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Informatique

Qui a peur du grand méchant «cloud»?

Publié le 21/02/2019 • Par Baptiste Cessieux • dans : France

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Phovoir
Les données informatiques sont protégées selon le droit du pays où elles sont stockées. Pour que le droit européen s’applique, elles doivent être conservées en Europe.Toutes les collectivités sont concernées par la protection de leurs données. Certaines d’entre elles méritent même une sécurité particulière. L’engagement d’un contrat suffit pour ordonner à un prestataire de respecter l’hébergement des données en Europe. Cependant, des collectivités vont plus loin.

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Les disques durs se vident, les logiciels ne fonctionnent plus sans connexion internet et les frais d’investissement deviennent des dépenses de fonctionnement. La raison de tout cela ? Les « clouds » et ce qu’ils induisent : la généralisation des services informatiques sur abonnement.

Le « cloud computing » – ou informatique en nuage pour les allergiques aux anglicismes – transforme méthodiquement l’ensemble des services informatiques des collectivités. Il recouvre trois types de services. Le plus intuitif consiste en un hébergement distant, soit un espace de stockage en ligne. Le grand public le connaît, il s’agit, par exemple, de Google Drive ou de Dropbox. Le principe reste le même pour les collectivités mais à une autre échelle, car c’est l’ensemble d’un réseau informatique qui peut être stocké chez un acteur tiers.

Le deuxième service réside dans l’utilisation de logiciel à distance. Un peu à la manière de Netflix ou des outils de traduction en ligne, ces logiciels fonctionnent là où ils sont hébergés. L’ordinateur de l’utilisateur devient une interface mais ne fait presqu’aucun calcul.

Enfin, pour les plus avertis, on trouve les outils de création d’applications à partir de fonctionnalités préconçues par des éditeurs. Amazon et IBM, pour ne citer qu’eux, proposent ainsi des briques technologiques à utiliser pour fabriquer des logiciels ou alimenter ceux existants. L’idée « d’Etat plateforme », voulue par le gouvernement, s’inscrit dans cette dernière fonctionnalité : des briques technologiques sûres et disponibles pour que les services publics développent ...

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Commentaires

Qui a peur du grand méchant «cloud»?

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Archiv63

04/03/2019 01h53

il me semble que vous oubliez un problème majeur…. Tout document, y compris les données, produites ou reçues par une collectivité territoriale dans le cadre de son activité est considéré comme archive publique (cf code du patrimoine, art L211-1). Par ailleurs, l’art L111-1 du même Code mentionne clairement que les archives publiques sont des trésors nationaux. Ce qui implique qu’il ne peut sortir du territoire national que temporairement et pour des raisons précises. Le problème n’est donc pas de savoir si ces clouds non souverains sont hyper sécurisés, c’est juste que c’est INTERDIT pour des archives publiques!! Je rappelle au passage que le maire ou le président de la collectivité est responsable pénalement et civilement des archives de sa collectivité (art. L 214-3 du Code du patrimoine)…

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