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Inégalités territoriales

Les gilets jaunes, fruits des inégalités sociales et territoriales

Publié le 26/02/2019 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : Actu expert Education et Vie scolaire, Actu expert santé social, France

pauvrete-inegalite-argent
Mellimage / AdoeStock
Selon deux économistes de l'OCDE, le mouvement des gilets jaunes trouverait en partie ses racines dans une profonde inégalité des chances, notamment dans l'accès à l'éducation. Cet ascenseur social en panne et ces disparités territoriales ne peuvent être corrigés uniquement par la redistribution et les transferts sociaux, estiment les experts.

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Dans un billet paru lundi 25 février sur le blog Ecoscope de l’OCDE, Laurence Boone, cheffe économiste de l’OCDE, et Antoine Goujard, Bureau France, du département économique de l’OCDE, soulignent l’existence d’une « profonde inégalité des chances » en France.

Un ascenseur social en panne

« Les récentes manifestations des gilets jaunes pourraient n’être qu’une variante des fractures territoriales et sociales potentiellement liées à un même phénomène de rejet de la mondialisation qui s’est retrouvé dans plusieurs pays de l’OCDE. C’est probablement en partie le cas, mais les raisons de ce mouvement trouvent aussi leur racine dans une profonde inégalité des chances. Il faut plus de 6 générations en France à une personne du bas de la distribution des revenus pour en rejoindre la moyenne ...

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Commentaires

Les gilets jaunes, fruits des inégalités sociales et territoriales

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Impossible

27/02/2019 10h32

Je ne partage pas le point de vue des auteurs de cette étude. Encore une fois on repousse les problématiques sur les autres. Je vais citer un exemple que je connais bien: le mien!

Je suis né à la fin des années 50 de parents immigrés qui ont vécu dans le plus strict dénuement jusqu’au milieu des années 70. Par un travail acharné, ils ont réussi à progresser dans l’échelle sociale; alors que dans les années 50 ils faisaient partie des 1 % les plus pauvres. Vingt ans plus tard, ils étaient dans la médiane.
Mes parents avaient un niveau de connaissances « limité » mais une large expérience de la vie après avoir connu deux guerres. Ils n’avaient donc pas la possibilité de donner à leurs enfants les connaissances nécessaires pour qu’ils poursuivent de longues études.
Sur trois enfants, l’un a obtenu une diplôme d’ingénieur, l’autre le bac. C’est pas mal pour des enfants nés en France mais qui jusqu’à leur scolarisation à l’âge de cinq ans n’ont jamais entendu un mot en français!

On peut se demander comment cela a été rendu possible alors que nous avons grandi dans des communes rurales éloignées de tout.

Si cela a été rendu possible, c’est grâce à mes parents que je remercie pour cela.
Ils m’ont appris que pour progresser il faut s’en donner la peine et rester humble: mon père disait toujours qu’ils ne faut pas regarder ceux qui sont devant nous mais ceux qui sont derrière.
C’est donc par l’amour du travail que nous avons réussi à progresser dans l’échelle sociale.

Je ne suis pas convaincu qu’aujourd’hui cette notion d’effort à mettre en place soit entendue et appliquée!
Or si ce n’est pas seule solution possible, elle permet d’aller de l’avant.

A mon tour, avec mes enfants j’ai appliqué la même méthode en me rappelant non pas où je suis arrivé mais d’où je viens. L’un d’eux a choisi la bonne voix: celle d’une école d’ingénieur qui lui donne une situation que beaucoup regardent avec envie mais pour cela il fait de nombreux sacrifices et travaille beaucoup, même trop et plus que moi au même âge.
L’autre après des études soldées par un master 2 s’est tourné vers l’auto entreprise, un chemin difficile, semé d’embuches et peu gratifiant financièrement.

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