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NUMÉRIQUE
L’ouverture des données culturelles, gage de valorisation des œuvres et du travail des agents
Pierre-Alexandre Conte | Actualité Culture | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 20/03/2019 | Mis à jour le 03/04/2019

Après délibération, la ville de Grenoble a décidé, en 2018, d’ouvrir ses données culturelles. Une initiative précurseure.

opendata

[Grenoble, Isère, 160 600 hab.] Si le mouvement progresse doucement, les collectivités qui ont mis un pied dans l’open data s’avèrent peu nombreuses. Le 8 octobre 2018, date à laquelle est entrée en vigueur l’obligation d’ouverture des données publiques, elles étaient seulement 343, sur les 4 510 concernées par cette obligation (1) [1], à avoir engagé une telle démarche, selon l’Observatoire open data des territoires.

 

Corpus numérisés

Grenoble fait partie des collectivités qui ont pris très tôt la problématique à bras-le-corps. Ce n’est donc en rien un hasard si cette ville se trouve aujourd’hui en avance. A cela s’ajoute le fait que, depuis décembre 2017, Laurence Comparat, adjointe au maire, chargée du sujet, préside l’association Open data France.

Le 14 mai 2018, la commune a en effet adopté à l’unanimité une délibération ouvrant les données de ses équipements culturels. Les établissements concernés – bibliothèque, musée de Grenoble, muséum, conservatoire, théâtre – doivent donc mettre à la disposition de tous les corpus numérisés, notices, photographies, dossiers pédagogiques et de médiation, documentation scientifique des expositions, etc.

« La délibération du mois de mai dernier élargit celle de 2014, explique Laurence Comparat. Il y a une volonté d’augmenter l’exposition des œuvres, mais aussi de valoriser le travail des agents de la ville qui les gèrent, qui permettent au public d’y avoir accès et qui alimentent un lieu numérique en complément d’un lieu physique. »

Travail avec Wikimedia France

Concrètement, la ville compte, par exemple, travailler avec Wikimedia France pour mettre des œuvres à disposition sur plusieurs plateformes, en indiquant, évidemment, leur provenance. De quoi développer la notoriété des équipements grenoblois et nourrir l’envie des citoyens de les découvrir. Mais la démarche s’adresse aussi au secteur public : « C’est un gisement d’utilisation de l’open data que nous n’avions pas envisagé. Nous songeons aux acteurs économiques, associations, citoyens, journalistes, etc., mais il y a aussi au quotidien des échanges de données entre services culturels qui ne sont pas nécessairement formalisés. »

REFERENCES


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