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[Tribune] Société numérique

Comment les applications citoyennes transforment l’espace public ?

Publié le 14/02/2019 • Par Auteur associé • dans : Actualité Club Techni.Cités, France, Opinions

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anyaberkut - stock.adobe.com
Signalement de défauts, budgets participatifs, cartographies contributives, consultations en ligne… de nombreuses applications voient le jour, qui favorisent la participation citoyenne dans la conception et la gestion de l’espace public. Le Cerema a dressé un panorama de ces outils, et lance une étude en ligne.

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Stéphane Lévêque et Cédric Boussuge, avec Anne Vial et Florent Boithias

Cerema

Les différentes applications qui favorisent la participation citoyenne dans la conception et la gestion de l’espace public n’ont pas les mêmes finalités et n’influent pas de la même manière sur les espaces publics et leurs usagers. Quels sont les outils utilisés ? Quelle en est la valeur ajoutée ? Quel est l’impact concret sur les usagers et les espaces ?

Pour aider à répondre à ces questions, le Cerema a réalisé un panorama des dispositifs numériques existants, pour mieux comprendre leurs finalités et leur impact réel sur l’espace public.

Une diversité des acteurs impliqués

Si l’ambition de nombreuses « applications citoyennes » est de contribuer à faire évoluer les relations entre institutions et citoyens (1), les démarches et les outils développés sont très variés. Leurs champs d’intervention peuvent être relatifs à un projet ponctuel, ou bien structurants pour une ville et les décisions d’aménagement. Cette diversité se retrouve dans les profils des porteurs de ces projets, et en particulier des acteurs qui en sont à l’initiative :

Les collectivités tout d’abord, qui sont à l’origine de plusieurs démarches à l’attention d’usagers, comme les budgets participatifs ou les actions de concertation ou de participation citoyenne.

Les entreprises aussi peuvent être force de proposition pour mettre en lien collectivités et citoyens, en offrant des solutions « clé en main » et transposables d’un territoire à l’autre : application de signalement de défauts, plate-forme de concertation, etc.

Enfin, des initiatives citoyennes sont développées localement, par des associations, ou dans le cadre de démarches artistiques : animation de l’espace, détournements, applications et actions ludiques.

Du changement d’usage au changement physique des espaces publics

Les espaces publics, à l’intersection de nombreuses politiques publiques, et utilisés quotidiennement par les citoyens, sont naturellement impactés par ces applications citoyennes.

Le degré du changement induit par le numérique sur les espaces est variable :

  • changement de perception ou de pratique, via par exemple la création d’ambiances sonores ou visuelles ;
  • réparation ou amélioration grâce au partage de données ;
  • transformation physique , que ce soit ponctuel ou lié à un projet urbain.

Suivant cette analyse, le schéma ci-dessous répartit différents dispositifs selon l’acteur à l’initiative et le degré du changement induit.

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Un premier classement du panorama

Ce panorama donne l’impression d’un foisonnement : ces dispositifs sont encore en émergence, et leurs impacts en matière de transformation physique ne sont pas évidents. Néanmoins ils constituent des signaux faibles traduisant des évolutions du rapport des citoyens et des collectivités à l’espace public. Les dispositifs sont rassemblés ici en 5 groupes, pour décrypter ces évolutions.

1 – Écrans tactiles, panneaux mobiles : l’aide aux usagers, via le mobilier urbain des villes, constitue l’impact le plus visible du numérique dans l’espace public. Ces outils, souvent installés par la collectivité, ont pour but d’influer sur les usages, ou simplement de donner des informations.

2 – Les participations citoyennes dans l’aménagement urbain témoignent de l’utilisation du numérique dans les dispositifs institutionnels. À l’initiative des collectivités, ou proposés par des sociétés privées, ces outils permettent aux citoyens d’orienter l’action des collectivités sur l’espace public. On y retrouve les budgets participatifs, mais également les applications de signalement. Fix My Street, à Bruxelles, permet par exemple à ses usagers de signaler les défauts de la chaussée ou des trottoirs, les dysfonctionnements de signalisation, les problèmes liés au mobilier urbain, etc. Un suivi de la prise en compte des signalements par la ville est également proposé par l’application.

