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RENCONTRES NATIONALES DE LA PARTICIPATION

Éduquer les citoyens, un levier pour la démocratie de demain ?

Publié le 13/03/2019 • Par Brigitte Menguy • dans : France

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A Grenoble, les professionnels de la démocratie participative se sont réunis, à l’initiative du think tank Décider ensemble, du 11 au 13 mars 2019, pour réfléchir au renouveau de la démocratie locale. Et pour y parvenir, aucun tabou n’est mis de côté, pas même celui de l’éducation du citoyen.

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Réinventer la démocratie de demain. Telle est la volonté affichée, ce mercredi 13 mars 2019, troisième et dernier jour des rencontres nationales de la participation où professionnels de ce secteur se sont réunis à Grenoble, à l’initiative du think tank Décider ensemble.

Car si les deux premiers jours de ces rencontres ont été marqués par le contexte du Grand débat national, son dernier jour est déjà dans l’après. Les ateliers du mercredi 13 mars se sont attachés à répondre à de nombreuses questions sur la démocratie de demain en pointant du doigt l’urgence de leurs réponses à la veille des élections municipales de 2020. En effet, de quelle démocratie voulons-nous ? Représentative, malgré l’épuisement de ses formes, ou, participative qui, malgré ses promesses, connaît aussi ses premiers écueils ?

Retrouver la confiance

« Nous sommes dans un contexte d’urgence démocratique » a répété la chercheuse Catherine Neveu, également membre scientifique du GIS Démocratie et Participation. Et son constat est sévère : « d’un côté, les citoyens regrettent que la démocratie participative est organisée de manière à ce qu’ils n’aient pas vraiment leur mot à dire et lors des rendez-vous électoraux, ces mêmes citoyens boudent les urnes ». Côté élus, la chercheuse n’est pas plus tendre : « encore beaucoup d’entre eux considèrent que les citoyens n’ont pas la légitimité à participer à la décision publique ».

Une défiance généralisée que rencontre quotidiennement Claudie Miller, présidente de la Fédération des centres sociaux de France, qui la résume en une phrase symbolique : « quand un agent ne répond pas au citoyen, c’est l’Etat qui est jugé comme ne pas écouter les citoyens ». Des situations concrètes qui interrogent les chercheurs et praticiens de la démocratie à construire autrement des démarches participatives avec les citoyens, les élus et aussi les agents.

Mais, même quand on respecte l’association de ce trio, cela ne se passe pas toujours comme prévu. Vincent Beillard, maire de Saillans peut en témoigner. Dans cette petite commune de la Drôme où un collectif d’habitants a voulu, en 2014, « faire de la politique autrement » en cassant les silos inhérents au système de démocratie représentative, le lendemain de fête semble difficile. « Nous avons succédé à un maire qui n’écoutait pas la parole des citoyens, qui s’en méfiait mais aujourd’hui, même si, nous, élus-citoyens, on l’écoute, on se rend compte que le climat de défiance revient en boomerang ». Une prise de conscience qui fait réfléchir ce maire participatif : « nous sommes face à une exigence citoyenne croissante, à nous de nous y adapter en associant toujours plus les habitants ».

Innover pour rassembler

En plénière, d’autres élus locaux sont venus témoigner sur le thème inspirant « Les territoires, laboratoires de participation citoyenne ». L’occasion pour le bourgmestre de Charleroi (Belgique) de venir relater comment, chaque jour, il se bat contre les mauvaises habitudes politiques pour associer davantage ses habitants à la reconstruction de leur ville. « Je ne pense qu’il y ait de solution miracle mais on connait ce qui ne marche pas » explique l’ancien président de la région wallonne qui s’était fait connaître des médias français lorsqu’il avait refusé de signer l’accord commercial de libre-échange avec le Canada (Ceta).

En tête de « to do not list » de l’élu belge, les instances participatives de type « conseils des jeunes », « conseil des  enfants », « conseil des aînés »… Selon Paul Magnette, « on ne peut pas enfermer les gens dans des dispositifs. Au contraire, il faut les rassembler dans des conseils uniques de participation ». Au risque, de recourir aux quotas. Un tabou qui n’en est pas dans un pays qui compte trois communautés reconnues constitutionnellement. « C’est ensuite qu’il faut monter en généralité pour construire l’intérêt général » explique le bourgmestre de Charleroi.

Côté français, c’est le président du conseil départemental du Gers qui a pu témoigner que « département rural » pouvait rimer avec « démocratie participative » en étant le premier département à avoir organisé son budget participatif. Car selon cet élu local, il faut mettre en place « une démocratie coopérative », c’est-à-dire mettre à la même table les élus et les citoyens « et non continuer à opposer la démocratie représentative et la démocratie participative ».

Eduquer à la citoyenneté

Autre potentiel levier de changement qui est revenu à différents moment de cette troisième et dernière journée des rencontres nationales de la participation : l’éducation à la citoyenneté.

Véritable tabou en démocratie, l’éducation à la citoyenneté sous-entend que les citoyens ne sont pas capables de participer au débat public. « Or, c’est une réalité et on y est tous confrontés. Qui n’a pas eu, dans une réunion publique, une personne qui, parce qu’elle se sent plus légitime que les autres à parler, monopolise la parole et tue ainsi le débat ? » interroge Paul Magnette.

Apprendre à écouter, à parler en public, à débattre mais aussi à accepter le compromis serait donc un levier pour la démocratie de demain. « En France, nous n’avons pas la culture du débat public comme dans les pays anglo-saxons » explique Loïc Blondiaux. Selon ce professeur en Sciences politiques de Paris I, la cause principale de cette différence réside dans le système éducatif français qui repose sur une culture de l’écrit. « Même nos leaders politiques n’ont pas une véritable compétence démocratique car ils n’ont pas appris à débattre, ni à mettre en place un climat de confiance permettant aux citoyens de s’exprimer ». Les élus seraient donc autant inaptes au débat public que les citoyens, de quoi remettre tout le monde d’accord.

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