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EDUCATION
Les maires ruraux braqués contre la loi « Blanquer »
Michèle Foin | France | Publié le 02/04/2019 | Mis à jour le 26/03/2019

La proposition de création d’établissements publics des savoirs fondamentaux, mentionnée à l'article 6 quater du projet de loi pour une école de la confiance, permettrait surtout à l’Etat de faire des économies et de privilégier la concentration scolaire, selon les maires ruraux, vent debout.

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Lors de l’examen du projet de loi pour une école de la confiance, adopté à l’Assemblée le 19 février 2019, et qui doit passer au Sénat mi-mai, les députés ont accepté un amendement qui offre la possibilité de créer des établissements publics des savoirs fondamentaux (1) [1]. Il s’agit, pour les collectivités qui le souhaitent, d’associer les classes d’un collège et d’une ou de plusieurs écoles situées dans son secteur de recrutement.

« Ces établissements ne pourront naître que là où les communautés éducatives les estimeront utiles, voire nécessaires, et en réponse à une situation locale particulière », a tenu à rassurer l’auteure de l’amendement, Cécile Rilhac, députée (LREM) du Val-d’Oise, en séance publique, le 15 février 2019.

Ecole à deux vitesses

Il ne s’agira pas nécessairement d’intégrer physiquement les classes du premier degré dans les murs du collège. « Nous voulons créer des réseaux qui favoriseront la concertation et le travail interdegrés, sans qu’il s’agisse forcément de rassembler les classes sur un même lieu géographique », a encore précisé la députée. L’objectif du législateur est « pédagogique ». Il souhaite « créer un véritable continnum entre l’école et le collège », a insisté pour sa part Patrick Hetzel, député (LR) du Bas-Rhin.

Depuis, l’AMRF ne décolère pas. Elle dénonce la méthode employée pour faire passer cette disposition, sans concertation préalable avec la communauté éducative ni étude d’impact, mais aussi son contenu, qu’elle estime une « attaque contre la proximité ». Selon elle, les établissements des savoirs fondamentaux accentuent « les mécanismes

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