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Développement durable

Une mobilisation générale en faveur du climat orchestrée par le WWF

Publié le 21/02/2019 • Par Anne-Claire Poirier • dans : Innovations et Territoires, Régions

Atelier COP 21-rouen
A. Aubry / métropole Rouen Normandie
La métropole de Rouen a réalisé, en élaborant son plan climat, qu'elle ne pourrait agir que sur 15 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour mobiliser aussi les entreprises et les citoyens, elle a fait appel au WWF France. Les maires du territoire se sont quant à eux engagés sur 1000 actions concrètes.

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Impulser la transition énergétique

[Métropole Rouen Normandie (Seine-Maritime) 71 communes • 489 400 hab.] Fin novembre 2018, la métropole Rouen Normandie officialisait la signature de l’accord de Rouen pour le climat par environ 150 entités publiques et privées.

Un an après la tenue d’une COP 21 locale, les 71 communes de la métropole ont validé plus de 1 000 actions et une centaine d’entreprises (dont Renault, Ferrero, EDF et le grand port maritime de Rouen) ont accepté de s’engager sur les cinq axes de l’accord : énergies renouvelables, rénovation énergétique, mobilité propre, agriculture responsable et biodiversité. Il s’agit notamment d’atteindre 100% d’énergies renouvelables et de rénover le parc immobilier d’ici à 2050.

Cette déclinaison de l’accord de Paris, signé en décembre 2015 par 196 Etats, résulte d’une collaboration inédite entre la métropole et l’association environnementale WWF France. Frédéric Sanchez, le président de la métropole, a initié ce partenariat pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le diagnostic du plan climat-air-énergie territorial (PCAET) a révélé en 2017 que la métropole ne pouvait pas agir seule sur son territoire, puisque les émissions de gaz à effet de serre et les consommations d’énergie sont majoritairement le fait d’autres acteurs -35 % des émissions sont émises par le secteur industriel et 22 % par les transports routiers.

Une appli mieux agir

Pour impliquer les entreprises et les citoyens, il lui paraissait essentiel de recourir aux meilleures stratégies de sensibilisation, tout en donnant des gages de sincérité. « Le WWF est une ONG reconnue et crédible. Faire appel à lui nous a permis de nous prémunir du greenwashing », explique Frédéric Sanchez. En reprenant le lexique bien connu de la COP 21, les deux partenaires espéraient toucher plus rapidement leur public.

Plusieurs types d’actions ont été décidés selon les cibles : élus, entreprises et citoyens. Revendiquant une expérience dans le dialogue avec les entreprises, le WWF s’est d’abord concentré sur celles qui consomment le plus d’énergie et/ou emploient plus de 100 salariés. « Une équipe permanente du WWF installée à Rouen a organisé des rendez-vous individuels ou collectifs tout au long de l’année, relate Pascal Canfin, directeur général de WWF France. 378 entreprises et 500 commerçants sont déjà engagés ou sur le point de l’être. »

Côté citoyens, la métropole a ouvert L’Atelier de la COP 21, un lieu d’information et de débat sur le réchauffement climatique et les moyens d’agir, quand le WWF travaillait à une déclinaison locale de son application pour smartphone WAG (We Act for Good). « Nous avons enregistré 2 300 téléchargements et 8 100 passages à l’acte en dix jours », se félicite Pascal  Canfin.

Un ambassadeur dans les mairies

Afin de convaincre les élus, le président de la métropole a donné carte blanche à l’un de leurs pairs, Guillaume Coutey. En six années à la tête de Malaunay, celui-ci a fait de cette commune de 6 100 habitants un exemple de transformation écologique internationalement reconnu. Accompagné d’une chargée de mission, il a cumulé près de 160 heures de réunion avec les maires et leurs équipes pour convenir avec chacun d’une quinzaine d’engagements concrets par commune. « Nous avons découvert que des actions existaient déjà mais étaient méconnues. J’ai conseillé aux élus de communiquer dessus. De même que je les ai encouragés à délibérer sur leurs prochains engagements afin d’obtenir le plus grand consensus possible », raconte-t-il.