3 – Les transformations citoyennes de l’espace public sont constituées d’actions ou de démarches d’initiative citoyenne. La mise en relation grâce au numérique permet aux citoyens de s’organiser pour mettre en place des composteurs collectifs sur l’espace public par exemple.
Le crowdfunding est aussi une façon pour la société civile de se donner les moyens d’agir concrètement. Ainsi la mise en place de boîtes à dons, mobiliers urbains permettant l’échange gratuit de biens, peuvent voir le jour grâce à un financement participatif en ligne : c’est le cas par exemple de l’association « Cap ou pas cap » qui a atteint son objectif de financement pour créer un réseau de 25 boîtes dans l’Est de Paris.

4 – La production de données visant la transformation de l’espace public constitue une forme d’action indirecte. Grâce au crowdsourcing urbain (2), des collectifs ou associations peuvent accumuler de l’information et de la connaissance du territoire, pour ensuite peser sur les politiques publiques ou sur les usages. Il s’agit alors de la constitution d’une force d’influence (base de données, maîtrise de l’information). Dans un autre registre, l’application Streetco propose à ses utilisateurs d’identifier et de partager des informations sur les itinéraires accessibles aux personnes à mobilité réduite en temps réel.

5 – Le détournement numérique d’espaces publics regroupe les utilisations de l’espace public à des fins qui n’étaient pas prévues lors de sa conception. Par le son ou la lumière, mais aussi par la réalité augmentée, des collectifs citoyens peuvent faire passer des messages, donner une autre vision de la ville.
L’association Re+Public a par exemple utilisée la réalité augmentée pour mettre en valeur le street art dans l’espace public lors du festival Art Basel à Miami en 2012. Moins revendicatif, la mise en lien permise par le numérique permet l’éclosion de pratiques non prévues (3).

Par exemple, le Green Pod permet de végétaliser le sommet d’un potelet routier. Montrant une possibilité inédite d’appropriation de l’espace public par les citoyens, ce dispositif pose également des questions de sécurité routière et nécessite de se rapprocher de la collectivité. Cela témoigne dans tous les cas d’un ancrage fort des citoyens à leur(s) territoire(s).

Contribuez à la suite de l’étude !

Afin de compléter ce panorama d’exemples et de poursuivre cette analyse, le Cerema entame une démarche de recensement des outils numériques transformant l’espace public. Nous recherchons en particulier ceux qui aboutissent à un changement concret de l’espace public urbain. Vous connaissez de tels outils ? Alors remplissez le questionnaire en ligne !

Rédacteurs : Stéphane Lévêque et Cédric Boussuge, Cerema Territoires et ville
Relecteurs : Anne Vial et Florent Boithias, Cerema Territoires et ville

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Thèmes abordés

Notes

Note 01 Elles peuvent constituer dans ce sens des civic tech, définies par Clément Mabi comme « l’ensemble des outils numériques ayant pour ambition de transformer le fonctionnement de la démocratie, d’améliorer son efficacité et son organisation grâce à un renouvellement des formes d’engagement des citoyens. » (C. Mabi, « Citoyen hackeur, Enjeux politiques des civic tech », La Vie des Idées, Mai 2017) - Retour au texte

Note 02 D'après le terme documenté par l'IDDRI dans « Le crowdsourcing urbain pour transformer la fabrique de la ville ? », mai 2016 Retour au texte

Note 03 Diguet Cécile, Gobled Laurie, « Espaces publics augmentés, vie urbaine enrichie », in De la Smart City à la Région Intelligente, Les Cahiers de l’IAURIF n°174, 2017 Retour au texte

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