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Logement

Logement : les multiples inquiétudes de la Fondation Abbé Pierre

Publié le 01/02/2019 • Par Rouja Lazarova • dans : France

château de sable
Flickr CC by Amanda B
La Fondation Abbé Pierre a présenté le 1er février son 24ème rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, qui met l’accent sur les sortants d’institutions et qui établit un premier bilan du plan quinquennal Le Logement d’abord. Ses représentants ont interpelé l’Etat sur plusieurs sujets brûlants.

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La colère des gilets jaunes et l’évocation du drame de Marseille – l’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne début novembre – ont servi d’introduction à la grand-messe annuelle de la Fondation Abbé Pierre (FAP) à laquelle assistait, parmi de nombreuses personnalité, le Ministre du Logement Julien Denormandie. Il s’est d’ailleurs exprimé en fin de matinée lors d’un échange sous forme de questions réponses avec Christophe Robert, délégué général de la FAP.

Lutte contre l’habitat insalubre et les passoires énergétiques

« Partagez-vous notre objectif de réhabiliter 60 000 logements indignes par an ? », a demandé Christophe Robert. A travers cet objectif, la Fondation souhaite éradiquer en dix ans les 600 000 logements insalubres (420 000 selon le décompte gouvernemental). Le ministre a déploré ce « fléau de l’insalubrité », en mettant en avant l’action à destination des grandes copropriétés dégradées (comme à Grigny) ou l’opération « Cœurs de villes » visant à rénover les centres des villes moyennes. Cependant, l’objectif de la FAP reste très ambitieux au regard de ce qui se fait aujourd’hui : l’année passée, environs 12 000 logement insalubres ont été traités.

Christophe Robert a également interpellé le représentant de l’Etat sur la rénovation des 7 millions de logements « passoires thermiques », en rappelant les objectifs de la loi de 2015 relative à la transition énergétique sur les 500 000 rénovations thermiques par an. Et n’a pas manqué de réclamer le rétablissent de l’APL « accession » qui permet aux propriétaires les plus modestes de financer des travaux de rénovation de leur appartement. Le ministre a mis en avant l’opération « Chaudière à un euro » et l’extension du « chèque énergie ». Ce dialogue, qui n’a pas manqué de chauffer la salle, ne doit cependant pas occulter la présentation du 24e rapport de la FAP sur le mal logement.

« Aux portes de la rue »

Cette année, la Fondation a consacré son enquête annuelle aux publics sortants de trois institutions – de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), des prisons, des hôpitaux psychiatriques – qui souvent viennent grossir les rangs des sans abris. Ainsi par exemple sur les 143 000 sans domicile fixe recensés en 2012, 26% étaient passé par l’ASE (et 36% parmi les jeunes SDF de 18 à 25 ans), alors que les enfants protégés ne représentent que 2 à 3% de la population générale. Le rapport revient sur les « sorties sèches » de l’ASE et l’importance des contrats « jeunes majeurs », relevant des départements, et très inégalement répartis sur le territoire national. Manuel Domergue, directeur des études à la FAP, a appelé de ses vœux le vote de la proposition de loi déposée en juin 2018 par Brigitte Bourguignon, député LREM et présidente de la Commission des affaires sociale de l’Assemblée nationale, qui vise à faire de ces contrats jeunes majeurs un droit et non pas une option.

La situation des sortants de prison ou des hôpitaux psychiatriques par rapport au logement n’est gère plus facile. 23% des 68 000 personnes qui sortent tous les ans de la prison ont soit une solution précaire, soit pas de solution du tout pour se loger. La transition vers le logement n’est guère préparée au sein des institutions pénitentiaire et hospitalière.

Des retards dans la mise en œuvre du Logement d’abord

« Le Logement d’abord pourrait être un mot d’ordre pour réorganiser le système, permettant de contourner ces difficultés », avait affirmé Manuel Domergue, en amont de la présentation officielle du rapport. Cependant, même si le ministre a annoncé la sortie de 70 000 personnes de la rue ou de l’hébergement vers un logement social ou adapté en 2018, le rapport de la FAP fait état d’une mise en œuvre « laborieuse » du plan quinquennal Le Logement d’abord sur les territoires.

Au 30 novembre 2018, plus d’un an après son lancement, 16 conventions entre les collectivités et l’Etat ont été signées et autant de coordinateurs embauchés (sur les 23 territoires sélectionnés pour la « mise en œuvre accélérée » du plan). Les actions concrètes ne seront engagées qu’au cours de 2019. On observe une inégalité territoriale dans la mobilisation des collectivités (a titre d’exemple, le département de l’Isère ne s’est pas associé à Grenoble dans cette démarche). Malgré quelques bonnes pratiques, à Lyon, Toulouse, Strasbourg ou Nantes, l’ambitieux plan quinquennal qui devait permettre d’en finir avec le sans-abrisme, n’en est pour l’instant qu’à ses prémices.

 

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