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[INTERVIEW] Développement économique

« Territoires d’industrie » : « L’Etat ne jouera pas au maître d’école » – Agnès Pannier-Runacher

Publié le 01/03/2019 • Par Isabelle Raynaud Louis Gohin • dans : A la une, France

agnes-pannier-runacher
Patricia Marais/La Gazette
Nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances en octobre, Agnès Pannier-Runacher va suivre la mise en place du dispositif « territoires d’industrie ». Alors que la liste définitive des collectivités sélectionnées doit être connue le 5 mars, elle détaille les enjeux et les critères de cet outil destiné à réindustrialiser la France.

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Qu’est-ce qui a poussé le gouvernement à lancer le dispositif « territoires d’industrie » et quel en est le but ?

Le gouvernement a relancé, il y a vingt mois, une politique industrielle pilotée par le Conseil national de l’industrie, structurée par secteur d’activité, et dans une logique de contractualisation entre l’Etat et les acteurs économiques par le biais de contrats stratégiques de filière. L’initiative « territoires d’industrie » complète le dispositif avec une déclinaison territoriale de notre politique industrielle, dans les mêmes conditions. Nous tirons par ailleurs les conséquences de la loi « Notre » qui donne la compétence économique aux régions : nous mettons à leur disposition, ainsi qu’à celle des EPCI, les financements, les dispositifs et les expertises de l’Etat pour que les projets de croissance industrielle soient facilités, dans une approche multisectorielle qui convient très bien aux petites et moyennes entreprises et à celles de taille intermédiaire.

Nous souhaitons avoir un rôle d’accompagnateur et de facilitateur auprès de ceux qui connaissent le terrain : les entreprises et les élus locaux. Certains territoires en croissance industrielle recherchent activement des compétences, d’autres doivent plutôt assister les reconversions… La planification par l’Etat, en industrie, ça ne marche pas.

Où en est la mise en œuvre de « territoires d’industrie » ?

Avec Jacqueline Gourault, nous avons réuni en février une trentaine de territoires pilotes. Ils ont vocation à contractualiser d’ici la fin du mois de mars. Leur exemple permettra de faire gagner du temps aux autres. Chaque contrat associe un représentant d’élus locaux, une locomotive industrielle et une région, avec l’Etat comme garant.

Une dizaine de contrats seront signés par région et, fin juin, la majorité d’entre eux. Le gouvernement mettra en place un état d’avancement de la contractualisation pour suivre la mise en œuvre des projets et favoriser l’émulation entre les territoires ainsi que le partage de bonnes pratiques. Nous avons lancé en parallèle l’appel à projets « France expérimentation » pour permettre aux entreprises de déroger à des réglementations, à titre expérimental et lorsque cela paraît justifié sur un territoire donné. Par exemple, si le contenu ou les délais de certaines procédures semblent entraver le développement d’un territoire, et à condition que le verrou soit de nature réglementaire, pas législative. Le terme fort dans notre approche, c’est la confiance.

Et sur le terrain ?

Pour constater la mise en place du dispositif des territoires d’industrie, « La Gazette » a décidé de suivre le processus avec la communauté de communes du bassin de Pompey, en Meurthe- et-Moselle. Découvrez notre série.

Les territoires qui s’étendent dans plusieurs régions devront-ils contractualiser avec chacune ou y aura-t-il une seule région chef de file ?

Ce n’est pas à l’État de décider de la gouvernance à la place des régions. Pas plus que d’expliquer aux EPCI comment ils doivent s’organiser pour piloter un contrat. Un élu régional peut vouloir laisser la région voisine diriger le contrat, en estimant que les enjeux sont moins importants chez lui, tout en gardant un œil sur ce qui s’y passe.

Sur quels critères seront retenus les plans d’action locaux ?

Nous ne sommes pas dans une logique de maître d’école. Notre objectif n’est pas de fixer des critères pour fixer des critères ; nous préférons attirer l’attention des porteurs de projet sur des sujets qui nous paraissent appropriés pour leur territoire, et mettre des experts à leur disposition, afin de contribuer à une amélioration continue. Ce qui importe, c’est le projet industriel de chaque territoire.

Quels sont vos objectifs en matière d’emploi, d’environnement, de sauvegarde des entreprises ?

Chacun aura la liberté de définir le projet qui correspond à son territoire. Les résultats seront analysés en s’interrogeant sur différents points : a-t-on accueilli de nouvelles entreprises ? Combien d’emplois ont été créés sur le territoire d’industrie ? A-t-on été en capacité d’accompagner des projets ambitieux sur l’économie circulaire ? Est-ce qu’on a plus d’apprentis ? A-t-on moins d’impasses de recrutement et de problèmes de compétences ? Ces axes seront mesurés par rapport aux engagements pris dans chaque contrat.

Vous soulignez le problème de formation. Un volet y sera-t-il dédié dans chaque contrat ?

C’est nécessaire. Le sujet des compétences est présent partout. Je n’ai pas fait un déplacement sur le territoire, pas un, sans que l’on me parle de difficultés de recrutement. Je n’aime pas être normative pour le plaisir d’être normative, mais je serais très étonnée qu’il y ait un contrat qui n’aborde pas ce thème, alors que 50 000 emplois immédiatement disponibles ne sont pas pourvus dans l’industrie. Des dirigeants me disent : « Je ne vais pas ouvrir trois postes d’électricien, alors que je n’arrive pas à en recruter un seul ! » Le vivier d’emplois à terme serait de l’ordre de 100 000 à 200 000 emplois.

Sur 1,3 milliard d’euros prévus pour ce projet, quel montant ne provient pas de dispositifs existants ?

Vous avez une logique terriblement bureaucratique ! Notre approche est de mobiliser des crédits et d’accélérer l’utilisation de programmes existants. Aujourd’hui, des dispositifs sont insuffisamment sollicités, c’est tout l’enjeu. Vous pouvez annoncer un dispositif à 1 milliard et attendre que cela passe. Cinq ans après, vous vous apercevez que vous n’en avez consommé que 20 %. Très bien pour les finances publiques ! Pour la politique sous-jacente, ça l’est moins. Il faut que les régions puissent faire levier sur l’argent public et le budget de l’Etat. Et qu’elles accélèrent l’utilisation de leurs dispositifs. Cela crée de l’emploi, des rentrées fiscales et sociales pour l’Etat, et des parts de marché pour les entreprises.

Comment allez-vous assurer l’équité territoriale pour que les entreprises aient droit aux mêmes aides ?

Nous ne ferons pas les projets à la place des responsables locaux. Cela serait contraire à la décentralisation. Faire signer à toute force des contrats dans lesquels il n’y aurait pas de réel engagement serait du temps perdu. Les régions doivent se saisir de ce dispositif si elles l’estiment utile. La volonté et la détermination des acteurs de terrain sont la clé du succès. Si la région Normandie a de bons projets, je ne vois pas au nom de quelle prétendue notion d’égalité territoriale je l’empêcherais de les faire émerger.

Notre responsabilité sera de partager l’avancée des contrats pour donner envie à toutes les collectivités de porter des projets dynamiques. Nous ne sommes pas dans une logique d’aides d’Etat aux entreprises. Localement, en revanche, les EPCI n’ont pas forcément toutes les qualifications. C’est la raison pour laquelle un cofinancement est prévu : la collectivité doit mettre un peu d’argent et elle est abondée par la Banque des territoires qui va porter les missions d’ingénierie, comme elle le fait déjà mais en l’étendant à des sujets purement industriels.

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