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Social

Le travail social met le cap sur « l’aller vers »

Publié le 19/03/2019 • Par Catherine Maisonneuve • dans : France

©AKS - stock.adobe.com
A l’occasion de la Journée mondiale du travail social, un colloque a été organisé le 18 mars sur « l’aller vers » un concept qui se diffuse largement au fil des ans.

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En avant-première de la Journée mondiale du travail social du 19 mars, le Haut Conseil du travail social (HCTS) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ont organisé, le 18, un colloque sur le thème « L’aller vers, un enjeu de cohésion sociale » à l’Hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale – Richard Ferrand l’a ouvert ainsi que Brigitte Bourguignon, députée du Pas-de-Calais, présidente de la commission des Affaires sociales et présidente du HCTS.

Changement de paradigme de la relation d’aide en travail social ou retour au cœur de métier comme le disent les travailleurs sociaux seniors, cette notion de « l’aller vers », vieille comme les maraudes, est réactivée comme levier de lutte contre le non recours aux droits et aux prestations – il s’élèverait à 36% pour le revenu de solidarité active, entre 21 et 34% pour la couverture maladie universelle et entre 57 et 70% pour l’aide à la complémentaire santé. Ce non recours est une préoccupation partagée par l’Etat et les institutions -on le voit dans la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, mais aussi les travailleurs sociaux dont les pratiques sont réinterrogées autour d’une question cardinale : comment « aller vers » sans demande. « N’y a-t-il pas un risque de s’imposer et de ne pas respecter le libre arbitre de chacun », s’est interrogé Didier Dubasque, membre du HCTS (et auteur de blog) qui a animé le colloque.

Le risque est aussi que « l’aller vers » devienne juste un nouveau mantra du travail social…

Mais trois expériences de pratiques innovantes, et concrètes, ont été présentées lors du colloque.

Une équipe juridique mobile pour les publics Dalo/Daho

Dans le cadre de leur Plan d’actions pour l’accès aux droits et contre le non recours signé en septembre 2017, la ville de Grenoble et son centre communal d’action sociale ont lancé en juin 2018 une équipe juridique mobile (EJM) qui va à la rencontre des publics éligibles Dalo / Daho (droit au logement/hébergement opposable) et les accompagne tout au long de leur démarche : information, constitution de dossier « mais aussi, le cas échéant, procédure de recours contentieuse en cas de refus » a souligné Véronique Lejeune directrice de l’action territoriale. L’équipe est composée d’une travailleuse sociale, d’une écrivaine publique, d’une travailleuse paire et de juristes stagiaires : « l’objectif est que les travailleurs sociaux se remobilisent et réutilisent le Dalo, qu’ils avaient abandonné comme il ne portait pas ses fruits », explique son coordinateur Pierre-Luc Fayolle,

Un Ehpad « hors les murs »

La Croix-Rouge des Yvelines expérimente Ehpad@Dom sur deux ans. Le concept ? Déplacer l’établissement local d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad Stéphanie) hors les murs en s’appuyant sur des services de soins infirmiers et d’aide et accompagnement à domicile classiques (Ssiad/Saad) avec téléassistance et solutions technologiques pour composer un accompagnement personnalisé, nuit et jour, par une équipe de professionnels dédiée. Les 24 personnes âgées du dispositif ont aussi accès à une psychologue, des animations, au portage de repas, à une infirmière d’astreinte la nuit… pour 175 euros par mois. Alice Monchambert de La Croix Rouge (qui finance sur fonds propres) souligne qu’une étude comparative, à la fois sanitaire et financière, est intégrée dans l’expérimentation en partenariat avec le laboratoire de recherche économique de  l’université Paris Dauphine et l’équipe médicale du gérontopôle du CHU de Reims..

Snapchat pour toucher les jeunes

La Caisse nationale d’allocations familiales a généralisé le projet « Promeneurs du net, une présence éducative sur internet » sur tout le territoire. Animateurs, éducateurs, professionnels exerçant en Centre social, en foyer de jeunes travailleurs ou en maison des jeunes, les Promeneurs écoutent, informent, accompagnent, conseillent et préviennent. Romain Gardelle, sous-directeur du développement territorial à la Caf de la Seine-Saint-Denis et Fortune Kisalasala, chargé de communication et intervenant sportif de l’association ERA 93 ont expliqué comment les 25 promeneurs du département touchent environ 800 jeunes via les réseaux sociaux (snapchat ou instagram -facebook est out). Les jeunes entre 11 et 25 ans représentent 18,45 % de la population de Seine-Saint-Denis contre 16,8 % sur l’ensemble du territoire métropolitain. La question de la jeunesse est donc un enjeu majeur de territoire sur ce département.

Ces expériences ont permis d’ouvrir un débat avec un panel de personnes « grands témoins ». Avec l’intervention bousculante d’une représentante du Conseil national des personnes accompagnée, Carole Le Floch. Pour elle, « l’aller vers » doit être à double sens : « les personnes doivent retrouver l’envie d’aller vers votre société ». Avec une courte adresse aux travailleurs sociaux : « avant d’aller vers, réfléchissez bien à ce que vous allez nous proposer». Elle cite ce qui pour elle est un contre-exemple : les solutions d’hébergement d’urgence pour les personnes à la rue.

 

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Commentaires

Le travail social met le cap sur « l’aller vers »

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marie-claude

17/04/2019 12h52

il faut etre conscient que les travailleurs sociaux affrontent la détresse matérielle et morale des personnes de tous les âges, et, sur fond de crise économique et d’évolution sociétale, les problèmes et les urgences sociales se multiplient. Conséquence : il faut beaucoup d’abnégation, de maturité et d’équilibre personnel pour affronter des situations de détresse et l’affectivité sollicitée dans la relation permanente avec des personnes fragilisées est à l’origine de phénomènes d’usure professionnelle, d’autant plus que le travailleur social ne maîtrise pas totalement la situation dont l’évolution souvent se dégrade malgré ses efforts, ce qui génère un supplément de stress

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