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Transition écologique

Energie : urbain et rural cherchent les bonnes synergies

Publié le 24/01/2019 • Par Olivier Descamps • dans : Actualité Club Techni.Cités, Dossiers d'actualité, France

metropole-campagne
AdobeStock
Du partage d'ingénierie aux transferts de capitaux, du rapprochement de l'offre rurale et de la demande urbaine à la construction de projets communs, chaque problématique énergétique exige une réponse différente.

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Cet article fait partie du dossier

Impulser la transition énergétique

Production : réussir la coordination

Dans l’alimentation, la notion de circuit court prend de plus en plus d’importance. Et, par un effet de ruissellement, les acteurs en lien avec les agriculteurs sont les premiers à la transposer dans le secteur de l’énergie. Réunis pour parler économie circulaire et climat dans le Val-d’Oise, le parc naturel régional (PNR) du Vexin français (103 000 hab.) et la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (13 communes, 204 200 hab.) ont vite compris qu’ils devaient partager les questions qu’ils se posaient sur la méthanisation (production de biogaz à partir de déchets organiques). Le territoire est suffisamment vaste pour que plusieurs opérations voient le jour, mais « attention à l’ordre dans lequel on les lance », prévient Patrick Gauthier, responsable du pôle « aménagement » du PNR.

Créer d’abord une unité de méthanisation agricole qui s’accaparerait des flux de matière comme les résidus de l’industrie agroalimentaire risquerait de compromettre un éventuel projet de valorisation de biodéchets des ménages urbains, dont l’équilibre économique est plus complexe à trouver. Le monde rural a pourtant intérêt à ce qu’un maximum de sites soient construits. Une étude réalisée pour ces deux territoires montre que chaque installation fonctionnerait de manière optimale avec des cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive). Pouvant être intercalées entre une récolte de céréales et une nouvelle période de semis, ces Cive ont le double avantage d’augmenter les revenus des agriculteurs et de ne pas laisser les sols à nu.

Remettre le local à l’honneur semble plus complexe pour le monde du bois. « On doit d’abord montrer aux élus et aux techniciens des grandes villes que la ressource est abondante, même si, dans l’imaginaire, le bois provient des montagnes lointaines », estime Léa Fabre, chargée de mission à l’Union régionale des collectivités forestières d’Occitanie. Autre hic : « La difficulté à valoriser l’origine de l’exploitation dans les marchés publics est un vrai frein », poursuit-elle. Le secteur de la construction a trouvé une parade en créant des labels de certification tels « Bois des Alpes » et « Bois des territoires du Massif central ». A l’heure actuelle, l’énergie n’a pas d’équivalent, même si l’utilisation de critères carbone constitue souvent un premier pas.

Financement participatif

En vue de rapprocher l’offre et la demande en bois, les collectivités peuvent contribuer à l’émergence de plateformes d’approvisionnement et de séchage qui permettent à de petits exploitants forestiers de réunir leur production de plaquettes sur des axes qui desservent rapidement les zones urbaines. Là encore, la partie n’est jamais gagnée, en particulier quand un opérateur privé se voit confier l’alimentation d’un réseau de chaleur et qu’il estime qu’il est plus rentable d’aller voir ailleurs.

Dans le cas de la construction des parcs photovoltaïques ou éoliens, l’apport urbain peut, enfin, être sonnant et trébuchant. Car, si les sociétés de projet s’ouvrent de plus en plus aux capitaux publics et citoyens, les communes d’implantation sont rarement assez riches et assez denses pour couvrir le besoin. Elargir la souscription à une ville voisine ou plus éloignée devient alors intéressant. Malgré l’absence d’opération dans la capitale, la plateforme de financement participatif Lendosphère a évalué que 13 % de ses souscriptions provenaient de Paris intramuros. Et que, dans des proportions moindres, Bordeaux, Lille ou Nantes suivaient le mouvement. A noter, toutefois, que l’apport urbain n’est qu’une proposition parmi d’autres, les ruraux pouvant aussi être capables de réunir tous les fonds.

