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Restauration scolaire

Cantine à 1 euro : l’AMF dénonce un effet d’annonce

Publié le 11/04/2019 • Par Michèle Foin • dans : France

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xixinxing / AdobeStock
Annoncée le 7 avril, la cantine à un euro sera lancée d’ici à la fin du mois, sans que les maires ne soient encore informés des modalités de mise en œuvre. L’Association des maires de France dénonce l’ingérence de l’Etat sur une compétence facultative des communes.

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La cantine à 1 euro faisait partie des annonces du Président qui avaient pris les maires par surprise, lors de la présentation le 13 septembre 2018 de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Depuis, on n’en avait plus entendu parler. Le 7 avril 2019, Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé et des solidarités, a annoncé son lancement d’ici fin avril dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD). « Nous lançons avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, la cantine à 1 euro pour les familles. Les communes qui s’engagent recevront une aide de l’État de 2 euros par repas, sachant qu’il coûte en moyenne 4,50 euros. Ça concernera jusqu’à 10 000 communes », a-t-elle précisé.

Là encore, l’Association des maires de France (AMF) n’a pas du tout été consultée. « C’est toujours facile de décider avec le porte-monnaie des autres ! » s’emporte Agnès Le Brun, rapporteure de la commission éducation de l’Association des maires de France (AMF) et maire de Morlaix, qui rappelle que la restauration collective demeure une compétence facultative des communes. Selon l’association, la majorité des communes de plus de 10 000 habitants pratiquent déjà une tarification sociale. L’Etat en est conscient, puisqu’il vise avec cette mesure les « communes aujourd’hui bénéficiaires de la fraction « cible » de la dotation de solidarité rurale « cible ».

Enquête de l’Unaf

Son analyse se fonde sur l’enquête de l’Union nationales des associations familiales (Unaf) réalisée à l’occasion des élections municipales de 2014, qui s’intéressait à la dimension familiale de la tarification des services locaux. Selon cette enquête, si les deux tiers des communes interrogées disposent d’une cantine scolaire, seules un tiers prennent en compte la situation familiale et/ou le revenu pour facturer ce service. Plus la commune est importante, plus la dimension familiale est prise en compte.

Ainsi, entre 10 000 et 100 000 habitants, 81% des communes interrogées prennent en compte la composition de la famille et/ou le revenu. Au dessus de 100 000 habitants, toutes les communes les prennent en compte. En revanche, entre 100 et 400 habitants, entre 400 et 1000, et entre 1000 et 10 000 ce sont respectivement 10%, 21% et 37% des communes qui font cet effort. « Pourquoi ne pas aider toutes les communes ? Soupire Agnès Le Brun. On va encore faire bénéficier d’une aide les communes qui n’ont pas fait l’effort d’une tarification sociale, et comme d’habitude, les communes qui ont pris le chemin de la vertu n’en seront pas récompensées », glisse-t-elle, en référence au financement des écoles maternelles privées, dans le cadre de la scolarisation obligatoire à 3 ans, pour lequel seules les communes qui ne faisaient rien auparavant recevront des compensations de l’Etat.

Des coûts sous-estimés

Ce qui suscite surtout l’incompréhension des maires, ce sont les coûts de revient pour un repas, estimés par l’Etat à 4,5 euros. « D’où sort ce chiffre ? » s’étrangle encore Agnès Le Brun, à qui les 3700 repas quotidiens servis sur sa commune reviennent à 7,5 euros l’unité. Selon Christophe Hébert, président de l’Association nationale des directeurs de la restauration collective (Agores), cela correspond au coût du repas sorti de la cuisine. « Mais cela ne comprend pas la livraison, le service, ni l’amortissement des équipements. Le coût global supporté par les communes est plutôt de l’ordre de 11 à 12 euros le repas, si l’on prend tout cela en compte », précise-t-il.

Il salue tout de même le geste de l’Etat. « Pour une fois, l’Etat prend une décision et abonde. Certes 2 euros semble insuffisant aux yeux des maires, mais cela couvre globalement la part alimentaire. C’est déjà une bonne chose. »

Manque d’étude d’impact

Il perçoit néanmoins une faille dans ce dispositif : le manque d’étude d’impact que cela pourra avoir sur des petites communes en milieu rural. « Pour les collectivités qui ont déjà un taux de fréquentation élevé, la tarification sociale amènera davantage d’enfants à fréquenter la cantine. Il faudra alors prévoir des investissements, des recrutements. Cette difficulté est bien réelle lorsque l’on n’a pas les services techniques d’une grande ville, et il ne faut pas la sous-estimer, d’autant que les 2 euros de l’Etat ne suffiront pas du tout pour couvrir ces éléments, aussi importants que le contenu de l’assiette », fait-il remarquer. De fait, en milieu rural les communes sont confrontées à une logistique complexe : il faut parfois déplacer les enfants d’un lieu à un autre en cas de regroupement pédagogique intercommunal (RPI) dispersé, trouver du personnel… La réforme des rythmes scolaires a montré à quel point ce n’était pas simple. « Il faudrait un accompagnement adapté à ce genre de situation », suggère Christophe Hebert, dont l’association, pourtant incontournable en la matière, n’a elle non plus pas été sollicitée.

Rien sur les modalités pratiques

Concrètement, comment cela va-t-il se passer ? Les communes intéressées doivent-elles se tourner vers le préfet ? « Nous avons plus de questions de réponses ! » répond impuissante Agnès Le Brun. Elle a rencontré le ministre de l’éducation ce mardi. Lui non plus ne semblait pas au courant des détails de l’opération. « C’est ce qu’on appelle un effet d’annonce ! » conclut-elle, dépitée.

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