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Protection de l'enfance

Danger des écrans : les académies soulignent l’impact des vulnérabilités sociales

Publié le 12/04/2019 • Par Michèle Foin • dans : France

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Dans un « appel à vigilance raisonnée sur les technologies numériques », les académies insistent sur le lien entre le milieu socio-culturel et l’usage du numérique par l’enfant. Ils encouragent les pouvoirs publics à accompagner davantage les familles vulnérables.

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L’usage des outils numérique par les plus jeunes ne cesse d’augmenter. En 2006, les enfants de 6-17 ans passaient en moyenne 3 heures 09 minutes par jour devant un écran. Dix ans plus tard, ils franchissent les 4 heures quotidiennes, d’après l’étude Esteban de Santé Publique France.

Face à l’ampleur du phénomène, les professionnels de l’enfance et de la parentalité réclament davantage de repères scientifiques pour étayer leur position vis-à-vis des parents de jeunes enfants. Le 9 avril 2019, les trois académies (sciences, médecine et technologies) ont publié un « appel à vigilance raisonnée sur les technologies numériques », pour l’enfant, l’adolescent, et la famille.

L’Académie des sciences avait certes donné un avis en 2013 sur l’usage des écrans, mais « nous n’avions pas assez insisté sur les effets délétères », admet Jean-François Bach, secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences qui a coordonné les travaux. C’était il y a 6 ans, et la façon dont l’usage des technologies numériques a évolué depuis réclamait un nouveau positionnement.

Envisager tous les facteurs de risque

Les trois académies ont donc formé un groupe de travail pour revoir leurs préconisations à l’aune de l’état actuel de la recherche. Cette fois, « il ne s’agit pas d’un rapport exhaustif, prévient Jean-François Bach, car cela serait au dessus de nos moyens, mais d’un appel pour attirer l’attention des pouvoirs publics ».

Si la plupart des travaux à ce jour se sont focalisés sur les corrélations entre d’un côté le contenu et le temps passé, et de l’autre le comportement des usagers, les académiciens encouragent à élargir le champ d’investigation à d’autres facteurs susceptibles d’influencer l’impact des outils numérique, comme les caractéristiques de l’interaction (attitude passive ou active), le contexte de l’utilisation (à l’école ou à la maison, pour les devoirs ou les loisirs), ou encore les caractéristiques de l’utilisateur et l’entourage de l’enfant, « notamment la structure de l’environnement familial ».

L’écran comme un calmant

Fait nouveau, et qui intéressera particulièrement les travailleurs sociaux, les trois académies pointent le milieu socio-culturel comme un facteur de risque de mésusage des écrans. « Dans les milieux sociaux défavorisés, où les parents manquent de temps pour développer l’interactivité avec leurs enfants, l’écran est utilisé comme un calmant », explique Jean Adès, spécialiste des addictions, et membre de l’Académie de médecine. « Fasciné par les bruits et les lumières vives, totalement passif, le très jeune enfant peut apparaître comme déjà victime d’un trouble comportemental. On ne peut pour autant parler d’addiction comportementale (1), prévient-il. Car si les jeunes enfants montrent de l’anxiété voire de l’instabilité quand on leur retire un écran, cela n’occasionne pas les troubles neurologiques associés au sevrage. »

Défaillance parentale

Reste que des signaux alarmants proviennent de médecins de Protection maternelle et infantile (PMI), qui font état « d’enfants en retrait social dû à une exposition importante aux écrans », rapporte Bruno Falissard, pédopsychiatre et membre de l’Académie de médecine. Si cette exposition est couplée avec des problèmes sociaux, cela peut effectivement déboucher sur un risque psychopathologique. Les académiciens appellent néanmoins à distinguer ce qui relève d’une défaillance parentale de l’effet stricto-sensu des écrans. « S’il existe un consensus scientifique quant aux effet des écrans sur la santé physique des jeunes enfants, c’est loin d’être le cas pour les éventuelles conséquences psychologiques » explique le texte. Les cas de bébés exposés plus de 6 heures par jour à un écran sont si extrêmes « qu’il est difficile d’imaginer que d’autres aspects de leur vie n’entrent pas en ligne de compte dans les troubles du développement constatés », fait-il remarquer.

Accompagner les parents vulnérables

« Le débat n’est pas tranché », admet le groupe de travail qui souligne la « quasi-impossibilité » de rassembler des données épidémiologiques fiables avec des groupe-contrôle sur ce sujet. Les scientifiques en appellent donc à un accompagnement des personnes vulnérables par les pouvoirs publics « pour une appropriations responsable des écrans et de ce qu’ils contiennent ». Des formations permanentes et continuent devraient être proposées pour tous les intervenants auprès de la jeunesse « afin de réduire les conséquences des disparités sociale », insistent-il.

Avec la scolarisation obligatoire à 3 ans, « la place des écrans doit faire l’objet d’une réflexion collective au sein de l’établissement scolaire, en y associant les parents », surtout dans les contextes de grande vulnérabilité sociale.

Une question de justice sociale

Quant à la prévention, les académiciens déconseillent les campagnes alarmistes axées sans distinction sur les « dangers des écrans » qui risquent de faire oublier les véritables déterminants de la santé mentale et l’importance des problèmes sociaux. Car si une certaine frange de la population est en mesure de profiter de la richesse qu’apportent les technologies numériques, chez d’autres, leur mésusage ne fait qu’aggraver les difficultés préexistantes. Il s’agit donc autant d’un problème de santé publique que de justice sociale, insistent les académiciens.

(1) Dans leur avis les académies précisent que la définition de l’addiction est réservée aux cas « où se produisent au moins douze mois de déscolarisation ou d’abandon professionnel complet avec un appauvrissement général de la vie sociale. »

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