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Opinion

Endettement et vertu financière : l’heure des paradoxes

Publié le 11/04/2019 • Par Auteur associé • dans : Actualité Club finances, Billets finances, Opinions

Euroscheine in einer Reihe vor weiem Hintergrund
©eyetronic - stock.adobe.com
En préambule de l'observatoire de la dette 2019 du consultant Finance Active à paraitre demain, c'est Bernard Andrieu, président d'Orféor, cabinet de conseil spécialisé dans la gestion de la dette et le financements de projets auprès du secteur public local, de montrer le paradoxe actuel que connaissent les collectivités : des finances plutôt saines et une méfiance pour un retour à la gestion active de la dette que le marché autoriserait pourtant.

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Bernard Andrieu

Bernard Andrieu

Président d'Orfeor

Les collectivités vivent une période que l’on pourrait qualifier de faste. Les diverses mesures gouverne­mentales les conduisent à une situation financière vertueuse et les trésoreries sont pléthoriques. L’in­vestissement a repris en 2018 et se confirme pour 2019/2020, favorisé par la fin de mandat mais aus­si par une amélioration nette de l’autofinancement conduisant à un endettement plus faible dans une période de taux historiquement bas et de concur­rence vive entre établissements prêteurs. Les col­lectivités se désendettent peu à peu et renouvellent leur stock dans des conditions exceptionnelles.

Faste apparent

C’est en tout cas ce qui ressort du der­nier rapport de la Cour des Comptes sur « la dette des entités publiques » et de la dernière note de conjoncture de S&P. Mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.

Les taux bas masquent une remontée très sensible du prix de la ressource bancaire que l’on constate plus facilement dans les marges sur un taux révi­sable que dans l’expression d’un taux fixe.

Les durées de prêt s’allongent ainsi que les phases de mobilisation, mais peu d’emprunteurs adossent leurs emprunts aux biens financés et préfèrent af­ficher un taux bas sur une période courte quitte à, en reprenant les « bonnes habitudes », réaména­ger plus tard lorsque le besoin de marge de manoeuvre se fera sentir.

Parallèlement, ces mêmes emprunteurs re­gardent avec désespoir les emprunts sous­crits dans les années antérieures (avant 2008 et pendant la période de crise de liquidités) et se dé­solent de ne pouvoir les renégocier dans de bonnes conditions !

Emprunts d’équilibre à tous les étages

L’emprunt d’équilibre demeure la règle au détri­ment du financement de projet qui pourtant colle à la réalité économique (phase de mobilisation longue et phase de consolidation facilement à 25 ans et de plus en plus à 30 ans).

Les taux longs sont assez peu différents entre le 15 et le 30 ans amortissables (0,30% environ) et la plati­tude de la courbe de taux permet de sécuriser les taux à date de consolidation (2 ou 3 ans plus tard) pour un prix faible (actuellement moins de 0,10% par an).

La gestion de la dette (encours et flux nouveaux) est donc sortie de la pré­occupation de la plupart des gestionnaires qui, pour autant, ne profitent pas de cette période exceptionnelle pour travailler leurs cahiers des charges et mettre en place des produits sur lesquels ils pourraient durablement garder la main.

Mais voilà, le passé est vite oublié et le banquier demeure le conseillé le plus écouté. Comme dirait Monsieur de la Palisse, c’est lui qui a le pouvoir car c’est bien lui qui prête.

La dissymétrie de connaissance et de comporte­ment a encore de beaux jours devant elle. Cette situation est regrettable car le contexte n’a jamais été aussi opportun pour gérer de façon active et sécurisante la dette et assurer de façon optimum le financement de projets à dérouler sur plusieurs exercices !

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