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[OPINION] sécurité

« Le ‘techno-langage’ face aux réalités de la sécurité locale »

Publié le 05/03/2019 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

"gilets jaunes"
Patrick Mayr / Adobestock
Dans une tribune publiée par la Gazette, Igor Lefèvre, qui est à la fois chercheur à l'Université de Toulouse et directeur sécurité réglementation à la ville de Castres, se montre circonspect face aux propositions issues du rapport parlementaire sur le continuum de sécurité. Il en appelle à l'expertise du terrain.

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Igor Lefèvre

Igor Lefèvre

Directeur sécurité réglementation à la Ville de Castres et chercheur associé au Centre d’études et de recherches sur la police, université Toulouse 1 - Capitole.

Chaque samedi depuis le 17 novembre 2018, la France vit au rythme des « actes des “gilets jaunes” ». Pas un week-end sans que les chaînes d’information en continu ne portent à voir des images d’affrontements violents, dorénavant redoublées par une controverse sur l’utilisation des armes non létales par les forces de l’ordre.

Ces images (et leurs commentaires) renvoient à un débat de fond, plus technique, mais essentiel, concernant le respect de la sécurité publique : celui de la formation des agents aux matériels, techniques et contextes d’intervention et de neutralisation.

« Continuum de sécurité »

En septembre 2018, deux parlementaires se proposaient, dans un rapport, de refonder les politiques locales de sécurité en élaborant un « continuum de sécurité ». Si l’on peut adhérer à certaines préconisations du rapport « Thourot-Fauvergue », en termes de rationalisation et de modernisation des équipements et moyens d’action, l’actualité laissera plus circonspect sur trois questions.

— Que fait-on des « lois municipales » et de trente-cinq ans de décentralisation et de valorisation des maires dans les politiques de sécurité ?
— Face à des menaces renouvelées (terrorisme et contestation sociale violente) appelant des réponses contextualisées, la prévention de la délinquance ne risque-t-elle pas de rester définitivement le parent pauvre (et jamais évalué) de ces politiques ?
— L’hybridation de la formation des policiers municipaux et la reprise en main du partenariat par l’Etat, proposées par le rapport « Thourot-Fauvergue », ne sont-elles pas les premiers pas « feutrés » vers la mise en place d’une police territoriale reformatée aux canons de la sûreté urbaine, initiant, à terme, une séparation des missions : le maintien de l’ordre et le « judiciaire » à l’Etat, la « voie publique » aux territoires ?

Vision parcellaire de la sécurité locale

En creux, ce rapport renvoie à une vision parcellaire de la sécurité locale, tendant à confirmer un processus de recentralisation que l’on ne saurait objectiver autrement que par les effets de la révision générale des politiques publiques dans les rangs de l’Etat. Les références à des concepts et un « techno-langage », sous le vernis d’une approche « prospective », ne masquent que trop peu un étayage conceptuel et méthodologique à l’avenant.

Les faits, têtus, en ces temps de frissons et d’émeutes, conduisent à émettre une disruption dans le continuum. Qui est le mieux formé ? Le policier national qui reçoit une attestation à utiliser un LBD 40 après une demi-journée d’(in)formation et qui s’en servira régulièrement sans forcément le maîtriser techniquement ? Ou le policier municipal qui, à l’occasion d’une formation préalable à l’armement de plusieurs jours, devra réussir un module juridique éliminatoire, puis une évaluation comportementale et technique, sans avoir forcément — dans bien des communes et des missions — l’occasion de l’utiliser ?
Avant, donc, de reformuler les référentiels pédagogiques et de remettre en question la réorganisation territoriale de la formation initiale par le CNFPT (certes à améliorer), peut-être serait-il opportun d’avoir une réelle connaissance de la diversité des savoirs, capacités et métiers des policiers municipaux ? Par chance, de nombreux élus, techniciens, administrés, mais aussi universitaires, peuvent apporter une expertise citoyenne et fondée sur le sujet. Mais c’est — encore — un autre débat.

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