Ingénierie : mettre en commun le savoir-faire

«Nous avons proposé à notre agglomération de mutualiser un poste de conseil en énergie partagée, mais n’avons pas de réponse depuis presque deux ans. » Symptomatique, ce témoignage recueilli par le Réseau pour la transition énergétique (Cler) dans son rapport sur les nouvelles solidarités urbain-rural publié fin 2018, invite à ne pas surestimer la capacité des collectivités locales à collaborer quand on parle d’économie d’énergie. Il illustre également l’attente de territoires ruraux qui ne savent pas par quel bout commencer quand ils veulent accompagner leurs administrés ou lancer leurs propres travaux de rénovation.

Les acteurs de plusieurs territoires peuvent témoigner du fait que le partage d’ingénierie fonctionne. En Gironde, l’Agence locale de l’énergie et du climat a été mutualisée pour la métropole et les communes du département. Et dans l’Aude, l’espace info-énergie du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée sert de porte d’entrée à la plateforme de rénovation énergétique portée par le Grand Narbonne.

Transport du quotidien

C’est sans doute en matière de transport que des synergies entre territoires voisins doivent d’abord être trouvées. D’un côté, l’érosion des petites lignes de train ou de car laisse les territoires ruraux dépourvus quand ils cherchent des solutions en vue de réduire leur consommation d’énergie. De l’autre, la mobilité pendulaire crée des problèmes de congestion à l’entrée des grandes villes. Poser ensemble le problème et se doter, dans l’idéal, d’un poste de chargé de mission travaillant pour les deux territoires est sans doute le meilleur moyen de comprendre les flux et de coordonner une offre de solutions alternatives à l’« autosolisme ».

Qu’il s’agisse de créer de nouveaux itinéraires cyclables, de développer le court-voiturage ou de construire des tiers-lieux pour des salariés qui n’ont peut-être pas besoin de se déplacer tous les jours. « Dans les villes, paradoxalement, on télétravaille davantage qu’à la campagne. On a besoin d’innovations sur le changement de comportement, sur les mobilités actives, sur l’amélioration de la logistique », rappelait Maxime Pasquier, ingénieur au service « transport et mobilité » de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), à l’occasion du salon Pollutec, à Lyon, fin novembre. Ce constat a poussé l’Ademe à organiser l’appel à projets « French Mobility – territoires d’expérimentation de nouvelles mobilités durables », dont la deuxième vague de lauréats doit être annoncée très prochainement. Pour des collectivités voisines et de profil différent, répondre ensemble à ce type de proposition n’est sans doute pas une mauvaise idée.

 

Une pelote à dérouler

S’asseoir autour d’une table pour évoquer un projet énergétique, c’est accepter de s’interroger plus globalement sur l’autonomie du territoire. Dans un contrat de réciprocité signé mi-2017, Toulouse métropole (37 communes, 763 000 hab.) et le pays portes de Gascogne (160 communes, 71 100 hab.) ont ainsi défini sept champs de collaboration, dont la transition écologique et la mobilité, mais aussi le développement économique et bien sûr l’agriculture. Difficile, plus globalement, de parler de bois sans évoquer la protection de la ressource forestière. Ou d’envisager le raccordement d’un réseau de chauffage à une unité de valorisation énergétique sans s’interroger sur la politique locale de gestion des déchets.

Là encore, partager des compétences est essentiel. La communauté d’agglomération du Grand Narbonne (37 communes, 127 000 hab.), qui a révisé sa charte sur les énergies renouvelables, s’est ainsi beaucoup appuyée sur le PNR de la Narbonnaise en Méditerranée (28 000 hab.) pour travailler sur le volet éolien. Les deux territoires se sont lancés très tôt et, afin de donner un coup de jeune aux installations, une réévaluation de leur impact paysager et de la pertinence des zonages a été nécessaire. Or, « c’est le parc qui a dans son équipe des compétences sur l’environnement », indique Isabelle Herpe, vice-présidente de l’interco, chargée de la transition écologique.

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