Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Emploi

Chômage : quels territoires profitent le plus de la reprise en 2018 ?

Publié le 06/03/2019 • Par Valérie Schneider • dans : France

chomage-une
D.R.
Depuis trois ans, l’économie française montre des signes de reprise. Le chômage diminue. Quels sont les territoires qui en profitent le plus ? Analyses en datas.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Les réussites en matière de baisse du chômage sont très éparpillées sur l’ensemble de la France. Les métropoles ne s’en sortent pas spécialement mieux que les autres parties du territoire. Autant l’avouer tout de suite : les données de l’Insee ne permettent qu’une approche grossière de la situation.

Le niveau le plus détaillé disponible s’appelle une « zone d’emploi » (1), découpage qui met par exemple sur le même plan Paris (3,7 millions d’emplois) et les Herbiers en Vendée, qui en rassemble 25 000… La plus grande prudence s’impose, car les taux de chômage peuvent masquer des effectifs qui n’ont rien à voir.

Que remarque-t-on malgré tout ? D’abord que les écarts demeurent énormes. On peut ainsi passer de la zone d’emploi d’Agde-Pézenas (Occitanie) qui compte 16,6 % de demandeurs d’emploi à celle des Herbiers (Pays de la Loire) qui en compte 4,5 % au troisième trimestre de 2018…

Dans l’ensemble, le nord de la France et le sud méditerranéen sont les plus touchés. Mais il faut pousser l’analyse : les territoires les plus marqués par le chômage ne sont pas forcément les moins dynamiques, mais ceux où les créations d’emplois sont insuffisantes par rapport aux besoins de la population.

Il y a aussi des territoires qui comptent peu d’actifs, comme la zone d’emploi de Mauriac en Auvergne-Rhône-Alpes où le taux de chômage s’élève à 5,2 %. Dans ces territoires, toute une partie de la jeunesse est partie pour trouver meilleure fortune ailleurs.

Les zones en situation très difficile

Les variations 2015-2018 en points du taux de chômage ne font pas apparaître une évolution univoque. Parmi les territoires où la baisse est la moins élevée, on trouve des zones d’emploi comme celle de Houdan (Île-de-France) où le taux de chômage baisse peu, principalement en raison du fait que, partant d’un bas niveau (4,7 %), il ne peut guère se réduire davantage.

A l’opposé, on rencontre des zones en situation très difficile : le chômage est élevé et elles ne profitent pas de la reprise. C’est le cas de Maubeuge (Hauts-de-France) ou de Prades (Occitanie). Ces territoires demandent certainement une attention spécifique de la part des politiques publiques, d’autant que les taux de chômage, tous âges confondus, entre 12 % et 15 %, masquent des niveaux biens supérieurs pour les plus jeunes et les peu qualifiés.

Les 10 plus fortes hausses, et baisses, en points

Globalement, si on mesure son évolution en point de pourcentage (2), le taux de chômage a baissé le plus dans des zones d’emploi où il était élevé, comme à Lens-Hénin (Hauts-de-France, – 2,7 points) ou Sète (- 2,3 points).

Ces territoires en grande difficulté connaissent une dynamique depuis 2015 même si cette dernière ne doit pas occulter l’ampleur du chemin qui reste à faire pour retrouver le plein emploi. Le taux de chômage a aussi fortement diminué dans des territoires plus « favorisés » en termes de chômage comme à Bastia (Corse) par exemple où le taux est passé de 11,9 % à 9,1 %, soit – 2,8 points, l’une des plus fortes réductions de notre classement.

Les 10 plus fortes hausses, et baisses, en valeurs absolues

L’écart en points de pourcentage accentue l’effet de la reprise pour les zones d’emploi qui partaient d’un haut niveau de chômage.

Nous avons donc observé l’évolution non du taux, mais du nombre de demandeurs d’emploi, entre septembre 2015 et septembre 2018, selon les données du ministère du Travail.

