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Social

À Montréal, des équipes mixtes social-police

Publié le 27/08/2020 • Par Nathalie Levray • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

police Montréal
©bakerjarvis - stock.adobe.com
Six policiers et cinq intervenants du réseau public santé-social patrouillent ensemble dans la capitale québécoise. Un travail bienveillant de proximité pour ouvrir une alternative au traitement pénal de la misère.

Pourquoi intervenir auprès des personnes, à la rue ou en passe de s’y retrouver, par des actions policières et judiciaires plutôt que par des réponses sociales ? L’exemple typique est celui d’une personne, dont le comportement inapproprié dans l’espace public est signalé plus de soixante fois à la police, qui est détenue plus de vingt fois ou reçoit nombre d’amendes en quelques mois. C’est pour tester des « voies alternatives à un [tel] traitement pénal de la misère », analyse Anïk Purenne, sociologue, chargée de recherche à l’ENTPE, que les équipes mobiles de référence et d’intervention en itinérance (EMRII) ont été créées en 2009 par le service de police de la ville de Montréal (SPVM), en partenariat avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-sud-de-l’Île-de-Montréal (1).

Travail de proximité

Six policiers et cinq intervenants du réseau public santé-social – une infirmière, un éducateur spécialisé, deux travailleuses sociales et un coordonnateur du volet santé – constituent ce service. Trois binômes partagent ainsi un même véhicule de patrouille et interviennent dans Montréal, aux heures ouvrables. Leur mission est de réaliser un travail bienveillant de proximité, pour créer un lien et tenter de stabiliser la personne itinérante, en dépit des difficultés de son suivi.

Pour améliorer ses conditions de vie et faciliter sa réinsertion sociale, elle sera accompagnée vers les services ou les organismes adaptés à ses besoins – soins de santé, services sociaux, centre de jour ou hébergement, alimentation, accompagnement juridique, médiation ou ressources communautaires.

Hybridation positive

Le dispositif fait sortir chaque professionnel du vase clos dans lequel il travaille : l’un comprend mieux l’aspect policier et l’autre l’aspect sanitaire et social des interventions auprès des personnes sans domicile fixe. Les actions sont davantage concertées dans le respect des expertises et des missions de chacun. L’EMRII suit les cas chroniques au long cours et soutient les patrouilleurs de première ligne ou les partenaires du SPVM quand des problématiques locales liées à ces personnes surgissent. Cette hybridation, jugée positive par les équipes mixtes, est complétée par des liens avec le système judiciaire et carcéral, les hôpitaux et les cliniques, qui sont assurés par d’autres intervenants policiers et sociaux.

Le nombre d’interventions répétées auprès des mêmes personnes a été réduit et les tensions de cohabitation avec le voisinage ont diminué.

Santé mentale

En complément, pour répondre aux difficultés de santé mentale ou d’addiction des personnes SDF, une équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP), créée en 2012, fonctionne sur un modèle similaire à celui de l’EMRII pour aider le travail policier lors d’interventions impliquant des personnes en crise ou dont l’état mental est perturbé.

Céline Bellot, professeure et directrice de l’École de travail social, université de Montréal

« La police doit revenir à son métier de gardien de la paix »

L’EMRII apporte des solutions en termes de logement et de prise en charge. Mais ses résultats interrogent au regard du taux de réussite, avec cinquante prises en charge par an là où il en faudrait 800, de la faible baisse de la judiciarisation et du changement insuffisant des pratiques policières. C’est dans un contexte québécois caractérisé par un vivre ensemble qui marche bien, une baisse de la criminalité et des effectifs constants, que les policiers en sont venus à occuper le champ psychosocial alors qu’ils n’y sont pas formés. Au Québec, la police est une institution de référence et la population a tendance à se tourner facilement vers elle, même pour des problèmes psy ou de santé. L’enjeu est de redéfinir son rôle dans une société pacifiée. Elle peine, par exemple, à répondre à la cybercriminalité ou aux agressions sexuelles. Plutôt que l’hybridation des équipes, il serait souhaitable que la police revienne à son métier de base, le gardien de la paix, et que soient développés des partenariats avec d’autres types d’acteurs dans une approche de résolution des problèmes.

Notes

Note 01 Contact : emrri@spvm.qc.ca Retour au texte

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