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GILETS JAUNES
Interdiction de manifester : les maires concernés saluent la « fermeté » du Premier ministre
Mathilde Elie | A la Une prévention-sécurité | Actu prévention sécurité | France | Publié le 19/03/2019

En réponse aux violences et au saccage des Champs-Elysées qui ont marqué la mobilisation des gilets jaunes du 16 mars, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé des interdictions de manifester dans les villes les plus touchées. Une décision saluée par les maires concernés qui pointent tout de même des limites.

"gilets jaunes"48 heures après une mobilisation des gilets jaunes émaillée par de nombreuses destructions sur les Champs-Elysées, Edouard Philippe affiche sa fermeté. Lors d’une conférence de presse donnée à Matignon lundi 18 mars, le Premier ministre a présenté les mesures qui seront mises en œuvre pour faire face à ces violences. « Nous interdirons les manifestations se revendiquant des gilets jaunes dans les quartiers qui ont été le plus touchés dès lors que nous aurons la connaissance de la présence d’éléments « ultras » et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Elysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse. »

Cette interdiction de manifester satisfait les maires concernés, qui devraient être associés à la décision. Interrogé par les équipes de France 3 Aquitaine, le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, estime que « les mesures proposées par l’Etat vont dans le bon sens ». Si la place Pey-Berland a déjà été identifiée comme site à interdire, l’élu compte transmettre d’autres propositions au ministère de l’Intérieur. Il a évoqué un système de barrières pour bloquer totalement l’accès de cette place.

 Appel à la vigilance dans les autres quartiers

Même réaction du côté du maire de Toulouse et président de France urbaine. Jean-Luc Moudenc a reconnu auprès de nos confrères de France 3 Occitanie, une mesure « forte, une attention particulière portée à Toulouse qui a été très touchée ». Mais au-delà du symbole, l’élu pose la question de « la pratique et les moyens déployés pour la faire appliquer ». Il ne souhaite pas que « les effectifs de police se concentrent sur la place du Capitole » et appelle à la vigilance dans les autres quartiers. « Ce n’est pas l’épicentre des violences commises le samedi. D’autres quartiers subissent de fortes dégradations, par exemple Saint-Cyprien. » Il a également précisé qu’il n’était pas question d’une interdiction totale qui serait « anticonstitutionnelle et pas légale ». « Christophe Castaner m’a dit que le périmètre d’interdiction était évolutif et serait déterminé par arrêté prefectoral », a-t-il enfin déclaré à BFM TV.

200 millions d’euros de dégâts

200 millions d’euros. C’est le montant estimé par le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, en lien avec la Fédération française de l’assurance des dégâts liés aux manifestations des gilets jaunes qui ont lieu depuis le mois de novembre 2018. Un chiffre actualisé qui tient compte de la mobilisation du samedi 16 mars marquée par le saccage des Champs-Elysées.

Pour venir en aide aux commerçants impactés, le gouvernement a mis en place un plan d’action national de soutien. Une circulaire datée du 7 mars en précise les modalités [7], notamment les détails de l’opération de « revitalisation et d’animation commerciales » des centres-villes annoncée par le Premier ministre le 1er février.

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