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Politique de la ville

Politique de la ville en 2018 : les cinq chiffres à retenir

Publié le 27/03/2019 • Par Mathilde Elie • dans : France

banlieues_fotolia
Philippe Minisini - Fotolia.com
L’Observatoire national de la politique de la ville a rendu son rapport 2018, consacré à l’emploi et au développement économique dans les quartiers prioritaires. Malgré des signes d’amélioration, la situation générale au regard de l’emploi reste dégradée.

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« Si les politiques publiques mises en œuvre contribuent réellement au rééquilibrage des chances dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), elles ne suffisent pas pour autant à faire disparaitre les difficultés rencontrées par les habitants et les entreprises désireuses de s’y installer. Il faut donc poursuivre ces politiques, avec une intensité renouvelée. » C’est le constat et la préconisation de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), qui vient de présenter son rapport 2018. Après la typologie des quartiers et la mobilité résidentielle, l’ONPV s’intéresse donc à l’emploi et au développement économique dans ces quartiers.

En effet, les habitants y cumulent des handicaps dès l’école, avec des conséquences ultérieures sur l’emploi. Pour le comprendre, l’observatoire a rédigé 10 études, assorties de 14 fiches thématiques, dont deux sur la sécurité. La Gazette a sélectionné cinq informations à retenir.

Les trois quarts de la population résidant en QPV sont peu ou pas diplômés

Les trois quarts de la population résidant en QPV sont peu ou pas diplômés, contre un peu plus de la moitié dans les autres quartiers. Cependant, l’écart se réduit pour les jeunes générations. Ainsi, parmi les jeunes sortants de scolarité en 2013, 46% sont peu ou pas diplômés dans les QPV, contre 23% dans les autres quartiers. Enfin, 38% des diplômés du supérieur résidant en QPV au moment du Bac sont diplômés de niveau Bac +5, soit à peine moins que leurs homologues habitant dans les autres quartiers (41%).

Le rapport souligne qu’en termes d’éducation, les moyens sont supérieurs dans les QPV mais les résultats toujours en retrait. Certes le taux de réussite au brevet continue de progresser mais l’écart persiste : 82,8% de réussite contre 89,1%. De plus, la filière générale continue d’être sous représentée dans l’orientation au lycée, et les aspirations d’orientation dans l’enseignement supérieur sont plus modestes pour les lycéens résidant dans les QPV.

Filières post-baccalauréat classées en premier vœu selon le type de baccalauréat et le quartier de résidence des lycéens (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Filières post-baccalauréat classées en premier vœu selon le type de baccalauréat et le quartier de résidence des lycéens (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Ces parcours scolaires plus courts, avec davantage de décrochage scolaire et d’orientation en filières professionnelles, ont un impact négatif sur les trajectoires professionnelles.

Trois ans après sa formation, plus d’un jeune sur trois ne travaille pas

Les jeunes des QPV ont plus de difficultés à s’insérer dans la vie professionnelle que leurs homologues des autres quartiers. Trois ans après leur sortie de formation initiale, 37% des jeunes au moins bacheliers issus des QPV ne travaillent pas, contre 22% dans les autres quartiers. Le temps d’accès moyen au premier emploi est plus long, et les périodes d’embauche plus courtes durant leurs trois premières années de vie active.

Temps d’accès moyen au premier emploi et temps moyen passé en emploi entre 2013 et 2016, selon le lieu de résidence (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Temps d’accès moyen au premier emploi et temps moyen passé en emploi entre 2013 et 2016, selon le lieu de résidence (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Plus le niveau d’étude est faible, plus l’accès à l’emploi est compliqué. Ainsi, 78% des jeunes de QPV sortants précocement de leur scolarité sont sans emploi, contre 58% (hors QPV en Paca).

A caractéristiques égales, résider dans un QPV a un effet négatif sur l’insertion. Cela peut s’expliquer par le profil et l’origine sociale des jeunes concernés, mais aussi par les caractéristiques liées aux QPV eux-mêmes comme la faible densité d’emploi disponibles localement, et l’effet quartier qui peut conduire à des discriminations.

Un taux de chômage deux fois et demi plus élevé

Si le taux de chômage dans les QPV diminue (25,3% en 2016), il est deux fois et demie supérieur à celui des autres quartiers : 24,7% contre 9,2%. Concernant les jeunes, l’écart se resserre mais persiste. Trois ans après leur sortie de formation initiale, 63% des jeunes des QPV au moins titulaires du Bac sont en emploi contre 78% pour ceux des autres quartiers. La situation reste donc dégradée. Plus de deux adultes sur cinq âgés de 15 à 64 ans restent à l’écart du marché du travail. Le taux d’activité n’est que de 58,8% contre 72,4% dans les autres quartiers.

Statut des inactifs selon le lieu de résidence en 2017 (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Statut des inactifs selon le lieu de résidence en 2017 (en %). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

L’observatoire souligne aussi les conditions d’emploi précaires des habitants des QPV, qui se voient proposer davantage de CDD ou de missions en intérim. 72,7% des actifs en emploi résidant en QPV sont des employés ou des ouvriers, contre 42% dans les autres quartiers. Mais là encore l’ONPV note un rattrapage en cours, puisque les jeunes des QPV de moins de 30 ans appartiennent plus souvent à la catégorie des professions intermédiaires que leurs aînés.

42,6% des sociétés implantées sous le statut de micro-entrepreneur

Entre 2014 et 2016, 126 000 entreprises se sont implantées dans les QPV, à 42,6% sous le statut de micro-entrepreneur. Les personnes sans emploi et les travailleurs des QPV semblent donc profiter d’un environnement dynamique pour créer leur entreprise.

L’observatoire note d’ailleurs une véritable évolution sur les métiers en termes de création. Alors que les établissements déjà implantés relèvent principalement du secteur des petits commerces de détail, notamment alimentaires ou de textiles, le transport et l’entreposage sont des secteurs plus fréquents parmi les créations d’établissement en QPV.

14% des jeunes en contact avec une mission locale résident en QPV

Le rapport souligne le rôle positif des politiques publiques sur l’emploi et le développement économique dans les QPV. Il note une mobilisation plus forte des services de l’emploi avec notamment un accompagnement par Pôle emploi et les missions locales (14% des jeunes en contact avec une mission locale résident en QPV), une utilisation plus intensive des dispositifs existants tels que les Ecoles de la deuxième chance ou la Garantie jeune, ou encore un recours plus fréquent aux dispositifs bénéficiant aux entreprises comme les contrats aidés ou l’apprentissage.

Par ailleurs, les mesures d’exception territoriale permettent de combler les situations les plus difficiles. Cette discrimination positive est déclinée à travers les emplois francs et les zones franches urbaines, avec un succès mitigé pour ce dispositif.

Si le rapport reconnait le rôle de ces politiques publiques, avec des signes d’amélioration dans les QPV (diminution du chômage, rattrapage générationnel et dynamisme dans la création d’entreprises), il estime qu’elles peuvent aller plus loin, pour faire encore mieux en termes d’insertion.

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