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Spectacle vivant

Le spectacle vivant face au défi des surcoûts de sécurisation

Publié le 08/04/2019 • Par Nathalie Perrier • dans : A la Une prévention-sécurité, Actualité Culture, France

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ALDECAstudio - Adobe Stock
Après avoir paré à l’urgence au lendemain des attentats de 2015 et 2016, festivals et salles de spectacle doivent désormais trouver un modèle économique pour faire face aux dépenses de sécurité. Un constat dressé par le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) à la lumière d'une enquête, que la Gazette présente en exclusivité.

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Quel est le surcoût liés aux dépenses de sécurité ? Quels sont les principaux postes de dépenses ? Alors que le Fonds d’intervention pour la sécurité des sites et manifestations culturelles vient de succéder au Fonds d’urgence pour le spectacle vivant (créé par le décret du 18 mars), le « Diagnostic Sureté des lieux de spectacle en France. 2015-2018 », réalisé par le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV), dresse un état des lieux très précis du coût de la sécurité. Un état des lieux sur lequel le CNV n’a pas encore communiqué mais dont la Gazette a pu prendre connaissance.

Sécurité : un surcoût incontournable

Réalisée au Printemps 2018, cette enquête, qui s’appuie sur un panel représentatif de 200 établissements recevant du public (ERP) et installations ouvertes au public (IOP), est le fruit d’un groupe de travail réunissant les ministères de l’Intérieur et de la Culture, le Syndicat national du spectacle musical et de variété (Prodiss), le Syndicat national du théâtre privé (SNDTP)), le Syndicat professionnel des cabarets, music-halls et lieux de création (CAMULC),  l’Union nationale des syndicats d’artistes musiciens de France (SNAM-CGT), et le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

Depuis les attentats parisiens de Charlie Hebdo et du Bataclan en janvier et novembre 2015, puis ceux de Nice en 2016, la menace terroriste pèse sur l’organisation et le bon déroulement des manifestations culturelles. La sécurité est devenue un impératif, qui coûte très cher. Au total, selon le Diagnostic du CNV, le surcoût lié aux dépenses de sûreté entre 2015 et 2017 s’établit à près de 110 millions d’euros pour l’ensemble des lieux de spectacles (salles et festivals). L’ampleur du surcoût est donc considérable et rien ne laisse penser que la hausse ne va pas se poursuivre.

Pour les salles, les dépenses de sûreté représentent 243 millions d’euros pour 2016-2017 et 257 millions d’euros pour 2018, soit un surcoût calculé de 85 millions d’euros entre 2015 et 2016-2017, et de 13,5 millions d’euros entre 2016-2017 et 2018.

Pour les festivals, les dépenses de sûreté représentent 53 millions d’euros pour 2016-2017 et 54 millions d’euros pour 2018, soit un surcoût calculé de 1 million d’euros.

© Julien via Adobe Stock

© Julien via Adobe Stock

Le personnel, premier poste de dépenses

« Le surcoût de sécurité pour les salles et les festivals est non seulement réel, mais il s’est durablement ancré dans les charges de structures, note le CNV. Si le financement de ce surcoût a été en partie supporté par le Fonds d’urgence au spectacle vivant (aujourd’hui remplacé par le Fonds d’intervention fonds d’intervention pour la sécurité des sites et des manifestations culturels) et la vitalité du secteur en 2017, des inquiétudes demeurent sur l’avenir, notamment pour les petites structures ».

Sans surprise, le poste de personnel (personnel de sécurité, personnel affecté à la vidéo-protection, sensibilisation) reste le premier poste de dépenses de sûreté puisque le recours au personnel est souvent la première mesure mise en place pour sécuriser le flux d’entrée de spectateurs. Les montants engagés sont passés de 172 millions d’euros à 249 millions d’euros entre 2015 et 2018, soit un surcoût de plus de 77 millions d’euros.

De fortes sommes ont également dû être mobilisées pour former et sensibiliser le personnel et beaucoup reste encore à faire, ce qui laisse présager une nouvelle hausse des dépenses dans les années à venir.

Coûts des équipements

Les organisateurs de festivals comme les dirigeants de salles de spectacle ont aussi dû investir dans du matériel pour faire face au risque terroriste qui, là aussi, ont entraîné des surcoûts : barriérage et dispositifs anti-intrusions (surcoût de 8,5 millions d’euros en 2016-2017), installation de caméras de vidéo-protection (surcoût de 6 millions d’euros en 2016-2017), contrôles des publics et des issues/accès (surcoût de 10,1 millions en 2016-2017), etc. Et ce n’est pas fini. Les structures n’ont en effet d’autre choix que de continuer à investir pour parfaire la sûreté de leur site ou salle de spectacle.

« Les organisateurs de spectacle comme les dirigeants des lieux de spectacles ont dans un premier temps fait face à l’urgence, commente Jean-François Paux, responsable du secteur Salles de spectacles au CNV.  Aujourd’hui, ils réfléchissent à des dispositifs pérennes, que ce soit en termes de personnels ou de matériels. Ils essaient aussi d’optimiser les coûts pour faire face à ces impératifs de sécurité sans mettre en péril leurs structures. C’est un des défis à venir. »

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