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AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Bordeaux se regarde moins le nombril
Hélène Lerivrain | Régions | Publié le 06/03/2019 | Mis à jour le 27/02/2019

La métropole de Bordeaux, cible de la mobilisation des « gilets jaunes » pour ses richesses, est accusée de ne pas assez « ruisseler ». Qu’en est-il réellement ?

Bordeaux

Bordeaux se rêvait millionnaire. Sous Jacques Chaban-Delmas déjà, en 1965, mais aussi plus récemment. Devenir millionnaire en habitants à l’horizon 2030 était l’ambition partagée par Alain Juppé et Vincent Feltesse pour la communauté urbaine de Bordeaux. Une image de mastodonte qui lui colle à la peau. La métropole (28 communes, 783 100 hab.) est la cible de la mobilisation des « gilets jaunes ». Pas tout à fait étonnant, selon Marc Sahraoui, de l’association Cœur de bastide [1] : « La richesse de Bordeaux métropole ne ruisselle pas à plus de 20 kilomètres, elle s’arrête à Libourne ! […] Située à 70 kilomètres de Bordeaux, Sainte-Foy-la-Grande [2 500 hab.] est un territoire de relégation où les emplois disparaissent, les jeunes diplômés partent. » (1) [2]

Prise de conscience

« Je parlerais davantage de débordement positif et négatif que de ruissellement, jauge Célia Monseigne, maire (PS) de Saint-André-de-Cubzac [11 100 hab.]. Les personnes qui arrivent sont à 70 % des métropolitains venant acheter un bien immobilier qu’ils ne pourraient pas s’offrir à Bordeaux. » « Nous ne nions pas la fracture territoriale, répond Mylène Villanove, conseillère municipale chargée des relations institutionnelles avec les territoires. Mais arrêtons cette stigmatisation. La métropole rayonne plus qu’elle n’assèche. »

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