De cette façon, Guillaume Coutey est parvenu à dépasser les clivages politiques. « Plusieurs communes vont par exemple être très impactées par le contournement est de Rouen, indique Guillaume Coutey. Certains élus auraient pu refuser de me recevoir en signe de contestation. Au lieu de cela, ils ont tous transformé la COP 21 locale en opportunité pour eux et leurs concitoyens. » Une dizaine de communes ont même manifesté leur intérêt pour la labellisation Cit’ergie de l’Ademe.

L’indépendance du WWF

Frédéric Sanchez a promis une évaluation par an au cours des cinq prochaines années sur la mise en œuvre des engagements annoncés. Là aussi, l’expertise et l’indépendance du WWF sont soulignés, même si le fait qu’il soit rémunéré par la métropole peut poser questions. « C’est toute sa crédibilité qui serait en jeu si jamais il faisait preuve de trop de clémence vis-à-vis de nous », assure Frédéric Sanchez. Ce dernier réfléchit à la mise en place d’un conseil d’évaluation qui impliquerait l’ONG, mais pas uniquement.

Parallèlement, les travaux du Giec local (groupement international d’experts sur le climat) devront bientôt permettre d’orienter les politiques publiques à long terme.

Contact. Guillaume Coutey, ambassadeur de la COP 21 locale, 02.32.82.55.51, mairie@malaunay.fr

 

« Un vrai engagement, pas du “greenwashing” »

Frédéric Sanchez, président de la métropole Rouen Normandie

« De plus en plus de gens doutent de la sincérité des acteurs politiques. Or, je ne voulais pas que notre engagement pour le climat soit considéré comme une entreprise de communication ou de greenwashing. J’ai eu l’idée de m’adresser au WWF car c’est une ONG reconnue et crédible en matière d’environnement. Elle a aujourd’hui un rôle d’expert et de tiers de confiance auprès des entreprises et des citoyens de la métropole. De notre côté, nous assurons le rôle d’animateur auprès des élus et des services municipaux pour partager les bonnes pratiques. Enfin nous accompagnons, y compris financièrement, les initiatives de rénovation énergétique, les plans de déplacement, etc. »

 

« Surfer sur le succès de la COP 21 est intéressant »

Pascal Canfin, directeur général du WWF France

« Dès le début de notre collaboration avec la métropole de Rouen, nous avons voulu créer quelque chose d’innovant pour mobiliser le plus largement possible. Il nous a semblé intéressant de surfer sur le succès – y compris médiatique – de la COP21 et de la décliner localement en retenant notamment l’idée que l’accord de Paris s’est accompagné d’une multitude d’engagements de la part des acteurs privés et de la société civile. Le WWF a l’habitude de parler de choses concrètes avec les entreprises. Ensuite, nous faisons le relais avec la métropole qui peut leur fournir un accompagnement technique et financier. Nous souhaitons reproduire ce type de partenariat avec d’autres collectivités. »

 

« Nous pouvons avoir de grandes ambitions »

Guillaume Coutey, maire de Malaunay (6 100 hab.), ambassadeur de la COP 21 locale auprès des communes

« Dans ma commune, j’ai fait la démonstration qu’une petite collectivité pouvait aussi avoir de grandes ambitions environnementales, même avec des moyens limités. J’ai donc une légitimité auprès de mes pairs et une facilité d’écoute concernant leurs réalités. J’ai décidé d’aller à leur rencontre de manière individuelle, totalisant 160 heures de réunion, avec une à 30 personnes. A l’approche des élections municipales, il n’était pas si évident que les maires s’engagent sur des sujets qui ne sont pas toujours populaires. Certains auraient pu considérer qu’il s’agissait d’une action partisane visant à verdir la politique de la majorité, mais ils l’ont saisie comme une opportunité pour eux et leurs concitoyens. »

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