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Education

Education : les collectivités lassées par les annonces à répétition

Publié le 23/04/2019 • Par Michèle Foin • dans : France

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zadorozhna / Adobe Stock
Dans l’allocution que devait présenter Emmanuel Macron le 15 avril, il était question d’éviter toute fermeture d’école d’ici à la fin du quinquennat, et de ne pas dépasser 24 élèves par classe de la grande section au CE1. Des annonces que l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes et le Réseau français des villes éducatives accueillent avec suspicion, dans l’attente d’une véritable vision pour l’école.

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Il y a d’abord eu la cantine à 1 euro et le petit déjeuner gratuit lancés par Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé et des solidarités le 7 avril, puis l’annonce par la ministre des sports Roxana Maracineanu, le 14 avril dans une interview au Parisien, d’un « plan aisance aquatique ». Enfin, Emmanuel Macron devait annoncer lundi 15 avril, un moratoire sur les fermetures d’écoles d’ici à la fin du quinquennat, ainsi qu’un effectif maximal de 24 élèves pour toutes les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1.

Déclarations à la chaîne

« Nous sommes las des déclarations à la chaîne, sans concertation avec les élus. J’ai du mal à me réjouir de nouvelles annonces d’affichage », soupire Damien Berthilier, adjoint au maire de Villeurbanne, en charge de l’éducation et des universités, et président du Réseau français des villes éducatives (RFVE).

Rozenn Merrien, présidente de l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes (ANDEV) emploie le même ton désappointé : « les informations ne nous arrivent que par voie de presse ! Quid de la concertation entre l’Etat, les collectivités et les partenaires ? Pour être dans une dynamique de confiance, il faut déjà se parler ! Certes le plan de communication est bien ficelé, mais cela fait-il pour autant un projet éducatif pour la nation ? » s’interroge-t-elle encore.

Avec quels moyens ?

D’autant que la promesse de ne fermer aucune classe avait déjà été proférée par le président de la République en juillet 2017, sans que cela ne soit suivi d’effet. « Nous dénonçons les injonctions contradictoires. Oui, je me réjouis que l’on ne ferme pas d’école en milieu rural, mais avec quels moyens ? Plafonner le nombre d’élèves à 24 en grande section de maternelle, c’est bien, mais comment fait-on avec des classes de double niveau ? fait remarquer Damien Berthilier. Sans professeurs supplémentaires, cela veut aussi dire plus d’élèves dans les autres classes, car la carte scolaire est déjà figée. » Et de citer l’exemple du département du Rhône, dont les 160 postes créés vont servir principalement à alimenter le dédoublement des CP et CE1 en Réseau d’éducation prioritaire (REP), mais ne suffisent pas pour accueillir les 900 élèves supplémentaires. « Ils vont donc prendre sur les brigades de remplacement ! Il n’y a aucune vision systémique dans ce qui est mis en place » s’insurge-t-il.

Mesure consensuelle

Une critique également formulée par Rozenn Merrien : « l’annonce du gel des fermetures d’école est faite pour éteindre la contestation émergente sur l’école publique des savoirs fondamentaux. Cela pose la question même de l’enjeu de cette mesure. Elle est tellement consensuelle, que personne ne peut s’y opposer, mais comment s’intègre-t-elle dans un cadre éducatif plus global ? »

Ce que souhaiteraient par exemple ces acteurs éducatifs, c’est une évaluation des mesures existantes, avant de tout chambouler. « On ne se pose jamais la question de ce qui existait avant. On n’a pas encore évalué les classes dédoublées en réseaux d’éducation prioritaire ! De même, le dispositif plus de maîtres que de classe a été supprimé pour permettre le dédoublement des classes, alors qu’il avait de nombreux effets positifs », plaide encore Rozenn Merrien.

Anti-sociaux

Surtout, ce que reproche la présidente de l’Andev au gouvernement, c’est de venir écraser des spécificités territoriales avec ces annonces nationales. « Au ministère, on nous dit qu’il n’y a justement pas de cadrage pour préserver le libre arbitre des collectivités. Le problème, c’est que l’effet d’annonce crée une attente dans la population. » « Si on ne le fait pas, on passe pour des anti-sociaux, résume Damien Berthilier. Or nous sommes des partenaires, pas les prestataires de service de l’Etat. »

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