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GOUVERNANCE
Agence nationale du sport : l’Etat manque de fair-play
David Picot | France | Publié le 20/03/2019 | Mis à jour le 13/03/2019

L'agence nationale du sport doit voir le jour le 2 avril. La promesse: une gouvernance partagée entre Etat, collectivités, mouvement sportif et acteurs économiques et sociaux. La réalité ? Des enjeux de pouvoir. Déjà !

Illustration melee - 12.01.2008 - Racing Metro 92 / Limoges - 11e journee de ProD2 Photo: Olivier Bouissou / Icon Sport

Etat, collectivités, mouvement sportif, acteurs économiques et sociaux… la dernière ligne droite avant l’arrivée est amorcée pour l’ensemble des acteurs de la future agence nationale du sport. Déjà repoussée d’un mois, la création de ce groupement d’intérêt public (GIP) est prévue le 2 avril. Mais, en coulisses, les discussions sur ses statuts constitutifs se poursuivaient encore il y a une poignée de jours.

Au cœur des débats : le poids de chaque collège représenté au sein de l’agence, tête de pont du nouveau modèle sportif français, à « gouvernance partagée » et à « responsabilités réparties ». L’idée maîtresse est en effet de s’affranchir de la tutelle de l’Etat à l’œuvre depuis les années 1960. Et d’entrer dans une démarche de coconception des politiques sportives, grâce à laquelle les collectivités seraient également reconnues à hauteur de leur investissement dans le domaine : 12,1 milliards d’euros par an. Raison pour laquelle les droits de vote étaient initialement envisagés de façon équitable (30 %) entre l’Etat, les collectivités et le mouvement sportif. Les 10 % restants revenant aux représentants du secteur marchand.

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