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[Interview] Egalité femmes-hommes

Caroline De Haas : « Tout n’est pas encore réglé sur le harcèlement sexuel au travail »

Publié le 27/03/2019 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France, Toute l'actu RH

caroline-de-haas-egalite-femme-homme
@ Elliot Lepers
Caroline De Haas a fondé l’association Osez le féminisme ! en 2009. Militante et cheffe d’entreprise, elle accompagne des administrations et des entreprises sur la question de l’égalité femmes-hommes et la prévention du harcèlement sexuel au travail.

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Caroline De Haas a été secrétaire générale de l’Union nationale des étudiants de France et a fondé l’association Osez le féminisme ! en 2009. Elle a fait partie du cabinet du ministère des Droits des femmes de Najat Vallaud-Belkacem de 2012 à 2013. Militante et cheffe d’entreprise, Caroline De Haas accompagne depuis cinq ans des administrations et des entreprises sur la question de l’égalité femmes-hommes et la prévention du harcèlement sexuel au travail dans le cadre de ses activités au sein du groupe Egae. Il ressort de son expertise que toutes les structures sont confrontées au problème, et qu’il y a eu un réel effet #metoo dans l’évolution des mentalités. Mais il reste un long chemin à parcourir.

Comment vos interventions ont-elles permis aux collectivités de réaliser qu’elles étaient concernées par le harcèlement sexuel au travail ?

Au début, nous n’avions pas de demande spécifique lorsque nous abordions le sujet. En 2015, lors d’un sondage interne réalisé pour une collectivité sur l’égalité femmes-hommes dans les politiques publiques, la question du harcèlement sexuel au travail fut posée. L’ampleur des chiffres a alors fait paniquer la direction des services. Une autre fois, lors d’une formation sur le sexisme, les participants devaient écrire des exemples de propos sexistes sur un papier et le passer au groupe voisin pour qu’il trouve une repartie. Une personne a lu l’un des écrits : « Untel passe derrière moi à la photocopieuse, m’attrape les hanches, se colle à moi et me dit Hum, t’aimes ça”. » Je pense qu’elle était persuadée qu’il ne s’agissait « que » de sexisme et non d’une agression sexuelle. Une trop grande méconnaissance du sujet subsiste et contribue ainsi à sa banalisation.

Pendant longtemps, les gens n’ont pas réussi à comprendre que des cas de harcèlement sexuel pouvaient être commis dans leurs collectivités

De ce point de vue, le mouvement #metoo a-t-il fait changer les mentalités ?

Le mouvement #metoo a percuté ce que j’appelle « l’illusion de l’égalité », comme ce fut le cas, en 2010, avec la réforme des retraites sur l’idée d’égalité professionnelle, en montrant que les femmes percevaient, à la retraite, 40 % de moins que les hommes. A nouveau, on a pris conscience qu’un problème perdure dans les espaces intimes mais aussi dans le milieu professionnel. Pendant longtemps, les gens n’ont pas réussi à comprendre que des cas de harcèlement sexuel pouvaient être commis dans leurs collectivités. Ils ne voulaient pas le croire. Et quand il y en avait, ils étaient traités vite et mal. En général, les directions déplaçaient la femme et faisaient un rappel à la loi à l’homme. Aujourd’hui, des personnes m’affirment encore que rien ne leur remonte. En revanche, plus grand monde me dit qu’il n’y a rien dans leur structure. Tout n’est pas réglé, loin de là. Mais un frémissement se fait sentir.

Quels sont les freins aujourd’hui et comment réagissent les structures qui y font face ?

Tout d’abord, un préjugé tenace existe selon lequel le harcèlement sexuel relève davantage de la sphère personnelle, donc les gens ont tendance à ne pas le considérer comme un problème professionnel. Si vous êtes confronté à un incendie dans un gymnase, vous intervenez. Alors, pourquoi ne traitez-vous pas le harcèlement sexuel de la même manière ? Un autre frein est de ne pas avoir conscience des conséquences qui peuvent être dévastatrices pour les victimes et, ainsi, ne pas réaliser l’urgence qu’il y a à régler la situation. Néanmoins, depuis quelques mois, il y a une plus forte mobilisation. Trois scénarios prévalent : une crise survient, il est alors obligatoire de la gérer ; les RH ou les syndicats poussent pour obtenir une formation pour le personnel ; la direction se mobilise pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail.

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