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DÉVELOPPEMENT LOCAL
La grotte Chauvet 2, ou quand l’art rupestre dope l’économie du département
Myriem Lahidely | Actualité Culture | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 02/05/2019 | Mis à jour le 03/05/2019

La réplique de la grotte Chauvet favorise la mutation économique et touristique du sud de l’Ardèche. Les communes qui disposaient d’un patrimoine à valoriser ont réussi à développer un tourisme culturel qui permet aujourd’hui de recevoir des visiteurs tout au long de l’année. Une délégation de service public a été passée pour la gestion de la grotte. Acteurs publics et privés collaborent pour renforcer les infrastructures d’accueil.

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[Syndicat mixte de la grotte Chauvet (Ardèche), 2 collectivités, 325 200 hab.] La caverne du Pont-d’Arc (rebaptisée grotte Chauvet 2 Ardèche en février 2019), réplique de la grotte Chauvet découverte vingt et un ans plus tôt à Vallon-Pont-d’Arc, a tenu son pari depuis son ouverture au public en avril 2015. Cet espace de 3 000 mètres carrés au sol, qui restitue à l’identique 8 220 mètres carrés de décors géologiques, a doté le territoire ardéchois d’une vitrine exceptionnelle. Le classement de la grotte ornée originale au patrimoine mondial de l’Unesco, en juin 2014, a aussi assuré une portée internationale à cette structure économico-touristique gérée sous forme de DSP par Kléber Rossillon, professionnel du tourisme culturel.

En un peu plus de trois ans, 1,5 million de touristes ont visité le site. Un quart d’entre eux ne s’étaient jamais rendus en Ardèche auparavant. « Une dynamique s’est engagée et elle a changé la nature même de notre organisation économique et touristique », se félicite Pascal Terrasse, président du Smerg créé en 2007 pour porter les deux dossiers. « Elle a permis de mettre en mouvement toutes les filières », précise-t-il. L’image de marque de ce petit département reposait sur ses paysages, ses activités de pleine nature et son tourisme vert ou rural, à la saisonnalité très marquée qui favorisait l’hôtellerie de plein air. « Dès le départ, nous avons cherché à lier la création de l’espace de restitution au développement d’un tourisme culturel et patrimonial plus durable dans l’année et à plus haute valeur ajoutée », explique Richard Buffat, directeur du Smerg.

Hôtels haut de gamme

Le premier plan de gestion doté de fonds conséquents qui a accompagné la candidature au label Unesco a permis de remettre à neuf des équipements culturels et patrimoniaux vieillissant et d’en créer, pour mailler le sud ardéchois. Un musée archéologique

REFERENCES


CHIFFRES CLES

  • Coût : 55 M€ pour la restitution de la grotte, financés par le département, la région, l’Etat, l’Europe et le délégataire Kléber Rossillon.
  • 30 % des nouveaux visiteurs ne se seraient pas rendus en Ardèche si la grotte n’avait pas existé. Cent quarante nationalités l’ont inscrite parmi les gros « spots » de leur parcours en France, voire en Europe. Elles totalisent pour l’instant 10 % des visiteurs de la grotte et représentent un gros potentiel à développer. (Source : étude 2017 de l’agence de développement touristique de l’Ardèche.)


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