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Gens du voyage

Gens du voyage : quels sont les freins à l’aménagement des aires d’accueil ?

Publié le 27/02/2019 • Par Nathalie Da Cruz • dans : Dossiers d'actualité, France

caravane-gens-du-voyage
Laurent Neyssensas / Flickr CC 2.0
Peu de foncier, budgets serrés, taux insuffisant d’occupation des aires, mauvaise perception de la communauté par les habitants… Les élus locaux invoquent différentes causes pour justifier leur retard dans la mise en œuvre des schémas départementaux. Bilan : des aires manquent et il arrive que des familles vivent dans l’insalubrité et la surpopulation.

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Les gens du voyage arguent souvent du manque de bonne volonté des élus locaux. Ceux-ci pointent un manque de civisme de la communauté des voyageurs qui s’installent sur des terrains non autorisés. Mais ces campements illicites ne sont-ils pas le résultat de l’absence d’aires adaptées ? Qui de l’œuf ou de la poule ? Le débat ne date pas d’hier.

Une faible disponibilité du foncier

Le premier argument avancé par les maires et les élus des collectivités qui ne sont pas en conformité avec les obligations du schéma départemental est celui du manque de foncier. Député (LR) de Haute-Savoie, maire de Bonneville (12 600 hab.) de 2001 à 2015, Martial Saddier souligne ces difficultés : « Trouver 3 ou 4 hectares de terrain plat en zone non inondable sans glissement de terrain, en Savoie, c’est un peu la quadrature du cercle ! Sans parler du coût exorbitant du foncier dans notre zone proche de la Suisse. » Même propos chez Vincent Delmas, directeur du pôle « politique de la ville, sécurité, gens du voyage » à la communauté d’agglomération (CA) Royan Atlantique (33 communes, 82 200 hab., Charente-Maritime), qui rappelle qu’« en zone littorale, le foncier est rare ».

Force est de constater que parfois, c’est du foncier bien mal situé qui a été choisi pour y aménager des aires. La relégation des voyageurs près d’une déchetterie ou d’une bretelle d’autoroute n’est pas rare. Est-ce vraiment par manque de place ailleurs ? Ou pour ne pas accoler les aires aux habitations de riverains hostiles ? A Médis (2 800 hab.), près de Royan, une aire d’accueil a pendant longtemps été située dans le quartier de La Puisade, « en face d’un chenil et derrière une zone commerciale », relève Maxime Pétric, vice-président de l’association pour la promotion des gitans et voyageurs (APGV). Aujourd’hui, elle a été transformée en terrains familiaux.

L’hostilité des habitants et des riverains comme réalité

L’APGV demande depuis longtemps la création de terrains familiaux en différents endroits de l’agglo royannaise, « pour répondre à la volonté de sédentarisation et afin d’éviter l’effet communautaire à La Puisade », poursuit Maxime Pétric. Le maire élu à Royan en 2008 avait promis de les réaliser, mais en 2012, face à la fronde d’habitants signataires d’une pétition, il a fait machine arrière. In fine, des terrains familiaux ont été créés, mais toujours dans le quartier peu attirant de La Puisade…

Des espaces avaient pourtant été identifiés ailleurs. Mais l’opposition des riverains est un obstacle à la libération de foncier. Il est vrai que les gens du voyage font l’objet d’une stigmatisation. « La plupart des gens ont une idée fausse de notre mode de vie. Il faut faire tomber les préjugés, ce à quoi notre association s’emploie », insiste Maxime Pétric. Un obstacle mentionné par Dominique Raimbourg est « le défaut d’organisation politique des gens du voyage ». « Il y a quelques associations, mais elles n’exercent pas de pression suffisante, note-t-il. Alors que les riverains savent s’organiser en groupes de pression, ce n’est pas le cas des gens du voyage, sauf lors de coups de force médiatisés qui nuisent à l’image de toute la communauté. »

Le coût élevé de l’aménagement

Alors que les collectivités sont au régime, le budget d’aménagement des aires peut sembler élevé. « Avec les réseaux d’assainissement, les sanitaires et l’enrobé du sol, le budget dépasse parfois un million d’euros », assure Martial Saddier. A la CA Royan Atlantique, Vincent Delmas indique qu’il faut débourser « entre 800 000 euros et un million d’euros pour une aire d’accueil, pour lesquels l’Etat et le département peuvent apporter 400 000 euros ».

Une tendance à la sédentarisation

La volonté d’un « ancrage territorial » des familles n’était pas encore présente quand la loi « Besson » a été promulguée, en 2000. Des aires d’accueil sont de plus en plus souvent occupées en permanence par les mêmes familles, et ne sont pas disponibles pour des gens de passage, ce qui est pourtant leur vocation. C’est le constat de Gérard Baumel, vice-président (DVD) de la communauté de communes (CC) du pays d’Apt-Luberon (25 communes, 30 000 hab., Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence). « Des familles se sont sédentarisées sur un terrain à Apt. Nous avons construit une aire d’accueil à côté et le même phénomène s’est produit. les deux sites ressemblent à un bidonville », relate-t-il. La CC planche avec l’Etat sur un programme de résorption de l’habitat indigne.

Autre son de cloche de la part des voyageurs : « Le problème est que les diverses circulaires du ministère de l’Intérieur ont du mal à être respectées par les collectivités, déplore Désiré Vermeersch, président d’Action grand passage. Notamment la préconisation d’un terrain de 4 hectares. Les terrains sont trop petits, mal situés, surpeuplés. » Entre autorités locales et gens du voyage, cela tourne parfois au dialogue de sourds, chacun rejetant la faute sur l’autre.

« Un bidonville dangereux et qui crée des nuisances »

Boris Ravignon, président de la CA Ardenne métropole (58 communes, 125 100 hab., Ardennes) et maire (LR) de Charleville-Mézières

« Depuis des décennies, une aire d’accueil au sud de Charleville-Mézières s’est dégradée et est devenue un bidonville. Elle héberge des familles en voie de sédentarisation et d’autres de passage. Ces dernières se soucient peu de respecter les règles du vivre-ensemble. Les occupants y pratiquent des activités engendrant des nuisances : ferraillage, traitement de métaux, casse de véhicules… Les sols sont très pollués et le lieu est dangereux pour les enfants qui y vivent. De plus, le site est au bord de la Meuse, en zone rouge du plan de prévention des inondations… Parfois des véhicules sont brûlés. Le site pose problème régulièrement. Aujourd’hui, un droit au logement a été reconnu aux 21 familles sédentarisées, soit plus de 70 personnes. Nous souhaitons construire sept logements adaptés et quatorze terrains familiaux, mais il faut trouver les financements. »

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