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Aide financière

Gilets jaunes : les maires devront encore patienter pour une aide financière

Publié le 13/02/2019 • Par Pascale Tessier • dans : France

francois-baroin
@frebsamen
Reçus en urgence pour traiter des compensations financières suite aux dégradations en marge des manifestations des Gilets jaunes, les maires sont ressortis sans autre réponse concrète que la promesse de Bruno Le Maire de constituer un groupe de travail. Ils acceptent d’attendre 15 jours pour le plan d’action, mais pas plus !

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« Il n’y a pas la même casse partout, mais tous les maires ont un fort sentiment d’exaspération. » Pour François Rebsamen, maire socialiste de Dijon et président de Dijon Métropole, l’ardoise des dégradations et celle du manque à gagner nécessitent des réponses précises de l’État. Ce n’est plus seulement qui va payer, mais aussi, qui va compenser, aider et alléger les charges ?

Ordre public, activité économique et dépenses exceptionnelles des collectivités… Le menu était sans doute trop riche pour le ministre de l’Économie, qui a décalé à deux semaines les réponses que les maires de grandes villes et présidents de métropoles attendaient pourtant ce mercredi 13 février.

Une réunion d’urgence

Dimanche 10 février, face aux « millions d’euros » de « préjudices subis par les habitants et les commerçants des grandes villes et des agglomérations (…) pris en otage par des casseurs », les élus de France urbaine ont réclamé au Premier Ministre une réunion d’urgence.

Mercredi matin, durant une heure trente, les patrons des grandes collectivités – parmi lesquels, notamment, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France urbaine ; Alain Juppé maire de Bordeaux ; François Baroin, maire de Troyes et président de l’Association des maires de France (AMF) ; Martine Aubry, maire de Lille ; François Rebsamen ; Alain Robert, maire de Rouen ; André Rossinot, président du Grand Nancy ; Emmanuel Grégoire, premier adjoint au maire de Paris ; ou encore Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée métropole – ont été reçus par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’état à ses côtés, et Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Une compréhension dans l’écoute

« Ils ont reconnu la nécessité d’agir, avoue Olivier Landel, délégué général de France urbaine. Nous avons senti qu’ils avaient déjà cette image forte de dégradations dans les collectivités, mais qu’ils n’en imaginaient pas l’ampleur avant que chaque maire n’expose sa situation. »

« Nous avons eu une compréhension dans l’écoute, on ne va pas le nier, mais nous n’avons obtenu aucune réponse aux questions que nous avons posées, complète François Rebsamen. Alors que nous assistons à une guérilla urbaine. » Car face aux dégradations commises sur le mobilier urbain, les chantiers endommagés, les heures supplémentaires des policiers municipaux, les agents contraints de démonter en amont puis de réinstaller le mobilier les samedis et dimanches ou encore des agents d’entretien devant également intervenir le week-end, les maires font aussi le compte du manque à gagner. « À Dijon, aucun bus et tramway ne circule entre 13 et 20 h, les parkings du centre-ville sont vides », détaille le maire, qui a aussi exonéré les commerçants de leur droit de terrasse, depuis quatre mois « pour un montant de 300 000€. »

Sortir les dépenses du périmètre de la contractualisation

« Des commerces sont à l’agonie, nous ne pouvons pas rester sans rien faire et les abandonner. Le problème est national, il appelle donc une solidarité nationale et des mesures d’urgence », insiste Jean-Luc Moudenc, qui assure avoir « relayé l’incompréhension de nos concitoyens » sur la question du maintien de l’ordre et des dérives se poursuivant samedi après samedi.

À Bruno Le Maire, les élus ont réclamé : un renforcement du maintien de l’ordre ; la prise en charge, totale ou partielle, des coûts supportés par les collectivités ; une exonération, et pas un simple étalement des charges sociales et des impôts incombant aux commerçants affectés.

Ils ont aussi demandé que les dépenses de fonctionnement supplémentaires engagées par les collectivités soient retirées du périmètre de la contractualisation.

Ils veulent aussi être informés des mesures qui sont prises en faveur des commerçants « car les maires sont leurs premiers interlocuteurs alors qu’ils ne sont pas toujours au courant », déplore Olivier Landel.

En référer au Premier ministre

Pour l’ensemble des élus présents, Bruno Le Maire a pris note « mais il a chaque fois répondu qu’il devait en référer au Premier Ministre », commente François Rebsamen qui, même sans réponse franche sur le sujet de la contractualisation, a pris « comme un engagement de sa part de plaider notre cause et il n’est même pas envisageable pour moi que ces charges ne soient pas décomptées. »

Le plus gros reste maintenant à faire. Un groupe de travail doit se mettre en place très rapidement, associant le gouvernement et les élus, afin d’aboutir à un plan d’action d’ici deux semaines. « Il est nécessaire que se mette en place une vraie coopération entre l’Etat et les villes touchées », affirme le président de France urbaine qui estime à 30 millions d’euros l’impact sur les contribuables locaux.

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