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Aménagement

Les concours « Réinventer », nouveau souffle ou marketing ?

Publié le 28/02/2019 • Par Agnès Fernandez • dans : France

«Mille Arbres»
au-dessus du périphérique, projet de OGIC et la Compagnie de Phalsbourg
«Mille Arbres» au-dessus du périphérique, projet de OGIC et la Compagnie de Phalsbourg Sou Fujimoto-OXO Architects
Les appels à projets urbains innovants se multiplient dans l’Hexagone. Mais si des idées nouvelles naissent de ces concours, le marketing urbain prend parfois le pas sur la pensée urbaine, et les projets proposés sont parfois déconnectés des réels besoins du territoire.

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En 2014 « Réinventer Paris » proposait 23 sites à l’imagination de promoteurs/concepteurs. En 2016, la Métropole du Grand Paris tout juste créée lançait « Inventons la métropole du Grand Paris », avec 51 sites. Deux ans plus tard, elle réitérait avec un deuxième concours. Depuis, ces appels à projets urbains innovants (Apui) se multiplient, à Angers, sur l’Axe Seine, au Havre, etc.

Le principe de l’appel à projets urbains innovants consiste à céder des terrains ou des immeubles, portés principalement par des communes, à des opérateurs privés constitués en groupements –promoteurs, bureaux  d’études,  architectes,  paysagistes, mais aussi futurs gestionnaires –, pour leur donner carte blanche. Unique injonction : faire preuve de créativité et d’innovation, en matière architecturale et urbaine, mais aussi en terme de programmation.

De l’euphorie à l’émulation

La méthode est séduisante pour les collectivités qui se voient ainsi proposer des projets auxquels elles n’auraient pas pensé. L’élan impulsé par l’opération, la communication puissante fortement relayée par les médias, l’euphorie et l’émulation induites ont stimulé les groupements d’opérateurs qui ont rivalisé d’imagination pour se démarquer et assembler des idées dans l’air du temps. On ne compte plus les immeubles alliant toutes les mixités de fonctions possibles, coiffés ou habillés d’arbres, surmontés de jardins et d’espaces collectifs, ultraconnectés bien sûr, mêlant culture, divertissement, sport, restauration, et agriculture urbaine, à des programmes de logements et de bureaux plus classiques. Le tout s’adressant plutôt à un public jeune, aisé et « innovant » dans ses pratiques…

Des réponses aux envie plutôt qu’aux besoins

Mais ce nouveau mode de production urbaine tient-il ses promesses ? Et qu’apporte-t-il réellement à la fabrique de la ville ? Dans l’ouvrage, L’Inventaire des Réinventer, les deux auteurs, Sybil Cosnard, directrice de l’agence de stratégie urbaine City Linked, et la journaliste Catherine Sabbah, ont analysé huit concours, étudié 99 projets, et interviewé 70 personnes, sur le bon millier (voire davantage) qui ont participé à l’aventure. Face aux critiques –parfois virulentes– qui considèrent que «cette méthode équivaut à un véritable hold up du privé sur le public » et que « les collectivités ont reculé pour donner toute latitude à des opérateurs », elles affirment que « si les collectivités ont effectivement lâché la bride aux candidats, elles ont néanmoins soigneusement encadré le concours et prévu des clauses devant notaires afin que les opérateurs s’engagent à réaliser le projet tel qu’il était présenté. Les collectivités ont donc joué leur rôle afin de rester garantes de l’intérêt général ».

Les auteurs formulent néanmoins quelques réserves. Ainsi, « le marketing urbain a souvent pris le pas sur la pensée urbaine ». Et les projets répondent plus à l’envie des élus qu’aux besoins du territoire, révélant ainsi parfois une vision « fantasmée » des édiles. La question de la mobilité a été peu traitée. Et « sur 99 projets analysés, 46 comptaient des logements pour les jeunes (étudiants, actifs, colocation), mais seulement 7 pour les seniors, et les personnes précaires… » Pire, le procédé a induit une concurrence entre projets : en Seine-Saint-Denis, trois équipements culturels ont été proposés dans un périmètre de 8 kilomètres !

Pour Angers l’innovation est aussi juridique

En 2017, Angers a lancé elle aussi un APUi « Imagine Angers ». Une opération « globalement très positive » aux yeux de Roch Brancour, maire adjoint à l’urbanisme, « qui a fait rayonner la ville et produit de bons projets ». Pour la mettre en oeuvre il a fallu réorganiser les services : « 40 référents ont apporté leur expertise au sein de la collectivité pour rédiger le cahier des charges et instruire les dossiers, ce qui a créé une dynamique dans nos équipes pour travailler en mode projet. »

L’une des idées phare surgies du concours angevin est un Musée des collectionneurs, où ces derniers (petits collectionneurs privés) pourront exposer leurs œuvres au grand public dans un « vrai » musée. Inventé par la Compagnie de Phalsbourg, ce concept vise à être déployé à l’international dans le cadre d’un réseau mondial de musées des Collectionneurs.

« Pour nous, aujourd’hui, le véritable défi est que la réalisation future corresponde au résultat du concours, poursuit Rock Brancour. Par exemple, le mandataire du Musée des collectionneurs devra s’engager dans la durée pour en assurer la gestion et l’animation future. En la matière, l’innovation doit également porter au niveau juridique. Nous sommes ici à la frontière entre public et privé, ce qui soulève des questions, mais on assume avoir recours à ces méthodes pour faire évoluer la fabrique de la ville. »

 

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