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Etat et collectivités

Grand débat : n’oubliez pas les métropoles

Publié le 23/01/2019 • Par Cédric Néau Romain Mazon • dans : France

Jean-Luc Moudenc (à droite), le président de France Urbaine, avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, le 23 janvier 2019.
Jean-Luc Moudenc (à droite), le président de France Urbaine, avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, le 23 janvier 2019. © Sacha Héron - France urbaine
Volontiers facilitatrice du grand débat national, France Urbaine, l’association des métropoles, grandes villes et intercos a rappelé lors de ses vœux 2019 qu’elle souhaite apporter ses contributions mais entend aussi que ses propositions ne tombent pas dans l’oreille d’un Etat sourd, comme c’est pour le moment le cas avec les contrats financiers.

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Comme à son habitude, France Urbaine prône le dialogue et la coconstruction. Même si l’association des grandes villes, métropoles et grandes intercommunalités ne veut pas endosser les habits « d’organisateur » du Grand débat national, elle assumera parfaitement son rôle de « facilitateur ».

« Ce débat est très positif et nous y apporterons nos contributions », promet Jean-Luc Moudenc, président de France Urbaine, lors des vœux de l’association mercredi 23 janvier à Paris. Le maire (LR) de Toulouse – ville où les Gilets jaunes sont particulièrement mobilisés – a inscrit sur son cahier «  de participation citoyenne » deux propositions financières.

La première ambitionne d’obtenir une part de la contribution climat-énergie dans les budgets des grandes collectivités « ce qui nous permettra de déployer toutes nos politiques de développement durable, pour peu que nous en ayons les moyens », revendique Jean-Luc Moudenc.

Un vieil appel qui semble cette fois entendu : hier, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy s’est dit prêt à entamer des négociations avec les associations d’élus sur l’affectation d’une part de la taxe carbone aux collectivités.

Améliorer les contrats financiers

Deuxième proposition : modifier le dispositif de la contractualisation financière. « Nous avons toujours été favorables au principe de la contractualisation, mais nous considérons, un an après sa mise en œuvre, que le processus est incomplet. Nous demandons donc d’y apporter des modifications », lance le président de l’association.

Rien n’est moins sûr : Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités locales, venue à la cérémonie des vœux « en amie », aux côtés d’Olivier Dussopt, le secrétaire d’Etat à la fonction publique, n’a vu de son côté que des satisfactions à ces contrats financiers, tels qu’ils sont : «première conclusion de cette année contractualisée, les collectivités signataires sont de bonnes gestionnaires, avec des hausses de dépenses largement inférieures à 1,2 % », s’est-elle félicitée.

Il ne sera donc pas facile de changer une formule gagnante pour le gouvernement. France Urbaine s’y attèle pourtant depuis des mois, avec, sans surprise, « le sentiment de ne pas être écouté ». En sera-t-il différemment en 2019 ?

Revoir la péréquation

Pour Jean-Luc Moudenc, il s’agit également de revoir les mécanismes de péréquation. Cette revendication est largement partagée, y compris par les trois associations d’élus réunis sous la bannière des Territoires unis.

« Pour réduire la fracture territoriale, il faut inventer une nouvelle méthode de coopération entre les territoires urbains et ruraux car nous voyons aujourd’hui que les dispositifs de péréquation n’ont pas marché », regrette Jean-Luc Moudenc.

Enfin, sur le chapitre financier, il espère une ouverture rapide du débat sur la réforme de la fiscalité locale. France urbaine souhaite que « la crise actuelle ne diffère pas trop les échéances de cette réforme qu’il faut faire avant les élections municipales, dans 14 mois », assure-t-il.

La complainte des métropoles

Mais le maire de Toulouse manifeste aussi quelques craintes quant à la tournure que prennent les événements, dans le cadre du Grand débat. S’il se félicite des échanges « sans filtre » entre le président de la République et les maires, comme ce fut le cas à Souillac le 18 janvier, il alerte : « quand on réunit tous les maires, forcément, 99 % d’entre eux sont des maires ruraux et celles et ceux qui représentent les grandes villes, les grands centres urbains, se sentent un peu côté ».

« 75 % des Français vivent dans les villes, fait-il valoir, et il faudra bien que leurs besoins soient pris en compte, au même titre que ceux des espaces ruraux ».

Jean-Luc Moudenc s’inquiète parce que, à l’écoute du débat de Souillac, il a « entendu des affirmations sur les grandes villes, les métropoles, qui relevaient plus de la confrontation que de la coopération ».

Ces « caricatures » ne sont pas acceptables, insiste l’élu : en substance, les métropoles ne sont pas les seules gagnantes de la mondialisation, un espace de vie idyllique, tandis que le monde rural souffrirait. Au contraire argumente-t-il, « les villes cumulent, elles aussi, des difficultés  très lourdes : le taux de pauvreté est de 20 % en moyenne, et plus important que dans la périphérie ou la ruralité ».

Inventer de nouvelles coopérations

Idem pour les problèmes de sécurité, et d’intégration, qui se concentreraient dans les villes, comme l’accueil des migrants et l’hébergement d’urgence, et plus largement les questions relatives au logement, devenu difficile pour une partie de la population, contrainte de quitter les villes.

« Même la désertification médicale touche aujourd’hui les villes, et pas seulement dans le monde rural. Gardons-nous d’une vision binaire, et tenons bien compte des difficultés des uns et des autres », plaide Jean-Luc Moudenc, afin d’éviter « d’exacerber un antagonisme villes-campagnes, qui aboutirait à  des décisions qui pourraient brider le dynamisme des métropoles ».

Cependant, il concède un manquement des métropoles, depuis de nombreuses années : « nous n’avons pas assez travaillé la relation avec notre environnement péri urbain et rural. Nous devons nous poser la question de la réduction de la fracture territoriale. Des logiques nouvelles de coopération doivent maintenant être inventées, entre le rural et l’urbain ».

Né dans le monde rural et péri urbain, le mouvement des Gilets jaunes aura peut-être eu la vertu de retisser les liens entre les territoires.

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