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BUDGET 2011
La Saône-et-Loire limite pour la 2e année consécutive ses investissements
Alexandra Caccivio | Actualité Club finances | Régions | Publié le 06/04/2011

Après une année 2010 marquée par la mise en place d'un « impôt cinquième risque », la collectivité reste prudente, les aides aux personnes âgées représentant toujours son deuxième poste de dépenses.

Le budget primitif du conseil général de Saône-et-Loire, voté le 17 décembre 2010, s’élève à 681,5 millions d’euros, contre 678,2 millions inscrits au BP 2010, soit une hausse modérée (0,4%).

Il se caractérise par un redéploiement des crédits après une année 2010 marquée par un plan de sauvetage. Le redressement financier, courant 2010, a « non seulement assaini la situation budgétaire » mais également permis de maîtriser l’endettement, lit-on ainsi dans le document présenté au débat d’orientation budgétaire.

L’effort consenti l’année dernière a ainsi permis:

En 2011, les dépenses de fonctionnement pèsent pour 497,3 millions d’euros, contre 494,2 millions d’euros au BP 2010, soit une hausse de 0,6%.

Dépenses de personnel deuxième poste de dépenses
Les dépenses de personnel sont limitées à une hausse de 1,8%. Elles passent de 86 millions d’euros inscrits au BP 2010 à 87,6 millions d’euros au BP 2011.
Elles représentent le deuxième poste de dépenses devant les personnes âgées et handicapées, qui mobilisent de leur côté 171,25 millions d’euros. 

A noter que les subventions versées aux communes et aux intercommunalités reculent, passant de 1,2 million d’euros en 2010 à 925.000 euros en 2011.
Les dépenses d’investissement, elles, sont limitées à 85 millions d’euros par an, depuis l’année dernière. Elles s’élèvent précisément à 86,33 millions d’euros.

Les recettes tirées de la fiscalité directe (dont les taux sont stables après une hausse de 13% l’an dernier qu’Arnaud Montebourg, le président du département, avait baptisée « impôt cinquième risque ») affichent une légère hausse, liée à la seule évolution des bases.
Elles passent de 206,2 à 207,2 millions d’euros.

Les dotations de l’Etat, elles, sont en léger recul, passant de 115,7 millions en 2010 à 115,3 millions en 2011.

Le recours à l’emprunt sera de 80,9 millions d’euros (contre plus de 40,8 millions inscrits au budget l’année dernière). L’encours de la dette, au 31 décembre 2010, s’élève à 356,3 millions d’euros (contre 378,8 millions au 31 décembre 2009).