social et culturel Rosa-Parks, situé dans le 19e arrondissement, à proximité des portes d’Aubervilliers et de la Chapelle où les campements de migrants se reconstituent depuis deux mois.

Le 19 avril, entre 800 et 1500 personnes y dormaient, majoritairement des demandeurs d’asile, voire des réfugiés statutaires, en dépit de deux mises à l’abri effectuées au début du mois.

Prendre en compte la réalité

La maire de la capitale est venue interpeller le gouvernement qui a la compétence de la prise en charge des demandeurs d’asile, des réfugiés, et la gestion de l’hébergement d’urgence. A ses côtés – des élus de Grenoble, de Metz, de Saint-Denis, du 18e et 18e arrondissements parisiens, ainsi que des représentants de nombreuses associations. Tous appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités.

« On souhaite partir de la réalité pour mettre en place un dispositif qui fonctionne. Et qu’on ne nous avance plus cet argument de l’appel d’air, qui est une belle fake-news », a martelé la maire. Et de faire état de la lettre signée par 12 premiers magistrats de villes françaises, parmi lesquels François Baroin, également président de l’Association des maires de France, et Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine, qui a été adressée hier au Ministre de l’Intérieur et au ministre du Logement.

Une prise en charge défaillante des réfugiés statutaires

« Le gouvernement a fait de l’accueil et de l’intégration des réfugiés une question clé », a rappelé Anne Hidalgo. Ils étaient 40 000 en 2016, 36 000 en 2017 et en 2018. « Aujourd’hui, les dispositifs répondent à 10% des besoins », s’est indigné Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile.

L’association faisait partie des 18 organisations de solidarité qui ont signé une tribune dans le Parisien le 14 avril pour alerter le gouvernement sur le sujet.

40 000 places supplémentaires pour les demandeurs d’asile

Florent Guéguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) a rappelé que la situation des demandeurs d’asile est tout à fait critique : ils ont été 120 000 en 2018, alors que le dispositif national d’accueil ne compte que 86 000 places. « Nous demandons 40 000 places supplémentaires pour résoudre ces situations et pour que les demandeurs d’asile aient un accès à l’hébergement, à l’accompagnement, au soutien juridique », a-t-il exigé.

Il a également rappelé les deux autres revendications de la FAS – permettre aux demandeurs d’asile relevant du règlement de Dublin (qui leur impose d’effectuer leur demande d’asile dans le premier pays d’entrée dans l’Union européenne) de déposer leur demande en France ; régulariser des familles sans papiers qui dorment depuis des années dans des centres d’hébergement ou à l’hôtel et qui ne seront jamais expulsées.

La peur et la honte des riverains

« La peur s’est installée chez les habitants de nos quartiers », a assuré Jean-Michel Métayer, riverain et fondateur du collectif « Vivre au 93 Chapelle ». Il a témoigné des stratégies d’évitement des habitants, mais également des taxis en provenances de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle qui ont honte d’exposer au regard des touristes ces situations indignes de la capitale française. « Il y a le drame de la colline du crack », a-t-il ajouté, ce lieu de non droit situé au-dessus d’une bretelle d’accès au périphérique.

« La peur des habitants et des commerçants est légitime », a admis Eric Lejoindre, maire du 18e arrondissement. « Ce sont des problématiques qui relèvent de l’ordre public et de la santé publique. Nous avons demandé à la Préfecture de garantir la sécurité. On ne peut pas être seuls face à des problématiques qui dépassent le 18e », a-t-il assenée.

Vers une politique structurelle

« Le gouvernement agit, mais toujours dans l’urgence, et c’est toujours plus dispendieux », a estimé Pierre Henry. Avant que la maire de Paris ne conclue par son souhait d’une « politique structurelle », loin des « à-coup » des expulsions et mises à l’abri qui s’avèrent inefficaces.

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