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Economie

Fermeture de Ford à Blanquefort : les collectivités subissent « un vide législatif »

Publié le 06/03/2019 • Par Louis Gohin • dans : Régions

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Ville de Blanquefort
Dans cette commune de 15 000 habitants, la fermeture de l'usine automobile implique pour la mairie un travail de communication auprès des habitants, en dépit d’un dialogue restreint avec la grande entreprise. Pour la maire Véronique Ferreira, cette expérience démontre les insuffisances de la loi Florange.

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Quel rôle pouvez-vous jouer en tant que commune face au retrait de Ford ?

À l’annonce de la fermeture il y a un an, la ville s’est clairement positionnée en soutien aux salariés, avec bien d’autres collectivités. Nous avons un rôle de facilitateurs, nous sommes une sorte de courroie de transmission entre les salariés et la population. À Blanquefort, tout le monde connaît quelqu’un qui travaille ou qui a travaillé chez Ford. Rien que dans notre commune, les salariés représentent une cinquantaine de foyers. Les gens nous demandent ce qu’ils peuvent faire pour les employés de chez Ford, ils ont le sentiment de ne pas pouvoir agir seuls.

À notre niveau, nous avons mis en place quelques outils d’explication pour les citoyens. Nous avons lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour détourner les slogans publicitaires de Ford. Nous avons organisé en avril, avec l’intersyndicale, une journée de conférences-débats suivies d’un concert. Nous avons fait une campagne d’affichage. En novembre, nous avons proposé à toutes les collectivités de Gironde de participer à une manifestation entre la mairie et l’usine.

La région, le département, Bordeaux Métropole et la ville de Blanquefort ont décidé de ne pas verser à Ford le troisième tiers de l’accord cadre signé pour cinq ans avec Ford en 2013, car l’entreprise n’a pas tenu son engagement de maintenir mille emplois. La somme a été versée à l’association de soutien aux salariés.

Le PSE vient d’être accepté par la Direccte. Quelles sont vos revendications ?

Un groupe de travail a été annoncé la semaine dernière. Il devra associer l’État, les collectivités et les syndicats. Nous souhaitons qu’il se réunisse très vite. Nous avons écrit vendredi [1er mars] au ministre de l’Économie et des Finances à ce sujet. Ce groupe doit nous permette de maintenir la pression sur Ford pour que l’industrie continue sur ce site. Il faut pouvoir réutiliser les terrains, les bâtiments et le matériel à cette fin. Il existe chez nous un savoir-faire utilisable et les constructeurs automobiles recherchent des équipementiers.

Il faut travailler sur l’ “après-Ford” et trouver un repreneur, sachant que les licenciements prendront effet en septembre 2019. Et bien sûr, j’attends la réponse de Ford à la demande de Bruno Le Maire pour que l’entreprise verse 20 millions d’euros pour réindustrialiser le site.

Comment qualifiez-vous le dialogue entre Ford, les collectivités et l’État ?

Ford n’a pas été un facilitateur dans les relations avec l’ancien candidat belge à la reprise, Punch. Il est évident que les pouvoirs publics et la direction de Ford ne parlent pas la même langue. À l’annonce de la fermeture, nous avons posé nos questions aux dirigeants de l’entreprise lors d’une réunion. Ils ont alors lu un communiqué préparé à l’avance qui ne répondait pas à nos questions, puis ils sont partis. Cette entreprise a un mépris important envers les pouvoirs publics. C’était en mars 2018. Nous ne les avons pas revus depuis et, chose plus grave, les salariés non plus.

Je reste effarée de voir que Ford a annulé le rendez-vous qui était prévu à Detroit avec Bruno Le Maire. Je suis un peu dubitative sur la question du poids politique du gouvernement face à Ford. Et pourtant, les services de l’État ont travaillé. Ils ont notamment joué un rôle de médiateur très important entre Ford et Punch…

Que peut-on faire pour rétablir un équilibre dans les rapports de force ?

Il existe un vide législatif. Il faut absolument compléter la loi Florange. Ford a nommé un cabinet pour chercher un repreneur, comme l’oblige la loi, mais il n’est pas allé plus loin. Le problème, c’est que la loi n’oblige pas l’entreprise à accepter un repreneur qui apporte un certain nombre de  garanties. C’est forcément une responsabilité politique, puisque ce sont bien les politiques qui font la loi.

Autre exemple, si une entreprise s’en va sans raison économique réelle et refuse un repreneur, la loi Florange ne l’empêche pas de se faire d’argent sur la revente du terrain. Je me souviens qu’un groupe de parlementaires avait obtenu cela du Conseil constitutionnel, au nom du respect de la propriété privée…

La loi Florange a le mérite d’exister, mais elle n’est pas entière. Il y a un vide législatif et donc, forcément, juridique pour nous aider dans ce genre de situation. L’arme du pouvoir politique, c’est la loi. Et la loi doit être renforcée. Par moments, on montre qu’on sait faire des lois dans l’urgence. Là, franchement, on en aurait besoin.

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