Logiquement, ce critère met en avant les territoires les plus peuplés. Certains connaissent une hausse du nombre de demandeurs d’emploi, alors même que la tendance globale est à la reprise. Marseille-Aubagne, Montpellier et Valenciennes forment les trois zones où le nombre de chômeurs a le plus augmenté en valeur absolue. Ces zones d’emploi peuvent connaître une certaine dynamique, mais elles « aspirent » en quelque sorte la population.

Les zones d’emploi où le nombre de chômeurs diminue le plus sont contrastées. On y trouve à la fois des territoires favorisés (Toulouse, Paris, Nantes), mais aussi d’autres qui le sont beaucoup moins, comme Belfort-Montbéliard, Rouen et Metz (avec un taux de chômage dans la moyenne). Ces derniers exemples sont intéressants à suivre car, sur la durée, ils pourraient indiquer, en fonction de leur ampleur, là où se jouent les changements les plus positifs en matière d’emploi.

Les métropoles ne se distinguent pas

Nos données ne font pas apparaître de dynamique spécifique autour des métropoles. Comme le confirme une note de France Stratégie sur une période plus longue (1999-2014), l’évolution de l’emploi connaît des situations très contrastées dans les principales aires urbaines : avec des métropoles peu dynamiques (Rouen et Nice), des métropoles qui se développent seules (Lille et Toulouse) ou avec les zones d’emploi environnantes (Nantes et Lyon) et des cas où ce sont les territoires aux alentours qui sont plus dynamiques que la métropole (Grenoble et Strasbourg).

En matière d’analyse des évolutions de l’emploi, on gagnerait à se méfier de tous les simplismes et à utiliser les bons outils. La France qui va mieux n’est pas la France des métropoles : en partie parce qu’elle connaît aussi des difficultés, et parce qu’elle « aspire » les demandeurs d’emploi des régions moins dynamiques. Des territoires qui, du même coup, peuvent se retrouver faiblement marqués par le chômage.

Les différences de taille des zones d’emploi rendent aussi difficiles les comparaisons. Une partie du territoire, loin des grandes villes, se porte bien, porté par un dynamisme économique spécifique, comme c’est le cas d’une partie de la Vendée par exemple. Mais ces zones restent microscopiques en matière de population.

Ainsi, la zone d’emploi des Herbiers, qui a servi à illustrer des quantités d’articles sur le sujet, ne représente que 0,1 % de l’emploi en France. Pour y voir plus clair, il faudrait pouvoir disposer de données beaucoup plus précises.
L’exemple de la situation des quartiers prioritaires montre l’importance d’une lecture plus détaillée. L’ampleur de leurs difficultés, alors qu’ils sont parfois imbriqués dans des métropoles très dynamiques, montre qu’au fond c’est le niveau de qualification des actifs qui est la variable essentielle de l’emploi dans les territoires, comme au niveau national.

Consultez l’intégralité des données

  • Taux de chômage dans les 304 zones d’emplois de France métropolitaine
  • Evolution du nombre de chômeurs pour chaque zone d’emploi entre 2015 et 2018

Article réservé aux abonnés

Gazette des Communes

Mot de passe oublié

VOUS N'êTES PAS ABONNé ?

Découvrez nos formules et accédez aux articles en illimité

Je m’abonne

Cet article est en relation avec les dossiers

Thèmes abordés

1 Réagir à cet article
marche online

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Chômage : quels territoires profitent le plus de la reprise en 2018 ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Henri Tanson

06/03/2019 06h47

Profiter de la reprise… du chômage ? Ça n’est pas très enthousiasmant…
J’aimerais, aussi, croire qu’il y a une reprise de quelque chose ; il faut travailler sa méthode Coué : je vais bien, tout va bien.
Quels sont les indicateurs économiques et politiques qui pourraient nous laisser espérer que la situation puisse s’améliorer ? Chaque annonce d’une amélioration est suivie rapidement par une correction ; eh non, on s’est trompé ! La croissance ? Elle n’est pas au rendez-vous.
Comment pourrait-il en être autrement ? Nous ne suivons pas la bonne politique, celle qui viserait la reprise, la croissance, et la fin de la politique d’austérité. Ça n’est pas au programme. Là, ce sont : réductions, économies, suppressions, régressions…
Yeah !

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement